Tank, Santos, Pasha, Rotonde, Roadster, Tortue, Baignoire, Love, Ballon Bleu, Captive, Calibre: à elle seule, la liste, bien qu’incomplète, des collections signées Cartier symbolise la force de la marque, la puissance de ses lignes, toutes icônes ou, comme les trois dernières citées, en passe de le devenir. A quoi tient cette empreinte horlogère dans l’inconscient collectif? A la force marketing et publicitaire de la marque, bien sûr.
A son puissant réseau de distribution aussi, ainsi qu’à son histoire, ses volumes de production mais, surtout, à une certaine constance dans la durée. Comme d’autres, et souvent les plus importantes, la maison cultive son passé (lire la chronique dans L’Hebdo du 19 mai). Quel point commun entre la Tank de grand-papa et la nouvelle Tank américaine, moyen modèle? Un nom, une esthétique.
Et, même si les modèles d’aujourd’hui n’ont que peu à voir avec leurs illustres prédécesseurs, ils en portent toujours le nom, tel un fil rouge qui transcende les générations. Cartier, mais on pourrait aussi citer entre autres Rolex ou Omega, ont ainsi su rester fidèles à des collections dont le nom suffit à les inscrire dans l’époque, toutes les époques.
Evidemment, le néophyte se perdra facilement dans les références, les modèles, les finitions, les matériaux, les tailles ou les années de lancement, sans parler du contenu horloger.
Exemple avec la collection Ballon Bleu, lancée en 2007, et qui ne compte pas moins de six tailles de boîtier, dont, cette année, une nouvelle 38,8 mm et un modèle extraplat, et se décline par ailleurs en acier, en or tant rose, jaune, gris que platine, avec ou sans sertissage, à mouvement soit à quartz, manuel, automatique ou en version hautehorlogerie, etc. Mais qu’importe, au final, c’est bien une Ballon Bleu – par analogie une Seamaster, une Submariner, une Daytona – qui est portée.
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