Ministre fanfaron
Depuis le début de l’affaire Bettencourt, Eric Woerth ne cesse de se faire tacler par les médias. Jusqu’à quand?
FRANCE. Eric Woerth, ministre du Travail en charge de l’épineux dossier des retraites, la joue un peu léger. Fin juin, alors que l’affaire Bettencourt en était à ses premières révélations, le maire de Chantilly jurait avoir vu Liliane Bettencourt «deuxtrois fois». Dans un couloir, ou entre deux portes, aurait-il pu ajouter. Quelques jours après, le journal Marianne rappelait à celui qui était, en 2008, ministre du Budget qu’il lui arrivait de dîner chez l’héritière de L’Oréal et, accessoirement, l’une des plus importantes contribuables de France.
De même, voici des semaines qu’Eric Woerth, ex-trésorier du parti de Nicolas Sarkozy depuis la semaine passée, jurait qu’il n’avait pas sollicité l’entourage de Liliane Bettencourt afin que sa femme, Florence, dégote un job chez la milliardaire. Or, Le Monde révélait ce 17 juillet que le gestionnaire de fortune de la famille Bettencourt, Patrice de Maistre, avait reçu puis engagé Florence Woerth, sur le souhait de son mari Eric... et pour un salaire annuel de 200 000 euros. Ce que, bien entendu, le ministre nie avec énergie. Et ce n’est pas la première fois.
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