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Spécial été 2011
Neuchâtel : Les p'tits coins de paradis

Par Stéphane Gobbo - Mis en ligne le 27.07.2011 à 16:38

Paradis festif

Espace Coin Coin, Neuchâtel

L'association Kiosk-Art anime le site des Jeunes Rives.

Durant la belle saison, le site des Jeunes Rives devient à Neuchâtel le lieu privilégié des baigneurs et pique-niqueurs de tout poil. Mais il est aussi, grâce à l’Espace Coin Coin aménagé par l’association Kiosk-Art, le paradis des amateurs de culture alternative et populaire.

Depuis la fin de l’aventure Expo.02, les Jeunes Rives sont moribondes, de nombreux projets de manifestations culturelles ayant été refusés. Seul le festival Festi’Neuch a pu s’y installer, résument Domenico Scaglia et Jean-François Nussbaumer, les deux chevilles ouvrières de Kiosk-Art.

Fondée en 2009, l’association tente dans la foulée d’organiser des concerts en aménageant une petite scène à côté de sa roulotte crêperie. Grâce au soutien des Services de l’environnement et de la culture, ainsi que de la Loterie romande, l’Espace Coin Coin prend alors son essor et multiplie les animations.

Et même si la police vient de lui refuser l’autorisation d’aménager une petite terrasse, l’association Kiosk-Art compte bien poursuivre ses activités, entre musique live, ateliers et performances artistiques.

www.kiosk-art.ch


Paradis aquatique

Lac des Taillères, La Brévine

Pour ceux qui fuient les plages archibondées, "la Sibérie de la Suisse" représente une bonne option.

Lorsqu’on est en mode baignade, ce n’est pas forcément à la vallée de la Brévine, la «Sibérie de la Suisse», que l’on pense. C’est oublier le lac des Taillères, dont les reflets changeants ont inspiré de nombreux artistes.

Devenant, lorsque le soleil brille, un hypnotique miroir scintillant, il est une excellente et bucolique solution au problème des plages bruyantes des lacs de plaine.

Particularité de cette petite étendue d’eau restée sauvage et à la profondeur maximale de sept mètres, elle est uniquement alimentée par les eaux de pluie.


Payage grandiose

Des rochers suspendus au-dessus du vide

Au nord du canton, face au Jura français, les Roches de Moron offrent un superbe et vertigineux panorama sur le lac du même nom et le barrage du Châtelot.

Le canton de Neuchâtel n’est pas avare en paysages grandioses, Creux-du-Van en tête. Si l’on veut dominer le lac, plusieurs lieux offrent par exemple de somptueux panoramas, de Montalchez côté vaudois à Chaumont côté bernois.

Au nord du canton, au cœur du massif jurassien séparant la Suisse de la France, le lac de Moron offre un spectacle plus grandiose encore lorsqu’on prend de la hauteur pour l’observer. En se rendant par exemple aux Roches de Moron, qui dominent de manière vertigineuse le barrage du Châtelot, ouvrage achevé au mitan du siècle dernier pour retenir les eaux du Doubs.

Pour accéder aux Roches de Moron, il faut d’abord suivre la direction Belfort-Biaufond depuis La Chaux-de-Fonds. Le site, atteignable en car postal, est ensuite indiqué. Il est voisin du village des Planchettes.

Une fois arrivé devant le restaurant empruntant son nom aux lieux, il suffit de descendre de quelques dizaines de mètre dans la forêt, puis de parcourir un petit sentier partant à gauche, pour arriver au sommet d’une falaise d’où la vue est imprenable.

Ceux qui ne souffrent pas de vertige pourront alors enjamber quelques rochers encastrés dans la falaise pour se retrouver sur un balcon naturel d’où il est possible de prendre «la» photo ultime.

Conseil de photographe: venez tôt le matin ou au coucher du soleil, lorsque la lumière est rasante... et que le site n’est pas trop fréquenté. Et surtout, surveillez bien vos enfants si vous venez en famille.


Paradis des idées

Salle Rousseau, Neuchâtel

La Bibliothèque publique et universitaire possède une partie des archives du grand philosophe.

