Rassurer et reconquérir clients et détaillants? Se rassurer? Quelles que soient les raisons, l’année 2010 semble marquée par un recentrage des marques sur des produits sobres et classiques mais suffisamment inscrits dans l’ère du temps pour ne pas apparaître ringards ou dépassés. Le résultat? Des montres au look néoclassique ou néovintage, chaque marque creusant son sillon et ses références, historiques souvent. Ainsi Tudor, petite sœur de Rolex, qui depuis quelques années a décidé d’affirmer son positionnement produit, marketing et publicitaire. Fondée en 1926, un an avant la mythique Rolex Oyster, la marque a longtemps vécu au crochet et à l’ombre de sa grande sœur. Seuls les mouvements (ETA) faisaient exception, d’où un positionnement prix inférieur, au risque d’apparaître comme une sous-Rolex. Désormais, cette tutelle se veut de l’histoire ancienne et même si Tudor reste, pour moult aspects, dans le giron de son aînée, elle cherche, se cherche, une véritable identité, jouissant – enfin – d’une autonomie d’image et, espère-t-elle, d’un public: «Jeune et actif, urbain et tendance, amateur de sensations.» Pour 2010, la marque cultive elle aussi les clins d’œil au passé, avec un slogan «Designed for performance. Engineered for elegance» et des modèles rétro chic. Citons ici, en ouverture de Baselworld (du 18 au 25 mars), un modèle automatique Glamour Double Date de 42 mm subtilement orné du motif de la rose Tudor, son logo dans les années 1930 et 1940; ainsi qu’un Héritage Chrono au design inspiré à la fois du chronographe Oysterdate du début des années 1970 et – partenariat marketing oblige – d’anciennes Porsche. A noter, la lunette tournante bidirectionnelle conçue pour la première version de la montre, mais qui n’avait pas été utilisée à l’époque. Un oubli réparé.
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