Nestlé au pays de l'or bleu
Par Stéphane Gobbo - Mis en ligne le 29.01.2012 à 10:57
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En une vingtaine d’années, Nestlé est devenu le leader mondial de l'eau en bouteille, avec des profits excédant dans ce secteur, pour l’exercice 2010, les neuf milliards de francs. Intrigué par cette croissance extraordinaire, le réalisateur bernois Urs Schnell a mené l'enquête en compagnie du journaliste zurichois Res Gehriger. Après trois ans de tournage, ils ont dévoilé aux Journées de Soleure le documentaire Bottled Life, sorti dans la foulée dans les salles helvétiques.Pour L’Hebdo, j’ai rencontré Urs Schnell. Vu que beaucoup de questions soulevées par son film nécessitaient à mon avis des éclaircissements de la part de Nestlé, j’ai ensuite contacté le service de presse de la société, qui a accepté de réagir par écrit. Voici la retranscription intégrale de mon interview avec le réalisateur et les réactions de Robin Tickle, responsable de la communication au siège veveysan de Nestlé. Il y a là de quoi lancer un débat nécessaire au sujet de l’eau et de sa valeur. Dommage par contre que celui-ci ait lieu en dehors de Bottled Life. Car si le documentaire s’avère passionnant, il peut parfois donner l’impression d’être partial puisqu’on y découvre qu’un seul point de vue, tandis que Nestlé aurait gagné en crédibilité à accepter d’emblée de s’expliquer. Une chose est néanmoins sûre: en sortant de Bottled Life, vous ne regarderez plus une bouteille d’eau minérale de la même façon.Quelle image aviez-vous de Nestlé avant de commencer le tournage de Bottled Life?Urs Schnell: Nestlé était pour moi une société suisse de tradition, très professionnelle. Une entreprise avec de bons produits, connus et populaires. Nestlé, c’est un peu la Suisse… Qu’est-ce qui vous a donné envie d’enquêter avec le journaliste Res Gehriger sur le business de l’eau en bouteille?US: L’eau est l’un des thèmes les plus importants au monde puisque sans eau vous ne pouvez pas survivre. En s’intéressant à ce sujet, on a alors remarqué qu’il y avait déjà beaucoup de films et de livres qui avaient été faits. Mais on a aussi constaté qu’une entreprise suisse, en l’occurrence Nestlé, faisait un commerce très profitable de l’eau en bouteille, un commerce avec une croissance incroyable. Alors que Nestlé est souvent associée au chocolat, à la soupe et au café soluble, l’entreprise a réussi à devenir le numéro un mondial dans le secteur de l’eau en bouteille et cela nous a paru intéressant de savoir comment. Avez-vous alors commencé par écrire un scénario précis ou vous êtes-vous lancés dans le sujet sans savoir ce que vous alliez découvrir?US: Notre idée première était de savoir comment ils ont réussi à devenir le numéro de l’eau en partant de presque rien. Car si Nestlé était entré dans le capital de Vittel en 1969 déjà, ce n’est qu’en 1992 que tout a vraiment démarré, avec le rachat de cette marque et de Perrier. Leur stratégie est phénoménale, fascinante, réglée comme une montre suisse. Notre idée était alors de parler avec eux, de leur demander pourquoi ils sont rentrés dans le business de l’eau, comment ils ont mis au point leur stratégie et qu’est-ce qu’ils pensent des problématiques liées à l’eau. Notre scénario et nos questions étaient assez neutres, même si on voulait bien sûr aussi s’intéresser aux Etats-Unis, où se déroule une véritable guerre de l’eau dans plusieurs états. Et cette guerre nous intéressait parce que dans ce cas, Nestlé n’est plus l’entreprise dont on peut être fiers en Suisse. Aux Etats-Unis, il s’agit d’un géant qui agit comme une machine de guerre. Alors forcément, on voulait poser des questions sur les Etats-Unis… Et Nestlé a refusé…US: On a rencontré François Xavier Perroud, qui était alors le porte-parole de Nestlé et considéré comme le bras droit