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Le dossier multimédia
Nouveautés automne 2011

Par Christophe Schenk, Laurent Haug - Mis en ligne le 14.09.2011 à 15:56

L'Edito de Christophe Schenk

C’est une évolution qui semble irréversible: un objet pour les remplacer tous. Dans son salon, un téléviseur pour relever ses mails ou, dans son bureau, un ordinateur pour regarder des films. Dans sa poche, sa discothèque, son carnet d’adresses et son agenda, réunis sur un seul appareil. Attention à la panne, ou comment tout perdre d’un coup.

Surtout, à trop collectionner les couteaux suisses électroniques, on risque de ne plus vraiment savoir qu’en faire. On dresse l’inventaire, on zappe, on saute du coq à l’âne et au final, on se perd entre 50 fonctionnalités, comme un enfant dans un magasin de jouets. On nous avait promis le tout en un et voici qu’on découvre le tout... pour ne rien faire.

A tel point qu’on ne s’étonnera pas de voir renaître quelques classiques d’hier, à fonction unique, telle la platine vinyle, qui se décline désormais en version portable, façon mange-disque. Comme une envie de renouer avec les plaisirs simples, histoire de marquer une pause dans la course effrénée vers le progrès... et de profiter un peu mieux de ses bienfaits.


La télévision à la reconquête de son trône

Après la 3D, place aux téléviseurs connectés! Une révolution en marche qui pourrait redonner au petit écran sa place centrale d’antan. Mais si la technologie est optimale, c’est désormais aux contenus et aux applications de convaincre

Parfois, le futur ressemble étrangement au passé. Nouveau fleuron de l’évolution multimédia, les téléviseurs connectés – ou smart TV en V. O. – ont ainsi pour ambition de remettre le petit écran au centre des foyers. Et réhabiliter le veau d’or télévisuel, supplanté par l’ordinateur et la mobilité ces dernières années, après un règne sans partage de près de cinquante ans.

Loin d’être rétrograde, la démarche de fabricants comme Samsung, Sony ou Philips répond toutefois à une certaine logique. Alors que les consoles de jeux donnent accès à l’interactivité du web et qu’on parle déjà de mettre en réseau frigo et four à micro-ondes dans sa cuisine, il serait absurde que la télévision soit le dernier objet usuel non connecté.

Surtout à une époque où films, séries et informations se consomment presque plus souvent online que sur le petit écran, de YouTube à la Video on Demand (VOD), en passant par les échanges de fichiers moins légaux par le biais de différents réseaux.

Une nouvelle ère? Reste qu’après le pétard mouillé qu’auront constitué les téléviseurs 3D, une simple connexion à l’internet ne suffira pas forcément à convaincre de troquer son écran LCD HD – souvent acheté il y a moins de cinq ans – contre un nouveau joujou technologique, au prix encore considérable.

Surtout qu’actuellement, plusieurs fournisseurs proposent des boîtiers pour connecter sa bonne vieille TV à différents services online. Concepteurs et fabricants sont donc tenus d’inventer de nouveaux usages pour imposer les TV connectées. Et de changer certaines habitudes, afin que dans un futur proche, il apparaisse naturel de relever ses e-mails, de lancer une recherche Google ou encore d’entamer une conversation Skype via son petit écran.

Pour Anthony Schmitt, responsable produits TV et son pour Fnac Suisse, il ne fait aucun doute qu’une révolution est désormais en marche: «Si certaines fonctionnalités existaient déjà depuis quelque temps, la télévision connectée est réellement apparue sous un jour nouveau cette année, avec des fonctionnalités “impactantes”, observe-t-il.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’un gadget, mais du déclenchement d’une nouvelle ère.» Un enthousiasme que partage Gaetano Stucchi, responsable des conférences pour le festival genevois Cinéma tous écrans. «La technologie est désormais au point et clairement avantageuse, analyse-t-il. Et si les prix sont encore un peu élevés, ils ne devraient pas tarder à descendre.»

Différentes visions. Ce spécialiste tempère toutefois son jugement au moment de s’exprimer sur les différents modèles disponibles sur le marché aujourd’hui. «Malheureusement, il y a encore trop de solutions propriétaires qui conditionnent le choix des contenus. Chaque marque a développé sa vision de la TV connectée et cette diversité des approches peut être un frein à l’achat.»