L’année prochaine, on va beaucoup parler de Jean-Jacques Rousseau. Le 28 juin, on fêtera en effet le 300e anniversaire de la naissance de l’auteur des Rêveries du promeneur solitaire.

Figure emblématique du siècle des Lumières, connu pour ses divergences intellectuelles avec Voltaire, le natif de Genève a séjourné quelques années à Môtiers, dans le Val-de-Travers, où un petit musée lui est encore consacré.

Ce que l’on sait moins, c’est qu’il fut très proche de Pierre-Alexandre DuPeyrou, un Français devenu bourgeois de Neuchâtel en 1748 et qui lui a voué une amitié indéfectible, comme le souligne Thierry Châtelain, directeur de la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel (BPUN).

Un homme heureux puisque le Fonds Rousseau que possède son institution vient d’être inscrit par l’Unesco, au côté des archives déposées à Genève, au registre international Mémoire du monde. De quoi mettre en lumière la salle Rousseau que la BPUN ouvre sur demande.

Car oui, Neuchâtel a aussi son «musée Rousseau», soit une petite salle pour laquelle le directeur rêve d’une nouvelle muséographie et qui regorge de précieux documents. Tel le seul manuscrit connu des Rêveries ou le décret annonçant l’obtention par Rousseau de la citoyenneté neuchâteloise.

La salle, dans laquelle on pourrait facilement rester plusieurs heures tant elle est d’une extraordinaire richesse, permet d’appréhender de manière globale la personnalité complexe du Suisse, qui était écrivain et philosophe, mais aussi, on a tendance à l’oublier, musicien et botaniste.

«C’était un esprit éclairé qu’il faut absolument réinterpréter, car il peut encore nous apprendre des choses», s’enthousiasme Thierry Châtelain, toujours aussi admiratif face à la vitrine contenant les cartes à jouer sur lesquelles Rousseau prenait des notes lors de ses promenades.

Place Numa-Droz 3, Neuchâtel. Tél. 032 717 73 02. http://bpun.unine.ch


Paradis spirituel

Abbaye de Fontaine-André, Neuchâtel

Dans le quartier de la Coudre, la bâtisse du XIIè siècle accueille les hôtes en quête de calme et de repos. On peut se balader librement dans le domaine.

Il n’est pas forcément obligatoire d’emprunter des chemins de traverse cachés aux yeux des mortels pour se retrouver dans un autre monde. Il suffit parfois de simplement ouvrir les yeux pour découvrir, dans un quartier paisible faisant le lien entre ville et campagne, des lieux inspirants.

Telle l’abbaye de Fontaine-André, qui se cache sur les hauts d’une colline boisée située à deux pas du départ du funiculaire Neuchâtel-Chaumont. Après avoir franchi le portail d’entrée, le promeneur peut emprunter un «chemin spirituel», soit un petit sentier slalomant dans la forêt et invitant à l’autoréflexion.

Après quelques centaines de mètres de balade, une Vierge au pied de laquelle les badauds viennent déposer des fleurs signale que l’on arrive bien dans un lieu religieux. Entre les arbres, on aperçoit alors les murs d’enceinte de l’abbaye.

Fondée en 1143, Fontaine-André devient propriété des princes de Neuchâtel au milieu du XVIe siècle, dommage collatéral dû au vent nouveau qu’a fait souffler la Réforme. En 1825, elle est rachetée par le maire de Travers, qui la transforme en demeure aristocratique, avant que les frères des écoles chrétiennes de Neuchâtel n’en fassent finalement l’acquisition en 1954. Deux frères vivent encore sur place.

Après avoir notamment accueilli des personnes en difficulté, Fontaine-André, qui se veut un «lieu spirituel sans contrainte», organise aujourd’hui des cours internes de bien-être pour le corps, l’âme et l’esprit, allant de la spiritualité au yoga. Egalement utilisée comme lieu de retraite par de nombreuses associations et entreprises, l’abbaye propose seize chambres d’hôtes.

