De quand date la première montre-bracelet? Une thèse de doctorat ne suffirait à donner une réponse définitive puisqu’il faudrait d’abord trancher le sémantique débat entre bracelet-montre et montre-bracelet... Tout au plus, rappellerons-nous ici, que c’est vers la fin du XVIe siècle, grâce à la création de montres suffisamment minuscules, que certaines purent être «montées» sur des bracelets et que l’une d’elles fut ainsi offerte par le comte de Leicester (Robert Dudley) à la reine Elisabeth 1re, dont il fut l’un des favoris. Il faudra ensuite attendre plus de trois cents ans pour que la montre-bracelet s’impose définitivement aux poignets des hommes et des femmes et devienne le cœur de la production industrielle horlogère. Trois siècles: c’est long. Cela permet surtout, force du marketing horloger, à de nombreuses maisons de pouvoir exploiter le filon de la «première montre-bracelet». Parmi celles qui ont brillamment réussi l’exercice, il y a, sans surprise, la maison Breguet, elle qui porte le nom d’un horloger de génie, Abraham-Louis Breguet (1747-1823), l’un des pères de l’horlogerie moderne. C’est pour commémorer deux dates clés de son histoire (1812 et 2002) que la marque a convié nombre d’invités le week-end dernier sur l’île de Capri. A savoir, d’une part, le bicentenaire de la première montre-bracelet qu’Abraham-Louis Breguet réalisa pour Caroline Bonaparte, soeur de l’Empereur, épouse Murat, mais surtout reine de Naples et grande collectionneuse de montres. Et, d’autre part, les 10 ans de la collection qui porte son nom – Reine de Naples – et désormais considérée comme une icône de la haute horlogerie féminine avec sa forme ovoïde, sa couronne briolette à 4h, ses attaches originales mais surtout grâce à ses nombreuses et toujours très élégantes déclinaisons horlogères ou joaillières. |