Difficile, en effet, de consentir à un investissement important si l’on n’a pas l’assurance que la marque choisie perdurera. Ou, pire, si celle-ci est supplantée rapidement par un autre fournisseur, aux contenus plus séduisants, mais incompatibles.

Anthony Schmitt analyse cette diversité de façon moins critique. «Jusqu’ici, la situation est très différente d’un secteur comme l’informatique, expliquetil. On ne se trouve pas face à un duel entre un grand système et un autre – comme par exemple Apple et Android pour les smartphones – mais dans un secteur où les différentes marques gèrent chacune à leur façon les partenariats et les contrats.

Une situation valable pour cette année, qui pourrait changer à l’arrivée de nouveaux acteurs tels qu’Apple…» Si une certaine standardisation semble essentielle pour imposer cette nouvelle technologie, la clef du succès de l’un ou l’autre fabricant et, plus généralement, des TV connectées elles-mêmes, pourrait bien être l’évolution des applications proposées, complétant de façon originale les fonctionnalités de base (internet, Skype, VOD, etc.), à la manière des smartphones. Ou encore des contenus télévisuels eux-mêmes.

Entre communication ludique (les jeux vidéo) et utilitaire (les moteurs de recherche), un nouveau type de consommateur est en effet en train d’apparaître, tourné vers l’interactivité et fondamentalement proactif, en plus de fonctionner selon ses propres horaires et non selon une grille figée.

Aux créateurs de contenus de répondre aux attentes des téléspectateurs de l’ère multimédia. «Les nouveaux champs à explorer couvrent l’ensemble des produits culturels tels que nous les connaissons jusqu’ici… et même au-delà, note Gaetano Stucchi.

Mais les principaux acteurs du secteur de la création audiovisuelle sont encore trop frileux. Et privilégient des champs de test “faciles” comme le sport, les news ou les documentaires, au détriment de genres plus risqués mais plus intéressants d’un point de vue créatif comme la fiction ou le divertissement.»

Optimisme. Enfin à la portée du grand public, la télévision connectée doit donc encore étoffer sa palette pour séduire et convaincre définitivement. Ce qui n’empêche pas toutefois la plupart des spécialistes d’afficher un réel optimisme et d’envisager un parc équipé aux 2/3 de ces nouveaux téléviseurs à l’horizon 2015.

Car si rien ne permet d’affirmer que l’on reviendra à un système «TV-centrique», la télévision a aujourd’hui l’occasion de trouver une nouvelle jeunesse grâce à l’internet. Afin de conserver ses adeptes. Et de séduire une nouvelle génération, biberonnée aux consoles de jeux, aux ordinateurs et aux smartphones débordant de gadgets.

Conférence: «Le storytelling interactif, entre jeux vidéo et télévision connectée». Genève, 7 nov., dans le cadre de Cinéma tous écrans. www.cinema-tous-ecrans.com


Toujours plus dans sa poche

Grâce à Apple, les baladeurs numériques se sont perfectionnés. Le choix est désormais réel… mais les smartphones pourraient bien les détrôner.

Le baladeur MP3 se porte bien. En dix ans, capacités et performances se sont décuplées. Aujourd’hui, on peut transporter sa discothèque dans sa poche, mais également ses photos et ses vidéos favorites. Précurseur et grand dominateur de ce marché, l’iPod n’a cessé d’évoluer, jusqu’à créer l’émulation parmi ses concurrents, certains se payant même le luxe d’égaler ses performances et d’y ajouter quelques fonctionnalités (notamment la possibilité de capter la radio). Reste que le produit phare d’Apple domine encore le marché des baladeurs modernes, affichant près de 300 millions d’exemplaires vendus.

Le début de la fin? Ce succès pourrait toutefois être mis à mal dans les prochaines années. A l’heure du smartphone couteau suisse et du développement du streaming, le baladeur vit peut-être les dernières heures de son règne. Pourquoi s’embarrasser d’un lecteur de musique, quand un téléphone suffit à s’en mettre plein les oreilles? Et à quoi bon une mémoire d’éléphant – jusqu’à 32 gigas, soit 7000 chansons – si toute la musique est accessible en ligne?

