Mode d’emploi. La banque des banques
Comparé à d’autres pays européens, la Suisse s’est dotée tardivement d’une institution d’émission monétaire. La création de la Banque nationale suisse (BNS) date de 1907. Société anonyme, la BNS appartient à 55% aux cantons (qui renoncèrent alors à leurs monnaies propres), aux banques cantonales et autres collectivités publiques. Le solde est détenu par des particuliers. Quant à la Confédération, elle n’a aucune action de la BNS. Présidé par le démocrate-chrétien Hansueli Raggenbass, le conseil de la BNS compte 11 membres, issus des milieux bancaires, cantonaux, académiques et syndicaux. Ce conseil surveille le directoire de la BNS, composé de trois directeurs généraux proposés par ce même conseil de banque au Conseil fédéral pour nomination. Le 1er janvier 2010, Philipp M. Hildebrand (présidence), Thomas J. Jordan (vice-présidence) et Jean-Pierre Danthine prendront les rênes de l’institution. A ce jour, aucune femme n’a été élue au directoire. La BNS regroupe trois départements. Le premier et le troisième logent au 15 de la Börsenstrasse, à Zurich. On y gère les affaires économiques, internationales, juridiques et les relations avec les acteurs de marché et la place financière suisse. Situé à Berne, sur la place Fédérale, le département II a la charge de l’économie régionale, de la stabilité du système financier et de sa surveillance. Alors que le président Philipp Hildebrand et Jean-Pierre Danthine seront à Zurich, Thomas J. Jordan déménagera à Berne, à la tête du département II. Au 31 décembre 2008, le bilan de la BNS était de 214 milliards de francs. Plus de 600 personnes y travaillaient.
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