du PDG Peter Brabeck. Il nous a très poliment dit que pour eux, ce film tombait au mauvais moment du fait de leurs problèmes aux Etats-Unis et du côté très sensible du thème de l’eau en bouteille. On a alors décidé de commencer notre enquête sans eux et, deux ans plus tard, en 2009, on est revenus avec des questions. Ils nous ont alors dit qu’on était des gauchistes et qu’ils ne voulaient rien avoir à faire avec nous. Dix mois plus tard, le film une fois terminé, on a retenté notre chance en leur disant que nous souhaitions avoir des réponses aux questions soulevées par le film. Là encore, refus. Leur communication est staliniste. Alors que dans le film on ne polémique pas, on montre simplement ce qui se passe dans certaines régions du monde en écoutant ce que les gens ont à dire.Robin Tickle: Nous avons été en contact avec les producteurs mais finalement, nous avons renoncé à participer à ce projet car nous pressentions que le film serait partial et qu’il ne représenterait pas l’entreprise et ses employés de manière équitable. Les informations dont nous disposons aujourd’hui confirment sans conteste ce pressentiment. Nestlé est toujours prêt à participer à des discussions et des projets concernant notre secteur d’activité qui représentent toutes les parties de manière objective. Nous n’avons rien à cacher. Nestlé est une entreprise qui s'engage à respecter l'ensemble des lois et réglementations applicables à notre activité, notamment en ce qui concerne l'utilisation de l'eau, la communication avec le consommateur et les codes de conduite. De plus, nous n’avons porté aucun jugement de valeur sur les producteurs du film, ce n’est dans aucun cas dans notre ligne de conduite. Vous utilisez dans le film de nombreuses images d’archives. Dans l’une d’entre-elles, on entend Peter Brabeck dire que l’eau est pour Nestlé une source de profit, mais que derrière son commerce il y a quand même une responsabilité sociale…US: Cet angle est intéressant. Il dit qu’en tant qu’entreprise, Nestlé doit faire du profit, ce qui est évident. Mais il lie ce profit à une responsabilité sociale, ce qui est très bien. Mais où est-elle? C’est pour cela que l’on a voyagé dans des régions du monde où Nestlé est actif pour voir de manière concrète comment est envisagée cette responsabilité sociale. Et on ne l’a trouvée nulle part. On la trouve peut-être aux Etats-Unis, où Nestlé soutient financièrement certaines communautés et associations à travers une good neighbor policy (politique de bon voisinage), même si celle-ci semble avant tout destinée à lui garantir un accès privilégié et bon marché à des sources naturelles et à des nappes phréatiques…US: C’est clair que les pompiers ou les policiers de la petite ville de Fryeburg, dans le Maine, sont contents de recevoir ainsi un peu d’argent pour s’acheter de nouveaux véhicules. C’est bien d’aider les gens, mais si c’est fait dans le but de les acheter, alors là ça devient problématique. Peter Brabeck le dit d’ailleurs lui-même: la responsabilité sociale dont il parle ne consiste pas à acheter un village, il s’agit de faire vraiment quelque chose de bien. Mais ça ne fonctionne pas dans la réalité des faits. Peter Brabeck dit quelque chose mais Nestlé fait autre chose. Mais ce n’est pas nouveau, tout le monde le fait. Vous faites quelque chose en essayant de ne pas être découvert, comme pomper de l’eau pour presque rien, et lorsque vous êtes découvert vous dites que vous aidez financièrement la communauté. Cela montre les limites de la philosophie du creating shared values, créer des valeurs partagées, qu’a développée Peter Brabeck.RT: Nestlé est bien conscient que le creating shared values doit aller au-delà du simple soutien financier aux associations et projets locaux. En effet, la «création de valeur» repose sur des actions partenariales, dans un