Après la mort du walkman fin 2010 (trente et un ans au compteur) et du MiniDisc cette année (dix-neuf ans seulement), combien d’années reste-t-il au baladeur numérique avant de disparaître à son tour? La question reste ouverte. Mais ce qui est sûr, c’est qu’une fois de plus c’est Apple qui dictera le ton, fort du triomphe de son iPhone, qui ressemble méchamment à un iPod touch amélioré.


La chronique de Laurent Haug, Lift Conference

Je me souviens des années 90, et de mes premiers pas sur l’internet à l’université. A l’époque, avoir un mail ou un mobile faisait de moi un membre de la tribu des geeks, que Wikipédia définit comme un «jeune (de préférence adolescent), féru de sciences, qui s’intéresse également aux nouvelles technologies». Un cliché qui se meurt aujourd’hui.

Un rapide coup d’oeil dans la rue le confirme: presque tout le monde est connecté. La Suisse présente selon l’ITU un taux de pénétration des mobiles de 122% (!) et 75% de la population utilise l’internet.

Deuxième constat: les femmes sont plus nombreuses et plus actives sur certains sites (comme Facebook) et il suffit de se rendre dans le rayon jeux vidéo d’un grand magasin pour constater que la moitié des titres visent un public féminin.

Enfin, les technologies sont utilisées par toutes les tranches d’âge, des grands - par ent s qui skypent pour voir leurs petits-enfants grandir, aux gamins de 9 ans qui mentent sur leur âge pour ouvrir un compte Facebook. Le geek a vécu. Et a stigmatisé le développement des technologies dans notre société. Désormais nous sommes tous geeks!


Du walkman au lecteur MP3

La musicienne bâloise Anna Aaron se livre sur ses habitudes technologiques.

Son second album, Dogs in Spirit (Two Gentlemen), est l’un des meilleurs de l’automne. A 25 ans, Anna Aaron pourrait bien marcher sur les traces de ses aînées Sophie Hunger et Heidi Happy. Mais, si sur scène la Bâloise préfère le piano à queue à la guitare électrique, elle n’est pas pour autant allergique aux nouvelles technologies. Elle possède ainsi un lecteur MP3 SanDisk et un MacBook 13 pouces. Mais a aussi connu le walkman, adore sa platine vinyle et préfère un téléphone portable sans connexion internet ni appareil photo. Une question d’équilibre…

Votre premier contact avec un ordinateur?

Dans une bibliothèque à Bâle, quand j’avais 10 ans, pour chercher des livres dans leur catalogue.

Votre premier lecteur de musique portable?

A 18 ans, alors que je vivais encore aux Philippines, mes parents m’ont offert un walkman Sony noir. Il doit être dans un carton à la cave.

Votre premier téléphone portable?

J’avais 16 ans et je trouvais cool de ne pas avoir de téléphone portable. Et puis j’ai eu le coup de foudre pour un garçon, qui s’est plaint de ne pas pouvoir m’atteindre facilement. J’en ai donc acheté un.

Votre premier SMS?

A ce garçon dont j’étais amoureuse.

Votre premier e-mail?

Je ne m’en souviens pas. Mais c’était il y a très longtemps…

Votre première discussion sur Skype?

Avec un de mes anciens petits copains, car nous ne vivions pas dans la même ville.

L’appareil dont vous ne pouvez pas vous passer?

Ma platine vinyle. Même si en ce moment, l’aiguille est cassée et je ne peux pas l’utiliser.

Et celui dont vous voudriez vous passer?

Aucun. Je suis heureuse et m’en sors bien avec ceux que je possède.

Celui que vous utilisez le plus dans votre travail?

C’est certainement mon ordinateur, avec lequel j’enregistre mes démos, grâce au programme GarageBand. Mais je viens d’acheter un nouvel instrument, une Maschine, fabriquée par Native Instruments. En ce moment, j’apprends à l’utiliser et m’en servirai en concert. Reste que c’est sans doute l’appareil électronique le plus compliqué que j’aie jamais utilisé.

