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Par Yves Steiner - Mis en ligne le 01.09.2010 à 11:20 |
A son départ de la présidence de la Banque nationale suisse (BNS) l’an passé, Jean-Pierre Roth jurait qu’il ne piperait mot sur ses années zurichoises, ainsi que sur ses choix. Une réserve dont Ulrich Kohli, l’ex-économiste en chef de la BNS, n’a pas fait preuve dans la presse alémanique. Parti à la retraite en même temps que le Valaisan, le Vaudois n’a pas hésité à critiquer la politique menée par son ex-employeur. Entre 2009 et 2010, les interventions de la BNS pour contenir l’appréciation du franc ont été inutiles. Pire, avec ces «interventions massives auxquelles la BNS a procédé jusqu’à la fin juin, elle n’a fait qu’alimenter la spéculation». Pour combien? Près de 10 milliards, selon l’économiste retraité. Autrefois présenté par la presse comme un candidat au directoire de la BNS, Ulrich Kohli, professeur honoraire à l’Université de Genève, n’a pas été appelé à exercer pareilles fonctions. Reste sa critique de fond: malgré les coûteuses actions de la BNS, le franc n’a cessé de se renforcer face à l’euro. Quant à la BNS, elle n’a pas réagi aux propos de son ex-cadre. |