Lieu chargé d’histoire, elle est l’endroit idéal pour se retirer du monde, ne serait-ce que pour une nuit. Le domaine est quant à lui accessible par tous. S’y trouve une ferme pratiquant l’agriculture biodynamique et vendant ses produits sur place.

Chemin de l’Abbaye 51, Neuchâtel. Tél. 032 753 25 90. www.fontaine-andre.ch


Lieu de gourmandise

A l'Aubier, les saveurs sont reines

Pionnière de l'agriculture biodynamique en Suisse romande, la ferme de L'Aubier, à Montezillon, a ouvert il y a près de trente ans un restaurant proposant une cuisine à la fois authentique et raffinée. Et à la carte joliment équilibrée, entre viandes et plats végétariens.

Le bio est tendance, au risque parfois de n’être plus qu’un enjeu marketing. Mais pour certaines enseignes, le bio est avant tout une marque de respect envers cette Terre qui nous nourrit.

«Si je suis depuis longtemps convaincue, c’est plus pour la planète que pour moi, il faut arrêter de l’empoisonner, insiste par exemple Anita Grandjean, cofondatrice de L’Aubier, à Montezillon, un éco-hôtel et restaurant qui fut le premier en Suisse romande à jouer la carte du 100% bio. C’était il y a près de trente ans déjà.

Au fil des années, la cuisine proposée par ce chaleureux établissement a joliment réussi à se renouveler sans sacrifier à une certaine exigence.

Trois cuisiniers sont actuellement aux fourneaux, parmi lesquels Danielle Hamel, une Française fraîchement recrutée pour dynamiser la carte végétarienne. «Composer un plat végétarien équilibré ne veut pas dire simplement supprimer la viande, il faut équilibrer les mets», explique celle qui a connu L’Aubier par un ami et a choisi de quitter l’établissement bio-végétarien qu’elle a ouvert à Lyon il y a cinq ans pour relever ce nouveau défi.

En été, Danielle Hamel recourt massivement aux herbes aromatiques, tandis qu’en hiver elle mise avant tout sur les épices. Sa passion pour les saveurs, elle parvient joliment à la transmettre dans les plats qu’elle confectionne.

Du tartare d’avocat à la galette L’Aubier, fine crêpe de céréales surmontée d’une succulente jardinière de légumes divinement croquants, ses entrées estivales misent sur la fraîcheur.

En plat, on optera volontiers pour des médaillons de pois chiches au confit de radis et carottes ou un chili végétarien pimenté. Voire pour une des spécialités de saison que la cheffe confectionne régulièrement, comme cette assiette gourmande décorée de fleurs, et proposant caviar d’aubergine, beignets de fleurs de courgette, quinoa aux légumes et soupe froide du Maghreb.

Que les amateurs de viande se rassurent, L’Aubier ne les oublie pas. Issus de la ferme adjacente, bœufs, veaux et agneaux sont apprêtés de multiples façons.

Dominant le lac et offrant un beau dégagement allant jusqu’au Moléson, L’Aubier n’a pas fini d’enchanter les gourmands. Pour le plus grand bonheur d’Anita Grandjean et, aujourd’hui, de sa fille, qui a repris l’établissement l’an dernier.

Ce dernier possède également depuis 2000 une antenne neuchâteloise, un café avec quelques chambres. Secret de la réussite du «label» L’Aubier, une équipe très soudée et un fonctionnement coopératif qui fait la fierté d’Anita Grandjean.

«Lorsqu’on a ouvert, les gens s’attendaient à trouver un repaire de babas cool, rigolet- elle. C’est pour cela que, dès le départ, on a voulu mettre les petits plats dans les grands.»

Les Murailles 5, Montezillon Tél. 032 732 22 11. www.aubier.ch


P'tit coin de parapluie

Caves Mauler, Môtiers

Depuis 1829, le prieuré Saint-Pierre est le siège d'une entreprise familiale spécialisée dans les vins mousseux.

Visiter les Caves Mauler de Môtiers, qui proposent outre des dégustations des visites guidées sur réservation, c’est la promesse d’une découverte à la fois oenologique et historique.

