INTERVIEWS
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > INTERVIEWS >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Michel Onfray: «Le freudisme est une immense hallucination collective»

Par Michel Audétat - Mis en ligne le 14.04.2010 à 16:53

Avec «Le crépuscule d’une idole», le philosophe veut mettre en pièces le père de la psychanalyse qu’il présente comme le fondateur d’une religion moderne. Entretien.

Amateurs de nuances, passez votre chemin: la «psychobiographie» que Michel Onfray consacre à Freud est un vrai chantier de démolition. La haute figure paternelle de la psychanalyse est ici mise en pièces, pulvérisée. Freud serait un émancipateur de pacotille. Un conservateur obscurantiste qu’on aurait faussement présenté comme un homme des Lumières. Un faussaire qui prétendait fonder une science, mais qui a inventé une nouvelle religion asservissante. Un penseur dont l’œuvre, en définitive, ne serait rien d’autre que la mise en forme de ses désirs, de ses fantasmes, de ses névroses personnelles. On notera que cette thèse n’est pas de première fraîcheur: «La prétendue analyse scientifique de l’homme que Freud croyait avoir entreprise est à peine plus qu’un essai autobiographique», écrivait déjà le psychologue britannique Hans J. Eysenck dans un ouvrage de 1985.

«Le crépuscule d’une idole» se présente comme une lecture nietzschéenne de Freud. Qu’entendez-vous par là?

Dans la préface au Gai savoir, Nietzsche nous dit qu’il n’y a pas de philosophie sans philosophe, et pas de philosophe sans l’autobiographie qui l’accompagne. J’essaie donc de montrer que la grande aventure psychanalytique a d’abord été une grande aventure autobiographique pour Freud. Je n’imaginais pas, en commençant de travailler sur lui, que je découvrirais ce que j’ai découvert: Freud et le freudisme me sont apparus comme une immense hallucination collective.

Vous avez été vous-même la victime de cette hallucination?

Oui, j’ai moi-même succombé à la légende freudienne, mais assez vaguement. J’avais étudié Freud quand j’étais élève en terminale, puis à l’université. Et je lui ai moi-même consacré des cours au lycée parce qu’il était inscrit au programme. Mais là, après avoir lu 6000 pages de Freud et autant sur Freud, j’ai découvert tout ce que cette œuvre contient comme approximations, mensonges et affabulations. J’ai donc travaillé comme je l’avais fait pour mon Traité d’athéologie. En déconstruisant les mythes et les fictions. En montrant où fonctionne la croyance plutôt que l’intelligence.



Page 1/3 Page suivante »

 




Tags: Sigmund Freud, Michel Onfray, psychanalyse, philosophie,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page

Réaction de Malaguarnera
le 24.06.2010 à 18:16
J'annonce la parution aux éditions ILV-Edition de mon ouvrage en...
 
Réaction de slimnature
le 22.04.2010 à 11:07
Il me semble que Onfray s'est octroyé une renommée de...
 
Réaction de B.Jeanneret, Meyrin
le 21.04.2010 à 21:52
Si l'on veut se grandir a bon compte, une methode...
 



Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.



INTERVIEWS
 Daniel Burki: «Cette provocation n'a aucun sens»
Avant de jeter une Kaaba dans la mare, il était jusqu’à ces dernières semaines un président heureux. A la tête...