«La seule femme au milieu de douze hommes.» C’est ainsi que fut célébrée dans la presse, en mars 2009, l’arrivée de Petraea Heynike à la tête des unités d’affaires stratégiques, marketing, ventes et Nespresso du groupe Nestlé. Pour la première fois en 143 ans d’histoire, la direction générale n’était plus exclusivement masculine. Tempi passati.
A partir de mai prochain, elle le sera à nouveau. Le Vaudois Patrice Bula revient de Chine pour remplacer Petraea Heynike, qui part à la retraite. Un échec pour la cause féminine chez Nestlé, dont la direction est l’une des forteresses mâles les plus imprenables de l’économie suisse?
«Ces questions n’ont aucune espèce d’importance pour Nestlé, tranche James Amoroso, analyste spécialisé dans l’agroalimentaire. L’entreprise choisit simplement les meilleures personnes. Le fait que Patrice Bula soit Suisse est aussi une pure coïncidence et ne changera rien aux décisions de l’entreprise.»
Au service de presse de la multinationale, on souligne que Nestlé compte tout de même trois femmes au sein de son conseil d’administration. Quant aux échelons inférieurs, deux femmes s’y distinguent: Fiona Kendrick (en charge de l’unité stratégique des boissons) et Christiane Kühne (produits culinaires). De futures directrices générales?
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