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Par Matthieu Ruf - Mis en ligne le 18.11.2009 à 14:08 |
COPRODUCTION. Louer un mouton? Pour 150 francs par an, c’est possible dans le Piémont: élevé en liberté par la coopérative Vallenostra, l’ovidé pourvoira une fois par an ses «parrains» en fromage Montebore, auquel les éleveurs ajouteront tartes à la ricotta et confitures faites maison. Le tout à l’occasion d’une journée de redécouverte de ces animaux, que les citadins connaissent sous forme de produits sous vide ou de pullover plutôt qu’à l’état naturel. Un caprice de bobo? Nullement: à en croire La Repubblica, plus de 10 000 Italiens «loueraient» vaches, chèvres et cochons à distance. Pour profiter de produits frais de qualité et renouer avec la campagne, mais aussi pour soutenir des traditions menacées par la crise et la poursuite de la rentabilité, comme les alpages estivaux ou l’élevage semi-sauvage. Et pour les paysans? En Italie comme ailleurs, les exploitations ferment et toute source de revenus est bienvenue. En Sardaigne, un éleveur en difficulté a eu l’idée de prendre des poules «en pension»: six œufs par semaine pendant huit mois pour le consommateur, 5 euros 50 par animal pour lui. La location, suffisante pour changer notre rapport à la nourriture? |