système gagnant–gagnant: plus de 500’000 agriculteurs fournissent par exemple de la matière première agricole à Nestlé via notre programme d’approvisionnement direct; en retour, Nestlé forme près de 145’000 agriculteurs en matière de pratiques agricoles et de gestion de qualité. De même, pour les consommateurs, Nestlé fait également avancer la recherche comme renforcer la valeur nutritive de certains produits tels que les produits laitiers et les boissons maltées, grâce à des micronutriments, pour aider à palier une déficience prouvée en éléments tels que le fer et la vitamine A. En parallèle, Nestlé soutien des initiatives locales ou des actions de solidarité, par exemple le don d’eau en bouteille aux sans-abris au Canada. Et en Suisse, Nestlé travaille avec les exploitants agricoles sur le programme ECO-Broye autour de notre source Henniez pour protéger les ressources naturelles du site tout en aidant le travail des agriculteurs. Aux Etats-Unis, Nestlé pompe pour des sommes dérisoires de l’eau qu’elle revend de manière à générer de gigantesques profits. S’agit-il pour vous d’une sorte de vol?US: Nestlé ne fait évidemment rien d’illégal. Mais ils sont très doués pour aller jusqu’aux limites de la légalité, et c’est clair qu’ils profitent dans le Maine de vieilles lois en matière d’utilisation des sources et des nappes phréatiques, des lois qui ne sont pas faites pour des multinationales. Car même aux Etats-Unis, les droits qui règlent l’utilisation de l’eau – qui peut pomper et dans quel but – sont au même niveau qu’au Pakistan ou au Nigeria. Ils ont 300 ans de retard. Au Pakistan et au Nigeria, où vous avez enquêté, se pose un autre problème. Nestlé vend très cher des bouteilles de sa marque Pure Life – destinée aux pays émergeants - sans développer comme aux Etats-Unis une politique de bon voisinage, alors que la majorité de la population indigène n’a même pas accès à l’eau courante…US: Au Pakistan ou au Nigeria, on ne fait rien du tout parce que ce n’est pas nécessaire. Pour moi, le creating shared values n’est donc qu’un instrument marketing destiné à dire que Nestlé est une entreprise humaine. Car de toute façon, personne ne va voir là-bas ce qui se passe. Or nous avons enquêté au Nigeria et au Pakistan – nous étions d’ailleurs les premiers à le faire. Mais le problème, c’est qu’il faut beaucoup de temps et d’argent pour enquêter, aller dans les détails et ainsi pouvoir argumenter face à Nestlé. Car si vous parlez avec Peter Brabeck du «creating shared values» mais que vous n’avez pas l’expérience du terrain, vous ne pouvez rien faire.RT: La première création de valeur immédiatement visible que les producteurs du film ont simplement omis de rappeler consiste en la création d’emplois dans des zones souvent en situation économique difficile. La seconde création de valeur est pour la population locale qui trouve un accès à l’eau sécurisée particulièrement autour d’une cinquantaine de sites de Nestlé situés dans des pays émergents. La création de valeur est aussi présente dans nos capacités à veiller à la préservation de nos ressources et à sensibiliser les acteurs locaux à l’importance de la bonne gestion des ressources naturelles. Peter Brabeck dit que l’eau, à raison de vingt-cinq litres par jour et par personne, soit le minimum nécessaire à la consommation et à l’hygiène, est un droit inaliénable. Et que ce n’est qu’une fois que les besoins vitaux sont couverts qu’elle peut entrer dans la sphère commerciale. Or au Pakistan ou au Nigeria, où Nestlé commerciale sa marque Pure Life, la population est très loin d’avoir ces vingt-cinq litres quotidiens…US: Les vingt-cinq litres dont il parle, ce n’est que pour le tiers-monde. Chez nous, il faut plutôt compter entre soixante et septante litres pour notre consommation et notre hygiène quotidienne. Et Peter Brabeck n’a pas