Des études d’économie à Saint-Gall, de vétérinaire à Berne ou d’ingénierie au poly de Zurich? Les bacheliers romands sont de plus en plus nombreux à s’y lancer. «Mais confrontés au dialecte, ils optent pour l’anglais ou reviennent en Suisse romande», regrette Alain Moser, directeur de l’école privée du même nom.
L’établissement qui offre déjà des maturités bilingues vient de lancer un cours d’un semestre de schwytzertütsch. Cette introduction de deux heures hebdomadaires pose les bases pour comprendre le dialecte «standard, de type radio».
Avec quarante élèves, Alain Moser s’étonne d’un pareil succès. Pourtant, la tendance est générale. En novembre, c’est à l’école publique que Genève a dit introduire une sensibilisation en section littéraire-scientifique. De jargon de Neinsager, le schwytzertütsch se mue en atout de CV. Encore quelques années et il sera branché.
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