Ce sont deux brèves, tombées à quelques jours d’intervalle. A Zurich, le quotidien 20 Minuten annonce l’ouverture d’un bureau en Chine. A Epinal, un locataire poignarde l’intendant de son immeuble.
L’HISTOIRE EST TROP BELLE POUR NE PAS LA PARTAGER.
La première info n’a guère eu d’écho. La seconde, par contre, a fait le tour de la Toile francophone. Normal, puisque l’agresseur est Denis Gainsbourg, sosie de l’auteur de Je t’aime moi non plus, et sa victime Johnny Vegas, sosie de l’interprète de Que je t’aime. Gainsbarre tentant de tuer Johnny, l’histoire est trop belle pour ne pas la partager.
Sauf qu’après plusieurs jours d’articles ironiques, Johnny Vegas se rebiffe. Non, ce n’est pas lui le blessé des Vosges, mais un autre sosie, un certain Michel. Depuis, Vegas se démène pour laver son nom et son image, façon «Quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule?» L’imitateur donne près de 100 concerts par année et emploie une douzaine de collaborateurs. Si tout le monde le croit entre la vie et la mort, sûr que sa petite entreprise risque de connaître la crise.
Quel rapport entre la méprise des sosies et l’expansion asiatique de 20 Minuten? En s’installant en Chine, le quotidien alémanique ne veut pas traiter l’actualité locale. Mais nourrir à moindre frais son site web, envoyant ses collaborateurs trier la news suisse de jour à Hong Kong, pour la publier dans la nuit helvétique. Vu la distance entre l’info mise en ligne et le journaliste qui la rédige, il pourrait bien y avoir d’autres méprises de la sorte.
|