Fondée en 1829 par Louis-Edouard Mauler au sein du prieuré Saint-Pierre, dont les origines remontent au Ve siècle, cette maison restée familiale propose des vins mousseux absolument divins, aux bulles fines et à l’effervescence fort agréable.

Des vins réalisés dans le respect de la méthode dite traditionnelle, puisque le terme de méthode champenoise ne peut plus être utilisé. Que l’on parle des cuvées uniquement réalisées à l’aide de pinot noir ou de chardonnay, ou des assemblages pour lesquels sont utilisés trois autres cépages, la fermentation est double.

«Deux millions de bouteilles effectuent dans nos caves un long voyage immobile leur permettant de se construire et de libérer leur palette d’arômes», souligne Christine Mauler, épouse du petit-fils du fondateur Louis-Edouard.

Prieuré Saint-Pierre, Môtiers. Tél. 032 862 03 03. www.mauler.ch


Ex-coin de paradis

Château de Rochefort

Le canton comptait au Moyen Age beaucoup d'édifices fortifiés. A Rochefort, il ne reste que des ruines.

Alors que de nombreux châteaux neuchâtelois ont fièrement bravé les siècles, d’autres ont été détruits. C’est le cas de celui de Rochefort, qui jadis était l’une des cinq châtellenies du comté de Neuchâtel, dont il ne reste aujourd’hui que quelques ruines dissimulées en bordure de forêt, à la sortie du village.

Pour les trouver, mieux vaut demander son chemin. Bâti à l’entrée de la gorge menant au Val-de-Travers, le château de Rochefort est mentionné pour la première fois en 1294 dans un contrat de mariage entre Rodolphe de Neuchâtel et Eléonore de Savoie.

Quelques tragédies familiales plus tard, il est détruit en 1412. La légende dit qu’il s’agissait d’un repaire de brigands. Ce qui s’est révélé faux, puisque des comptes attestent que différents travaux eurent lieu jusqu’au milieu de XVe siècle.


Paradis gourmand

Confiserie Weber, Valangin

Depuis près d'un siècle, les gâteaux au beurre y font fureur.

Une fois qu’on y a goûté, impossible de s’en passer. Voilà ce que disent les initiés des gâteaux au beurre que propose depuis 1914 la Confiserie Weber, à Valangin. Une véritable institution!

L’histoire commence en 1867, lorsque la famille Weber quitte son Argovie natale pour s’installer dans le canton de Neuchâtel. Ecouter parler le volubile Jean-Marc Weber, qui dirige les lieux depuis le milieu des années 50, c’est suivre un cours d’histoire en accéléré.

Demandez-lui donc quel est le lien entre sa spécialité et les huguenots... Une pâte à pain extrêmement fine, du beurre, un peu de sel et une minute de cuisson dans un four à bois. La recette qu’il perpétue est simple et authentique.

Avec leur petit goût de noisette, qu’il convient de rehausser d’une pointe de cumin, ses gâteaux au beurre sont indicibles. Le confiseur confectionne également des «gâteaux composés», salés ou sucrés.

Le Bourg, Valangin. Tél. 032 857 23 53. Réservation obligatoire.


Paradis des enfants

L'évolution en marchant

A Chaumont, le sentier du temps raconte l'histoire de la Terre.

Il y a d’abord le trajet, qui enchantera les enfants. Au départ du quartier neuchâtelois de La Coudre, le funiculaire menant à Chaumont propose une belle montée vers un plateau offrant un large dégagement sur le lac. A l’arrivée, les plus jeunes se rueront vers une vaste place de jeux, tandis que les plus grands opteront pour un des parcours dans les arbres du Parc Aventure Chaumont.

Mais au-delà de ces activités, c’est une balade le long du sentier du temps qui s’impose. Le concept est simple: un mètre égale un million d’années. Au départ de Chaumont, cette promenade traversant forêts et sous-bois permet de rejoindre Neuchâtel tout en éprouvant le temps qu’il a fallu à la Terre pour devenir, en quatre milliards et demi d’années, ce qu’elle est aujourd’hui.

