«A la fois très suisse et très horloger»: c’est ainsi que Didier Pradervand, rédacteur en chef, souligne les exigences de la nouvelle formule du magazine Montres Passion. Suisse par son goût de la précision, de la technicité de son aventure industrielle. Horloger par l’histoire, une idée du luxe, une élégance et le goût de l’humain derrière chaque détail.
Une nouvelle maquette n’a ainsi jamais rien d’anodin: elle raconte l’ambition, définit une esthétique. Ce qui n’est pas sans rappeler l’importance du cadran d’un garde-temps: au-delà du look, il doit souligner au premier tic-tac un esprit, laisser imaginer ses mystères et complications.
Nouvelle typo.
C’est le bureau lausannois de typographie b+p qui a été chargé d’imaginer la police de caractère idéale. Maxime Buechi et Ian Party, ses fondateurs, avaient déjà dessiné une police pour L’Hebdo. Pour Montres Passion, ils ont cette fois rêvé une «typo» qui rassemble à la fois la rondeur d’une décontraction et l’urgence de la tension: le confort et la vitesse, l’ampleur et la finesse dans la lettre. Quant à la maquette, elle doit sa sobriété notamment à Pascale Toschini, qui a travaillé en soulignant la clarté dans un genre d’épure: textes et photos respirent mieux.
Pour le magazine, ce changement vient à l’heure. Le dernier lifting datait de 2006 et l’époque a changé: moins blingbling, plus audacieuse au moment de marquer sa différence. «Montres Passion reste la référence, explique Didier Pradervand. Mais il s’agissait désormais de passer du “nice to have” au “need to have”.
Nous voulons séduire à la fois par une intransigeance qualitative, à travers par exemple le concours de la Montre de l’Année (lire en pages 16 et 100), mais aussi par la curiosité, la transversalité et l’originalité de nos angles.» Toujours la même pierre philosophale: comment se réinventer sans se trahir? Car Montres Passion plaît et reste un magazine jeune (il est né en 1993), et aussi un pionnier du genre.
Le déroulé de la nouvelle formule, à la scénographie plus aisée, se décline en cinq parties distinctes, partant de l’éditorial pour passer par l’actualité, les portraits d’entreprises ou d’acteurs du monde des montres. Sans oublier les aspects plus technologiques, les interviews, les reportages et les sagas horlogères, très prisées des lecteurs, qui font partie de ses incontournables.
Nouveau logo.
Enfin, c’est à travers un nouveau logo que le magazine veut souligner sa spécificité: là encore, il souligne son côté swiss made par son efficacité et le rouge de la passion. En ces temps de crise, les horlogers restent en Suisse des exceptions industrielles, affichant d’insolents chiffres de ventes, spécialement dans le haut de gamme.
C’est aussi la récompense d’un savoir-faire unique et d’une capacité rare à se remettre en question. Pour Didier Pradervand, rien n’arrive par hasard et «ces triomphes-là sont souvent faits de passion et de fortes histoires humaines. C’est ce qui nous intéresse en priorité.»
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