Seule une toute petite partie des documents en possession de l’équipe d’Assange a été publiée. Chaque jour, les sites qui relaient cette source apportent de nouvelles dépêches. Et cela continuera… Patience, donc.
LA BATAILLE DE L’INFORMATION SEMBLE PEU INTÉRESSER LES DIPLOMATES, ACCAPARÉS PAR LES POTINS DE SALON
Cependant jamais un tel pan de la diplomatie internationale n’a ainsi été mis au jour. Du gâteau pour les chercheurs, pour les journalistes qui ont encore le goût de jeter un regard au-delà des vérités officielles (1).
TOUTES LES AMBASSADES SONT INVITÉES À REPÉRER ET À DÉNONCER LES ENTREPRISES QUI COMMERCENT ENCORE AVEC L’IRAN.
Mais gare à la manipulation! entend-on de toutes parts. Pour qui roule Julian Assange? Ces derniers jours, les rumeurs se sont échauffées sur la Toile. Les amateurs de complots sont servis. Ils échafaudent des scénarios dans tous les sens. Rappel…
Assange se serait mis au service d'Israël. Parce que l’Etat hébreu s’en sort plutôt bien, de l’avis même de son premier ministre. Il se confirme que sa fixation sur l’Iran est partagée par plusieurs pays arabes sunnites qui auraient demandé aux Etats-Unis de «couper la tête du serpent».
Le ministre turc de l’Intérieur, Besir Atalay, semble accréditer cette thèse. «Il faut analyser pourquoi cela s’est produit, qui l’a fait et pourquoi, qui en a tiré profit et qui en a été la victime», a-t-il déclaré en visant Israël à mots couverts. Des fouineurs de tout poil prétendent, sans preuves probantes, découvrir des liens entre l’Australien et les services secrets israéliens.
Irrité par ces accusations, le justicier autoproclamé promet cependant de nouvelles révélations peu glorieuses sur la guerre du Liban, sur l’attaque de Gaza et sur l’assassinat à Dubai d’un chef du Hamas.
Assange serait au contraire l'allié des islamistes. C’est ce qu’affirment ses détracteurs américains les plus virulents, en particulier sur Fox News qui l’accuse de «terrorisme». Moins connu: le site Bakchich rappelle que, le 4 novembre, le patron de Wikileaks a été invité à Genève par une ONG, l’«Institut pour la paix, la justice et les droits de l’homme», animé par deux Iraniens, Mousavi Seyed Raed Seyed Mohsen, Bassirzadeh Esmaeil Gholamreza et un Tunisien, naturalisé Suisse, l’avocat Ridha Ajmi, ancien membre du parti islamiste Hezb Ennahda.
Les internautes qui prêtent plutôt de telles affinités à Assange insistent sur le fait que Wikileaks a publié une note très critique de l’ambassadeur US en Israël sur l’utilisation de ce pays par des réseaux mafieux internationaux.
Autre hypothèses: Assange aurait pu être manipulé... par les Etats-Unis eux-mêmes. Le fait est, qu’en dépit des apparences, l’image que donne la diplomatie américaine n’est pas mauvaise. Ses représentants font un travail sérieux, ils mettent l’accent sur les dérives antidémocratiques et criminelles, bref, ils ont des principes. Même si, comme il est d’usage depuis toujours, ils tiennent un double langage, poli face à leurs interlocuteurs, mais sans fard dans leurs communications internes. De ce flot d’informations émergent des signaux rassurants.
Non, les Etats-Unis ne sont pas des va-t-en-guerre face à l’Iran, ce sont les pays arabes et Israël qui brûlent de l’attaquer. Non, les Etats-Unis ne veulent pas enflammer les voisinages de la Russie: ils ont tenté de calmer le bouillant président de la Géorgie. Non, les Etats-Unis ne sont pas isolés en Asie dans leur détestation de la Corée du Nord, la Chine elle-même s’en détourne.
