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Le Bernois s’étonne également de l’attitude de Christian Constantin dans cette affaire. «Le fait qu’un joueur qui gagne 300 000 francs par année roule en Porsche Cayenne n’est pas surprenant pour moi, relève Breiter. Si les joueurs de foot ne s’affichent plus en grosse voiture, qui le fera? Allez voir sur les parkings des terrains d’entraînement de Super League. Il n’y a que des Porsches et des Mercedes, à moins qu’une autre marque de voiture soit partenaire du club. On peut se demander pour chaque carton rouge s’il y a de l’argent sale qui circule derrière, mais il faut aussi avoir une réserve, insiste-t-il. Je ne veux pas juger les affirmations de monsieur Constantin. Il est sûr cependant qu’un joueur comme Serey Die aura désormais une étiquette de tricheur, même s’il n’a rien fait. C’est comme pour les affaires d’abus sexuel.»
Mises anormales. A Londres, d’où est parti le présumé coup de fil accusateur, l’affaire n’a pas échappé à Renaud Lasselin, le fondateur de SportyTrader, leader européen du conseil en paris sportifs. «Nous suivons quotidiennement l’évolution de ce cas, les montants pariés sur ce match ont été effectivement supérieurs aux montants habituels. C’est un élément suffisant pour commencer une investigation, à savoir un revisionnage du match et un interrogatoire des différents acteurs et notamment de Geoffrey Serey Die», estime Lasselin.
Le spécialiste des paris précise que le championnat suisse, comme les championnats nationaux de moindre envergure, ne voient en général que circuler de petites sommes chez les bookmakers officiels (700 euros chez Betfair pour la victoire finale de cette saison en Super League ). En revanche, ils attirent les marchés noirs où des dizaines de milliers d’euros peuvent être pariés en une seule fois.
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