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Par Christophe Passer - Mis en ligne le 19.07.2012 à 12:59 |
Il y a quelques jours, il était à Fribourg, pour le Festival de musiques sacrées. Cette semaine, Savall est à Fontfroide, près de Narbonne, où le Festival musique et histoire est dédié à la mémoire de Montserrat Figueras, épouse décédée d’un cancer en novembre dernier. Elle était l’âme de Fontfroide. Ensuite, ce sera l’Autriche, de nouveau la France, puis la Norvège, des passages en Engadine puis à Thoune au mois d’août: plus de soixante concerts cet été pour Jordi Savall. Alors qu’il va atteindre 71 ans, le gambiste catalan n’a jamais autant été demandé et honoré. Chacun connaît le son de cet homme-là, à travers la musique d’un film, Tous les matins du monde, qui fit beaucoup pour la mise en avant d’un répertoire et d’un art: la fabuleuse viole de gambe.Il y a une magie dans cette frénésie de Savall. Elle tient dans le lien qui a existé entre lui et Montserrat Figueras, bouleversante soprano, durant plus de quarante ans. Ils ont mené leurs ensembles de musique ancienne, Hespèrion XXI ou la magnifique Capella Reial de Catalunya, partout dans le monde. Les concerts de cet été traduisent cette diversité, Savall passant sans cesse d’une formation à l’autre. Demeurent les disques, qui sortent avec la même volonté de faire vivre: une épopée sur Jeanne d’Arc, un disque sur des ouvertures de Bach et, surtout, un double CD retraçant le meilleur des enregistrements avec Montserrat: sorti ce printemps, La voix de l’émotion est extraordinaire. «La voix de l’émotion». 1 double CD Aliavox. |