L’historien suisse Antoine Fleury va jusqu’à déclarer au Temps, lourd de sous-entendus: «Je veux croire que cette fuite est involontaire. Bien souvent les fuites sont orchestrées par les gouvernements, afin de faire passer des messages…»
Et si, tout simplement, Assange agissait en solo? En 2006 déjà, les stratèges américains définissaient le profil de l’«individu surpuissant»: «Capable de provoquer de façon autonome une série d’événements en cascade: la perturbation d’un système, son arrêt complet, ou encore l’abolition de règles en vigueur à l’échelle mondiale.
L’individu surpuissant se caractérise par une compréhension du fonctionnement et de la connectivité d’un système complexe; l’accès à une plateforme de réseaux sensibles; la détention d’une force qui pourrait se retourner contre la structure ou le système; et enfin la volonté d’en faire usage.» (2) La définition colle parfaitement au fondateur de Wikileaks.
Hors des appareils d’Etat qui tirent les ficelles de l’histoire, des personnalités isolées, peu portées par l’idéologie, vaguement marquées par des principes personnels, peuvent faire irruption dans le vacarme des nations. Avec peu d’argent, peu ou pas d’alliés, peu ou pas de pouvoir, sinon celui qu’elles se donnent.
Chacun jugera. Mais au-delà des conjectures sur ce qui est «bien» ou «mal», sur les puissances occultes qui ont téléguidé ou pas les garnements, qu’apprend-on?
D’abord que le tableau ainsi dressé comporte de béantes et révélatrices lacunes. Les prochaines révélations les combleront- elles? Pas sûr.
L’économie est curieusement absente. Peu de chose sur la situation financière des Etats. Des tonnes de rapports échappent sans doute aux curieux.
Les services secrets ont bien camouflé leur travail. Les agissements de la CIA n’apparaissent pas, sinon lorsqu’elle recourt aux services des diplomates. On serait pourtant curieux de connaître sa stratégie, notamment en ce qui concerne les «cyberguerres»… Les enjeux géopolitiques sont peu évoqués. Les ambassades US, comme partout, sont fixées sur les détails et laissent à d’autres l’analyse générale.
Elles suivent les priorités posées à Washington: étendre l’influence américaine en soutenant des partenaires acquis à leurs thèses; suivre de près la bataille mondiale autour des ressources pétrolières; traquer toutes les pistes du «terrorisme international». En revanche, le bouleversement des rapports de force paraît peu pris en compte.
La Chine est suivie à la trace dans sa conquête des ressources naturelles, mais ses réseaux politiques discrètement tissés autour du monde retiennent peu l’attention. Comme si l’Amérique du Sud ne constituait pas un pôle nouveau autour du Brésil, bien décidé à ne plus jouer, comme longtemps, dans l’arrière-cour des Etats-Unis.
Comme si l’Afrique n’avait pas commencé à unir ses efforts de cas en cas (on le voit aujourd’hui en Côte d’Ivoire). Comme si l’Union européenne n’existait pas. On ne connaît que trop ses faiblesses, ses divisions: sa diplomatie commune naissante n’a pas dit son dernier mot. Négliger son poids est aussi aberrant que le surévaluer. L’approche pays par pays éclipse des phénomènes nouveaux, souvent tâtonnants, qui changent pourtant la donne internationale.
La bataille de l’information semble peu intéresser les diplomates, accaparés par les potins de salon. Négligent-ils de suivre et d’analyser les réseaux sociaux, les nouvelles chaînes internationales de télévision (russes, chinoises, sud-américaines…) qui jouent pourtant un rôle politique évident? La bombe de Wikileaks les réveillera sans doute.
Reste que la plongée dans cette marée d’informations est piquante. Survol aléatoire.
La diplomatie américaine. Le contraire eût été surprenant: elle fonctionne de façon très professionnelle, elle rapporte à Washington les moindres commérages de cocktail, elle repère vite où la chatte locale a mal aux pieds. Il apparaît aussi que les diplomates et les espions de la CIA travaillent la main dans la main: seuls les naïfs s’en étonnent.
