L’adaptation au grand écran du deuxième volet de la trilogie de Stieg Larsson tient ses promesses. Et offre une alternative aux polars pop-corn made in USA.
THRILLER Il y a un an, on ne donnait pas cher de la peau de Daniel Alfredson, réalisateur suédois choisi pour adapter au cinéma Millenium, la trilogie à succès de Stieg Larsson. Grâce à une mise en scène sachant distiller ses effets et à deux acteurs parfaits (Michael Nyqvist et Noomi Rapace), il a pourtant réussi à convaincre, lecteurs et spectateurs. Jusqu’à gagner le droit de poursuivre son travail d’adaptation au grand écran.
Deuxième chapitre des aventures de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette reprend les mêmes ingrédients: une ambiance sombre et feutrée à la fois, un scénario rythmé et une violence aussi réaliste que difficilement soutenable.
De retour aux commandes de la revue Millenium, Mikael Blomkvist donne sa chance à un jeune journaliste enquêtant sur un réseau de prostitution. Mais ce dernier est assassiné, peu avant la publication de son article. Et l’arme du crime porte les empreintes de Lisbeth Salander. C’est le point de départ d’une double enquête à distance, pour innocenter la jeune femme et démasquer les vrais coupables.
Plongeant dans le passé de Salander et de la démocratie suédoise, ce deuxième épisode tient en haleine, sans abuser des rebondissements. Epuré et vraisemblable, ce thriller glacé se démarque des productions hollywoodiennes à spectacle. Et ne souffre finalement que d’un réel défaut: il faudra attendre près de deux mois pour découvrir le troisième et dernier volet sur les écrans romands.
CHRISTOPHE SCHENK