L'Hebdo;
2004-01-15 Metin Arditi
Metin Arditi s'est mué en Armand Hugues dans Victoria-Hall, un roman à clé qui paraît chez Pauvert. Où l'on voit ledit Armand Hugues perdre son flegme protestant à cause d'une soprano pragoise volcanique et d'un fameux concours de chant genevois poussiéreux qu'il décide courageusement de moderniser. Une plongée ludique et attachante dans la Genève des banquiers mélomanes et collectionneurs de choses culturelles rares et chères. Et l'occasion pour le président de la fondation de l'OSR, mécène, financier et promoteur, de porter sur sa ville un regard averti: «C'est simple: le succès mène à l'orgueil, et l'orgueil mène à la ruine. S'il y a un danger qu'on a compris à Genève, c'est celui-là. On lui répond par la culpabilité. C'est la douche froide qui nous sauve!» Armand apprend le plaisir et l'histoire d'amour finit bien, ce qui est logique de la part de l'auteur du précédent Nietzsche ou l'insaisissable consolation. | IF
ADOLPHE RIBORDY L'ancien député radical valaisan Adolphe Ribordy, 60 ans, proche de Pascal Couchepin, a été engagé par le groupe de presse Hersant comme journaliste et éditorialiste pour La Côte, L'Express et L'Impartial, les trois titres romands en mains françaises. Engagé à 60%, il continuera de diriger l'hebdomadaire radical Le Confédéré et la radio privée Rhône FM. Par ailleurs, ce qui n'est pas la moindre de ses fiertés, il aura l'occasion de signer quelques papiers dans le Figaro. Il a déjà envoyé un entretien exclusif avec Pascal Couchepin. C'est dire si c'est un bon début. | EF
SILVIA ARBER a su, comme on le dirait des rejetons de comédiens ou de chanteurs célèbres, se faire un prénom. Fille de Werner Arber, biologiste moléculaire et Prix Nobel de médecine en 1978, Silvia s'est passionnée très jeune pour la science. Mais la professeur assistante au Biozentrum de l'Université de Bâle a opté pour la neurobiologie, une discipline encore jeune et qui la «fascinait». Bien lui en a pris. Ses recherches sur la formation des circuits neuronaux de la moelle épinière lui ont valu, à 35 ans, l'une des distinctions scientifiques les plus importantes de ce pays. Le 15 janvier, elle devait recevoir le Prix Latsis 2003, décerné à un jeune chercheur par le Fonds national suisse de la recherche scientifique et doté de 100 000 francs. Un marchepied vers le Nobel? La question suscite chez elle un grand éclat de rire: «On ne peut jamais savoir, c'est toujours une question de chance.» | EG
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