Mais pour les ambassadeurs de la vieille école, c’est un choc. Ils ne sont pas habitués à ce qu’on leur demande des données personnelles, jusqu’à l’ADN de leurs collègues siégeant à la tête des Nations unies!
Le tableau qui apparaît en filigrane de ces télégrammes est néanmoins trompeur: les informations ont manifestement été triées à un niveau ou un autre. Ou alors elles émergeront ultérieurement. On ne voit révélé aucun plan secret de déstabilisation, dont les Etats-Unis ont pourtant usé tant de fois en virtuoses, en Amérique latine, en Europe, en Afrique, dans le but d’aider à la prise de pouvoir d’«amis» au détriment d’acteurs moins bien vus.
Il serait étonnant que ces pratiques aient disparu. Pas grand-chose non plus, pour autant que l’on puisse en juger en l’état actuel des révélations, sur les tactiques efficaces employées pour se faire des amis influençables dans les élites économiques, politiques et médiatiques, notamment en Europe centrale et de l’Est.
La tonalité générale des notes confirme par ailleurs un constat de plus en plus évident: la perte d’influence. Plusieurs diplomates, en Amérique du Sud, en Asie, et même en Europe, se plaignent sans cesse de la difficulté qu’ils éprouvent à faire passer leurs idées, à marquer le cours politique de leurs hôtes. Une façon sans doute de rappeler à la centrale combien leur tâche est difficile.
Mais le fait est que malgré tous leurs efforts, les Etats-Unis ne sont pas parvenus à amener les voisins du Venezuela à isoler l’embarrassant Hugo Chávez. Pas réussi non plus à résister au retour de la Russie dans le jeu des républiques voisines, de l’Ukraine à l’Asie centrale. Pas freiné enfin l’avance spectaculaire de la présence chinoise en Afrique.
L'Afghanistan. C’est là qu’éclate le plus crûment le double langage du gouvernement américain et de ses alliés dans la guerre. Les discours officiels promettent sinon le succès, du moins la perspective d’un dégagement possible des armées occidentales grâce au renforcement du pouvoir de Kaboul.
Les notes diplomatiques affirment au contraire que le régime de Karzaï est corrompu, faible, incapable de tenir tête aux talibans. La comparaison s’impose avec la guerre du Vietnam où les Américains feignirent jusqu’au dernier moment de croire à la capacité de résistance du gouvernement de Saigon… avant l’effondrement. Les soldats qui exposent leur vie apprécieront.
L'Iran. Le vœu de l’Arabie saoudite de voir l’Iran attaqué a été largement commenté. On a moins relevé les détails fournis sur les préparatifs d’une offensive israélienne: elle serait menée avec un bombardement des sites nucléaires iraniens au moyen d’engins sophistiqués, guidés par laser (pénétrateurs BLU-113, BLU-109 et GBU-109).
Les Américains disent s’y opposer et préconisent, pour faire plier le «Hitler» de Téhéran, un isolement total. Pas seulement économique. Ils participeraient aux harcèlements informatiques des centres de recherche iraniens. Toutes les ambassades sont invitées à repérer et à dénoncer les entreprises qui commercent encore avec l’Iran.
Les stratèges israéliens ne croient pas au succès de cette politique et se préparent à une offensive pour leur propre compte. Détail: ils tentent de convaincre la Russie de les laisser agir en lui laissant miroiter la livraison de drones très recherchés.
La Géorgie. Là encore, confirmation de ce que les experts présumaient. Engagé plus encore que les Etats-Unis, Israël soutient puissamment ce pays avec des livraisons d’armes sophistiquées et la présence de conseillers. L’ambassadeur américain à Tbilissi dit avoir tenté, peu avant l’offensive, de dissuader Mikheil Saakachvili d’attaquer l’Ossétie du Sud.
Celui-ci, après sa défaite et l’avancée russe jusqu’aux portes de sa capitale, exprime «sa profonde déception devant le manque de soutien des USA et de l’Occident». Anecdote piquante: le président vaincu demanda aux diplomates américains de faire en sorte qu’«au moins les pays latinoaméricains ne reconnaissent pas l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud». Il s’entendit répondre que là aussi, les Etats-Unis ne sont pas tout-puissants.