Après trois quarts d’heure, le premier panneau didactique: on entre dans le cambrien, il y a 600 millions d’années. Les panneaux, dès lors, s’enchaînent: poissons primitifs, premiers vertébrés puis, enfin, dinosaures. Ce n’est qu’à la toute fin de la balade qu’apparaissent les anthropoïdes primitifs puis l’Homo erectus.

En une heure, c’est toute l’évolution qui est résumée. Vertigineux!


La balade romantique

Entre Paris et Berne, l'Hôtel von Bergen

La vallée de La Sagne propose quelques belles balades. Mais le must, c'est de passer une nuit dans un établissement historique au charme délicieusement suranné.

Encastrée entre Le Locle et le Val-de-Travers, la vallée de La Sagne n’est pas la région la plus courue du canton de Neuchâtel. Moins touristique que d’autres, elle propose cependant aux randonneurs quelques beaux itinéraires.

Petite balade idéale pour se mettre en appétit, celle qui domine le village de La Sagne, qui a la particularité de s’étendre sur sept kilomètres et de posséder plusieurs gares, permet par exemple en une petite heure de traverser pâturages, forêts, sous-bois et clairières.

En ligne de mire, un repas mitonné à l’ancienne – sur un fourneau à bois datant de 1906 – et une nuit à l’Hôtel von Bergen, le seul établissement du canton à figurer dans la plaquette Les plus beaux hôtels de Suisse éditée par l’association Patrimoine suisse.

Au départ du von Bergen, suivre sur quelques centaines de mètres la route montant en direction de la forêt. Bifurquez ensuite à droite pour pénétrer sur le territoire dit du Communal, du nom des pâturages appartenant à la commune, et où les vaches évoluent en toute liberté. Empruntez alors le chemin de la place de Fête, puis celui du réservoir.

Longeant en partie un vieux mur de pierre, un petit chemin permet de rejoindre l’entrée de La Sagne villa lage, que l’on traverse pour finalement se retrouver face à l’Hôtel von Bergen, où le temps semble s’être arrêté de tourner.

Son histoire commence dans la deuxième moitié du XIXe siècle, lorsque la famille von Bergen achète un rural. Sur le terrain adjacent, elle décide alors en 1870 de construire un hôtel. La mode est aux établissements de luxe destinés aux bourgeois voulant se mettre au vert pour éviter la tuberculose et, à leur échelle, les von Bergen s’en inspirent.

En 1997, Eveline Bühler reprend l’hôtel, qui est abandonné et pas vraiment aux normes... En famille, elle le retape dans le respect de son charme délicieusement suranné. «Je ne voulais pas en faire un hôtel prestigieux, mais un établissement accessible à tous», explique-t-elle en dressant la liste de tous les objets historiques que l’on peut admirer dans les chambres et les couloirs.

Les chambres, l’hôtel en compte dix, toutes différentes, installées pour certaines au-dessus des écuries devenues salle à manger ou dans le grenier.

Les historiens ont établi que La Sagne se trouvait jadis sur la route Paris-Berne. Un soir d’automne, Eveline Bühler a accueilli une famille pakistanaise qui, au départ de Londres, cherchait à rejoindre Interlaken via la capitale française. «Peut-être avaient-ils une très vieille carte», rigole-telle.

Hôtel von Bergen, Crêt 80, La Sagne. Tél. 032 931 03 18.


Paradis aquatique

Plongée sous-marine au large de Boudry

Le site regorge de surprises. Il est notamment possible d'admirer... un module lunaire !

Lorsqu’on est amateur de plongée, que voir dans les lacs suisses? Souvent pas grand-chose, il faut bien l’avouer… Sauf au large de la plage de Boudry, où une série d’objets les plus divers s’offrent à la vue des plongeurs à différentes profondeurs.

Il est tout d’abord possible d’admirer un dauphin. Plus loin se trouve un requin. On trouve également plusieurs épaves: celles d’un voilier, d’un Zodiac et d’une barque. Jusque-là, on reste dans le domaine de l’eau.

Mais le spot de Boudry recèle bien d’autres surprises, comme Blanche-Neige entourée de ses fidèles nains, un dragon et même… un module lunaire! Il y a quelques semaines encore, on pouvait également «visiter» une salle de bains, dont la notoriété avait largement dépassé les frontières cantonales. Mais elle a été enlevée pour cause de dégradation avancée.

