UDC
Luzi Stamm: le charme écarté
A l’Albisgüetli, l’ami des Romands, candidat à la fonction de chef de groupe, semblait défait avant l’heure.
Dans un coin de salle, en bout de table, c’est là que se cachait Luzi Stamm vendredi dernier à l’Albisgüetli. Alors que les 1500 sympathisants de l’UDC souriaient béatement aux witz de Christoph Blocher sur scène, le visage du conseiller national restait de marbre. Comme ses mains, immobiles au lieu d’applaudir. A vingt-quatre heures de l’élection du chef du groupe parlementaire, l’Argovien – battu par Adrian Amstutz – semblait déjà étranger à son parti.
C’est une occasion manquée pour l’UDC. Car en Luzi Stamm, elle aurait trouvé un ambassadeur attachant, franc et convaincant, notamment par rapport au «triple B» ( Blocher, Brunner, Baader): «Notre parti est mené par un cercle trop restreint. Certains se sentent coupés, comme les Romands, qui découvrent dans la presse les informations importantes.» Ce genre d’aveux n’a pas dû aider sa candidature. L’égérie Natalie Rickli nous a concédé sa préférence pour Amstutz, «meilleur pour l’unité du parti. La critique ne doit pas être publique.»
Luzi Stamm n’est pourtant pas une eau tiède. De sa voix envoûtante, il se définit comme «un hardliner, plus dur que Blocher sur la migration, politiquement semblable à Amstutz». Sa différence, hormis ses envoûtants yeux bleus? «Je ne suis pas dur avec les individus.» Visiblement, cela ne paie pas à l’UDC.
| Dossier 'Partis politiques' | | |
Tags: UDC, Luzi Stamm, Albisgüetli,
|
|