Mon 4x4 et moi
initiative fédérale. Plus hauts, plus gros, plus lourds, pourquoi les tout-terrain font vibrer leurs propriétaires.
Jean Revillard (photos)
et Titus Plattner (textes)
Leurs voitures sont les premières visées par l’initiative populaire anti-4x4 déposée le 25 août.
Pour ces amoureux des tout-terrain, c’est l’expression d’une animosité toujours plus forte, mais toujours aussi incompréhensible. S’en prendre à leur véhicule, c’est attaquer une partie d’eux-mêmes.
Car le 4x4 n’est pas qu’une affaire de cylindrée ou de sentiment de sécurité sur la route, avec la hauteur suffisante pour dominer le trafic.
Pour comprendre, L’Hebdo a entrepris un rallye dans le cerveau de leur propriétaire, entre Genève et Ayent.
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Nathalie Odermatt, mère au foyer, 43 ans, Chêne-Bougeries (GE)
«Nous utilisons cette voiture pour aller à notre chalet à Crans-Montana ou alors pour faire du golf. Elle passe partout et peut contenir quatre sacs de golf, plus des valises. Pour aller en ville, soit je prends ma BMW cabriolet, soit je pique la Smart de ma fille. Mon mari, qui a sa propre voiture, aime aussi la Smart.
Mon 4x4 n’est pas essentiel pour moi, mais, à moins de nous mettre à la pétanque, il nous faut de la place.» |
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| Sophie Bagnoud, vachère l’été et employée de remontées mécaniques l’hiver, 31 ans, Ayent (VS) «Avec son allure agressive, ce 4x4 m’a tout de suite tapé dans l’œil. Derrière, j’ai la place pour les box de mes deux chiens de berger; je peux monter du matériel à l’alpage ou sur les pistes. En plus, il est très confortable sur l’autoroute. C’est clair que c’est un peu encombrant à parquer, mais, sinon, il va bien pour tout.» |
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