Patron du magasin Sub-Sport, à Neuchâtel, Daniel Germanier connaît bien cette portion du lac de Neuchâtel. En plus de proposer des cours de formation, il y organise des plongées tous les mercredis soirs. «Le site est adapté à tous les niveaux; il est par exemple idéal pour les initiations», souligne-t-il.

Après un large plateau de trois-quatre mètres de profondeur, un talus en pente régulière permet en effet de s’enfoncer assez facilement dans les eaux sombres du lac. «Qui a immergé tous ces objets? Franchement, je ne sais pas, c’est plus ou moins secret, assure Daniel Germanier. Personne ne se vante de cela, car il n’y a eu aucune autorisation.»

Sub-Sport, rue des Usines 22, Neuchâtel. Tél. 032 740 17 61. www.subsport.ch


Paradis zen

Le Jardin japonais de La Chaux-de-Fonds

Au coeur de la ville se niche une petite oasis où le temps s'arrête.

Dans le but de permettre une meilleure découverte de son tissu urbain, la ville de La Chaux-de-Fonds a mis sur pied un système d’itinéraires balisés. Des balades thématiques qui permettent notamment de découvrir des lieux secrets, tel ce petit Jardin japonais, oasis zen nichée dans le passage des Petites-Lessiveries.

Créé dans les années 80 à l’initiative du jardinier chef de la ville, il a été aménagé à l’emplacement d’une ancienne chapelle dans le respect de la philosophie nippone, qui a pour but de rapprocher l’homme de l’harmonie universelle.

Du sable soigneusement ratissé, des arbres et des rochers, un minuscule plan d’eau: cet îlot asiatique rompant avec la majesté de l’architecture chaux-de-fonnière est un petit espace hors du temps où il fait bon s’arrêter avec un livre sous le bras. Par exemple Le promeneur, superbe manga contemplatif du grand Jirô Taniguchi.


Paradis pour pique-niqueurs

La Roche de l'Ermitage, Neuchâtel

L'apéro avec vue sur le lac.

A quelques minutes du centre de Neuchâtel, au-dessus du Centre Dürrenmatt, la Roche de l’Ermitage offre une vue plongeante sur le lac et la ville. Accessible en voiture ou en bus, le site est bucolique et incite au farniente.

Au centre de ladite roche, empruntez le petit chemin permettant de rejoindre le sommet. Puis partez à droite pour arriver sur un replat «équipé» de bancs naturels, en pierre, permettant de s’asseoir relativement confortablement pour casser la croûte. Au crépuscule, le lieu est idéal pour un petit apéro romantique.


Paradis du bien-être

Au Locle, il est possible de passer "une nuit ailleurs"

A l'étage inférieur de sa villa, Yolanda Piller a aménagé un petit nid romantique et aquatique.

Une nuit ailleurs. Le concept porte bien son nom. Dans une villa des hauts du Locle, il est possible de réserver une chambre d’hôtes – pour deux personnes – d’un genre particulier.

De 16 h à 11 h le lendemain, prolongations le dimanche, l’offre comprend un accès illimité à une piscine chauffée intérieure avec système de nage à contrecourant, un sauna multifonction, une petite salle de fitness et un solarium.

«L’idée est d’être seuls et de faire ce que l’on veut quand on veut», glisse Yolanda Piller, à l’origine du concept. Quelques boissons non alcoolisées sont également incluses, de même que le petit-déjeuner, un accès internet pour ceux qui n’arrivent pas à être coupés du monde et un projecteur permettant de visionner un film en sirotant l’apéro dans la piscine. Petite restauration possible en supplément.

Depuis son ouverture il y a quatre ans, ce nid romantique et aquatique ne désemplit pas. Le 22 août, Yolanda Piller ouvre les réservations... pour 2012.

Fiottets 9, Le Locle. Tél. 079 216 99 80. www.unenuitailleurs.ch





Tags: Neuchâtel, coin de paradis,

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