La Chine. Deux informations à retenir. Des experts directement liés au Bureau du parti communiste chinois auraient mené l’offensive informatique sur Google (violant la messagerie «Gmail» d’opposants au régime) et des sites sensibles des Etats-Unis et d’autres pays. Les diplomates américains en Afrique ont par ailleurs relevé que les entreprises chinoises connaîtraient des difficultés avec leurs propres ouvriers, mécontents de leurs salaires et de leurs conditions de travail.
L'Asie centrale. Bien loin des discours lénifiants que tiennent les dirigeants russes et américains à chaque rencontre, les deux puissances se livrent une bataille d’influence sans merci dans les républiques qui bordent au nord l’Iran et l’Afghanistan. Cherchant toutes deux le contrôle des ressources pétrolières et des voies de communication qui permettent notamment l’acheminement des armes américaines. Intéressant: les Américains vont jusqu’à chercher l’appui… des Chinois, également actifs dans la région.
Ainsi, l’ambassadeur Richard E. Hoagland dans la capitale du Kazakhstan dîna avec son collègue chinois qui lui déclara que «Moscou est convaincu de devoir contrôler l’Asie centrale». Avant d’ajouter: «C’est leur vision. Personnellement, je vois cela différemment…»
Les diplomates courtisent les dictateurs de ces pays et ne s’attardent pas, à la différence d’autres, sur la corruption massive qui les caractérise. Le marchandage y est serré, d’autant plus que les despotes jouent sur plusieurs tableaux. Qu’ils n’exagèrent pas cependant… «Les Tadjiks, écrit l’ambassade US à Douchambé, ont des idées irréalistes sur ce que nous pouvons leur offrir. Surtout des grands projets d’infrastructures, notamment des centrales énergétiques, un tunnel vers le Pakistan, un pont vers nulle part…»
La Turquie. Ce pays officiellement allié des Etats-Unis, membre de l’OTAN, est peut-être le plus maltraité. Ses relations avec Israël sont devenues exécrables. Elles ne se portent guère mieux avec Washington. Le premier ministre Recep Erdogan est décrit comme un «islamiste ignorant», porté sur des visions audacieuses de grande puissance.
Le régime turc serait corrompu, népotique, bref, détestable. Des fonctionnaires et des militaires ont manifestement défilé à l’ambassade américaine pour s’y plaindre de l’autoritarisme de l’homme fort du moment, dépeint comme un «workaholic perfectionniste», pourvu d’un instinct de «combattant de rue».
Là aussi, double langage. Le président Obama ne manque pas une occasion d’inciter les Européens à admettre la Turquie dans l’Union. Mais ses diplomates doutent de sa capacité à s’y intégrer un jour. Ils perçoivent une ambition islamiste de renouer avec l’influence ottomane dans les Balkans, le Caucase et le Proche-Orient. Jusqu’à l’Andalousie qui, selon des membres du parti au pouvoir, devrait revenir à l’islam, dans une vaste revanche après la défaite turque… de 1683 à Vienne!
Ce bavardage va au-delà de l’anecdote: les Américains commencent à prendre acte d’un fait historique, l’éloignement de la Turquie qui entend désormais suivre sa voie propre.
La Bulgarie. Là, ce sont les discours rassurants de la Commission européenne qui en prennent un coup. Celle-ci veut croire que, en Bulgarie, des progrès sont notables dans la lutte contre la corruption et le crime organisé, même si beaucoup reste à faire… Les notes américaines sont en revanche accablantes. Le gouvernement de Sofia traîne les pieds, couvre des mafieux, dupe l’Union européenne. Les clubs de football recyclent l’argent sale et offrent une vitrine respectable à de riches voyous.
L'Amérique du Sud. Rien ne semble avoir changé, depuis l’arrivée d’Obama, dans l’approche du sous-continent. Les diplomates américains s’ancrent dans le manichéisme. Il y a les «bons» (la Colombie, le Chili, le Pérou), les suspects (le Brésil, l’Argentine) et les «méchants» (le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur).
