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Par Spiegel Der - Mis en ligne le 11.05.2010 à 17:38 |
PROPOS RECUEILLIS PAR THOMAS SCHULZ ET ALEXANDER JUNG Ces temps, le monde est aux prises avec une crise de l’endettement des Etats; auparavant, il se battait contre la crise bancaire et encore avant contre la crise immobilière. Les crises font-elles désormais partie de notre quotidien? Je le crains, oui. Dans mon nouvel ouvrage*, je montre que les crises sont un élément important du génome du capitalisme. Loin d’être l’exception, elles sont la règle. Les facteurs qui confèrent au capitalisme sa vitalité, soit sa capacité d’innover et sa tolérance au risque, peuvent justement aussi engendrer des effondrements catastrophiques. Ce que nous vivons en ce moment n’est que l’avant-goût de ce qui nous attend. Ces temps-ci, beaucoup d’investissements se portent sur des matières premières comme le pétrole et le cuivre. Faut-il craindre une nouvelle bulle? C’est possible. Parce que la demande est plutôt faible, les stocks sont pleins. Il y a beaucoup d’argent en quête d’investissement. C’est bien le problème: nous avons inondé la planète de liquidités pour stabiliser les économies. |