toujours dit cela. En 2004, dans un documentaire autrichien, il a dit: «L’eau est une marchandise, ce n’est pas un droit humain.» Ce n’est qu’en 2005 qu’il a commencé à voir plus loin et qu’il s’est engagé, qu’il a compris que l’eau, qui est une ressource fondamentale de notre Terre, ne peut pas être qu’une marchandise. Et il a changé de discours. Mais si comme il le dit, les vingt-cinq premiers litres quotidiens doivent être gratuits et ensuite il faut payer, Nestlé doit aussi payer. Aujourd’hui, ils font des profits gigantesques avec de l’eau qu’ils pompent au Pakistan et aux Etats-Unis pour presque rien. Ce n’est pas normal, ils devraient payer cette eau beaucoup plus cher. Car si Peter Brabeck dit que l’eau doit avoir un prix, pourquoi elle n’en n’aurait pas pour Nestlé? A Sheikupura, au Pakistan, ils fabriquent de l’eau en bouteille alors que les habitants du village meurent parce qu’ils boivent de l’eau polluée. C’est inimaginable.RT: L’affirmation concernant le Pakistan est tout simplement scandaleuse. Nous nous comportons en voisins responsables à Sheikupura comme partout ailleurs. Nous y avons installé deux stations de filtrage pour fournir de l’eau potable à plus de 10'000 habitants. Nous y avons aussi construit deux écoles. Et nous allons y construire une troisième station de filtrage cette année. De plus, c’est faux de dire que l’eau est gratuite pour Nestlé. Dans certains pays nous utilisons de l’eau d’adduction que nous payons, dans d’autres pays nous payons des taxes de prélèvement et finançons en plus des coûts de protection des ressources. Le prix d’une bouteille d’eau est comparable à celui des autres boissons conditionnées dans la mesure où il intègre des coûts identiques liés à la production, à l’assurance qualité, à l’embouteillage, au stockage et à la distribution. Bien que la structure de prix détaillée de nos produits soit confidentielle, il est toutefois possible de donner une répartition globale des coûts inhérents aux boissons conditionnées: un tiers pour l’eau et les matières premières, un tiers pour la production et un tiers pour la distribution. L’eau en bouteille ne remplace ni ne concurrence l'eau du robinet comme source principale d’eau potable dans tous les pays. La solution pourrait-elle passer par une taxe? Peut-on imaginer qu’une partie des profits réalisés avec la marque Pure Life soient destinés à aider les populations locales?US: Absolument, une taxe est une idée sur laquelle il faudrait réfléchir. Je sais d’ailleurs que Nestlé est en train de se pencher sur des idées lui permettant d’améliorer sa position dans le tiers-monde. Car il est évident que ce n’est pas la faute de Nestlé si les systèmes d’approvisionnement en eau sont dans ces régions catastrophiques. Mais si Nestlé parle du partage de valeurs communes, il faut que Peter Brabeck s’engage autrement qu’à travers ses apparitions publiques, lors desquelles personne ne peut argumenter avec lui d’égal à égal. Nous, on a travaillé trois ans sur le sujet pour vraiment entrer dans cette problématique et être à son niveau. Mais alors que personne n’a vu le film avant sa première à Soleure, on nous dit que nous sommes des gauchistes en croisade contre Nestlé. C’est faux: on ne critique pas Nestlé dans le film, on pose simplement des questions. Mais Nestlé ne répond pas. Et pour une entreprise de cette importance, refuser la discussion revient non pas à partager des valeurs communes, mais à contrôler la communicationRT: Tout cela est un faux débat. Si nous avons refusé de répondre aux questions du producteur, c’est parce qu’elles semblaient non-objectives et poursuivaient un but très éloigné de notre volonté de sensibilisation aux bonnes pratiques de l’eau. Et donc nous ne voulions pas répondre pour ne pas risquer de crédibiliser un document dans lequel nous ne pouvions pas faire