On trouve dans leurs notes toutes sortes d’accusations, lancées avec une apparente légèreté sur les ramifications prêtées aux régimes de gauche avec le «terrorisme international». Détail non sans intérêt: le président brésilien Lula est plutôt bien vu, désigné comme un «pragmatique» qui connaîtrait mal la scène internationale. Alors que le ministre des Affaires étrangères Celso Amorim et ses proches sont considérés comme «idéologisés» et «antiaméricains».
De quoi faire sourire les Brésiliens, sûrs que le vrai tireur des ficelles mondiales n’est autre que Lula lui-même. Le Département d’Etat a de la mémoire: il affiche sa méfiance face aux dirigeants qui, dans les années 70, ont combattu les dictatures militaires. Les consulats américains hésitent encore à leur accorder des visas…
Pas sûr que la nouvelle présidente, l’ex-guérilléra Dilma Rousseff ait bonne cote à Washington. Quant à son illustre prédécesseur, à peine a-t-il quitté le pouvoir qu’il déclare: «Il est temps que l’administration des Etats-Unis révise sa vision impérialiste.» Petit jeu: imaginez la note qu’enverra à ce sujet l’ambassade à Brasilia… L’éclairage ainsi jeté sur les priorités états-uniennes a ce mérite: s’il est loin de tout illuminer, il aide à mieux déchiffrer l’actualité.
1 http://cablesearch.org/
2 «The super empowered individual», 28 octobre 2006, http://zenpundit.blogspot.com

Vue par l'Ambassadeur Américain
Une Suisse qui aime les médiation
Pour l’heure, le site Wikileaks n’a publié qu’un seul câble émanant de l’ambassade américaine à Berne. S’exprimant en août 2008 en amont d’une visite de Hillary Clinton à Zurich, l’ambassadeur Donald S. Beyer estimait que Micheline Calmy-Rey «surfe sur une vague de succès diplomatiques». Il citait l’accord sur UBS et les pourparlers sur l’Iran prévus à Genève en octobre.
Mais l’ambassadeur relevait également, non sans une pointe d’ironie, que «l’activisme» de la ministre des Affaires étrangères «n’est pas unanimement apprécié par toutes les composantes du spectre politique». Et de rappeler que la Suisse est un pays dont les opinions sont «influencées par une tradition de neutralité vieille de plusieurs siècles».
Les initiatives de médiation recueillent en général le soutien du public, pas celles qui revêtent un caractère plus partisan ou sécuritaire, comme «le soutien tapageur de Calmy-Rey à l’indépendance du Kosovo ou sa tentative – avortée – d’obtenir un mandat parlementaire pour que la Suisse participe à l’opération antipirates Atalante». En revanche, «l’opinion publique suisse soutient l’extradition de Roman Polanski vers les Etats-Unis», croyait savoir l’ambassadeur.
Mais le principal défi auquel la Confédération doit faire face à l’été 2009 est la crise libyenne, poursuivait le chargé d’affaires, surtout après «la visite infortunée de Merz à Tripoli, lors de laquelle il s’est excusé pour ce qui était de toute évidence une action policière justifiée».
Micheline Calmy-Rey «nous a demandé de l’aider» et «je crois fermement qu’il est dans notre intérêt de le faire, surtout au vu des efforts déployés par la Suisse pour assister nos citoyens en Iran». Elle est intervenue dans le cas des trois randonneurs américains arrêtés en juillet 2009 et a contribué à la libération de la journaliste Roxana Saberi, dit le câble.
Enfin, Donald S. Beyer précise que Micheline Calmy-Rey «s’est montrée très active» pour obtenir l’accueil en Suisse de plusieurs ex-détenus de Guantánamo, même si cette idée «n’est pas du tout populaire dans l’opinion». Il encourage Hillary Clinton à aborder le sujet lors de sa visite.
Tags: Wikileaks, Julian Assange,
|