valoir nos initiatives et nos idées. Si vous aviez Peter Brabeck face à vous, quelles questions lui poseriez-vous?US: Je serais très simple et précis: pourquoi, dans une vidéo de 2007, vous dites que Nestlé s’engage pour le futur et le développement durable dans un camp de réfugiés en Ethiopie, et que nous qui sommes allés sur place n’avons pas vu cet engagement? Et pourquoi vous dites encore dans une vidéo de 2011 qu’il s’agit d’un engagement durable alors que vous n’êtes plus présent depuis des années? Je lui demanderai également pourquoi il a refusé d’examiner la pétition de villageois pakistanais qui demandaient que Nestlé leur donne un peu d’eau pompée à des grandes profondeurs auxquelles ils n’ont pas accès, eux qui meurent à cause de la mauvaise qualité de l’eau qu’ils boivent. C’est cela, le partage des valeurs communes? L’important, lorsque Nestlé présente de grands projets, c’est donc non pas d’en parler, mais d’aller voir sur place ce qu’ils font vraiment, afin de pouvoir poser les bonnes questions. S’ils disent développer des projets durables dans le tiers-monde, qu’ils répondent aux questions.RT: En ce qui concerne l’Ethiopie, le projet de pipeline de la vallée de Jarar était un projet initié et mené par l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) afin d'améliorer l'accès à l'eau potable pour les réfugiés du camp de Kebribeyah. Nestlé faisait partie des premiers donateurs pour ce projet. Ce don s'est également accompagné de la fourniture d'expertise technique décidée à l'occasion d'une visite du chantier en 2004. Une seconde visite du chantier avait été prévue en 2005, mais en raison des problèmes de sécurité croissants dans cette région, la seconde mission a été annulée. Mais ce projet a cependant vu le jour grâce aussi à d’autres donateurs du UNHCR, et le pipeline fait aujourd'hui partie du système d'alimentation en eau de la vallée de Jarrar. Ce projet n’aurais probablement pas vu le jour sans notre contribution initiale, et nous l’avons donc fait figurer dans un vidéo couvrant nos activités dans ce domaine entre 2003 et 2007.Et en ce qui concerne le Pakistan, les habitants du village en question, près de l’usine de Sheikhupura, n’ont pas demandé à accéder au puits profond que nous exploitons. Ils ont en revanche demandé l’aide de l’entreprise pour alimenter ce village en eau potable. Dans le cadre d’un programme en cours, Nestlé a ainsi installé deux stations de filtration d’eau assurant la fourniture d’eau potable à une population de plus de 10’000 personnes dans la région de Sheikhupura dont Bhati Dilwan est l’un des nombreux villages - la première station a été installée dans l’hôpital situé à proximité, l’autre dans une école près de notre usine. L’installation d’une station de filtration d’eau supplémentaire est en outre prévue pour cette année dans la communauté de Bhati Dilwan, juste derrière l’usine de Sheikupura. Par ailleurs, Nestlé a également construit de nouveaux bâtiments pour deux écoles secondaires à Bhatti Dhilwan. Quel rôle pourrait jouer «Bottled Life» dans les débats liés au commerce de l’eau en bouteille?US: On ne va évidemment pas changer le monde avec notre film, mais on va peut-être pousser les gens à se poser des questions. Pourquoi acheter des packs d’eau en bouteille au supermarché alors qu’il suffit d’ouvrir les robinets pour boire une eau qui est en gros la même mais mille fois moins chère? Cela éviterait de plus la pollution liée à la fabrication des bouteilles, à leur recyclage et leur transport. Les gens doivent contrôler leurs habitudes de consommation. Lors d’une balade en montagne, on peut par exemple emporter un thermos d’eau du robinet plutôt que d’acheter une bouteille... Notre film pose des questions sur Nestlé, mais aussi sur le rôle des consommateurs.
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