Et dans vos loisirs?

En fait, je préfère les livres…

Combien de numéros dans votre téléphone portable?

234.

Combien d’amis sur Facebook?

Environ 150.

Combien de chansons sur votre lecteur MP3?

500. Mais 20 000 sur mon ordinateur. Le problème, c’est qu’il s’agit d’un Mac et que je ne sais pas comment transférer ces chansons sur mon lecteur MP3 (que j’avais chargé à l’époque avec le PC de mes parents).

Combien de photos sur votre ordinateur?

Aucune.

Votre plus longue période sans connexion internet?

Une semaine, quand j’étais en vacances.


Tendances : La sélection des spécialistes de la Fnac

ACER ICONIATAB 500 32GB

D’un simple effleurement des doigts, cette tablette s’éveille et émerveille. L’accès aux réseaux sociaux, surf, jeux ou applications bureautiques est très facile et ludique. L’interface Android remplit bien sa mission! Les lignes épurées et fluides ajoutent une touche d’élégance à une utilisation confortable et intuitive.

+ Connectiques multiples, partage multimédia via clear.fi, prise USB directe.

-Accès carte SD peu aisé.

SAMSUNG UE60D8080

Grâce à son cadre quasi inexistant, le design de cette série est une vraie réussite. La très grande qualité d’image vous fera vivre une expérience d’immersion impressionnante. Novateur, le Smart Hub est intégré, et vous permet de surfer sur internet directement sur votre téléviseur ou encore de naviguer entre photos et vidéos personnelles sans effort et très simplement. Evidemment, toutes les fonctions sont présentes sur ce modèle haut de gamme (3D, HDMI 4, full HD,...)

+ Design - élégance - technologie.

-Télécommande pour la navigation perfectible.

LEICAX1 NOIR

La mythique marque de Carl Kellner nous propose un magnifique appareil photo compact doté d’un remarquable 24 mmf/2.8 (Equivalent 24 x 36: 35 mm). Cet objectif «reportage» discret et léger offre un piqué exceptionnel. Le boîtier bénéficie d’une ergonomie efficace et intuitive pour une utilisation manuelle. Enfin, le gros capteur CMOS APS-C, trés sensible à la lumière, permet une utilisation confortable dans les conditions difficiles.

+ Optique remarquable, ergonomie, qualité des images.

-Macro perfectible, écran moyen.

B&W ZEPPELIN AIR

Station d’accueil pour iPod et iPhone avec un design iconique, la nouvelle création de Bowers & Wilkins se dote désormais de la technologie AirPlay qui vous permet d’accéder à votre bibliothèque iTunes dans chaque pièce et ceci sans fil. Une amplification améliorée donne au Zeppelin des graves plus profonds que jamais. Alors prêt au décollage?

+ Technologie AirPlay, télécommande, design unique.

- Absence de réglage son.

MONSTER BEATS PRO

Esthétisme, robustesse et qualité audio sont les atouts indispensables pour réaliser un grand casque. Monster les a réunis avec le Beats Pro pour en faire le haut de gamme des casques DJ. L’alliance entre le cuir et le métal en fait un appareil solide et design qui se décline en deux couleurs: blanc et noir. Niveau son, la sensation d’écoute est incomparable: puissance et basses stables et profondes, qui se prêteront à tous les styles musicaux.

+ Design, qualité sonore.

-Casque «volumineux».

LOGITECH COQUE CLAVIER IPAD 2

Produit tout en un, il inclut socle, clavier et coque de protection en aluminium alliant style et confort. Placez l’iPad horizontalement ou verticalement et profitez du clavier bluetooth. Celui-ci dispose d’une batterie qui se recharge par USB et permet ainsi de ne pas entamer l’autonomie de la tablette. Les bords et les coins intérieurs sont renforcés afin d’offrir un maintien et une protection optimaux de l’iPad 2. Cela dit, il s’adapte également à l’iPad 1.

+ Design et confort.

- Pas de protection arrière de l’iPad.

ALIENWARE 51 ALX

Vous en avez entendu parler, vous doutez peut-être de leur existence... La Fnac vous propose de découvrir de vos propres yeux les Alienware! Ce sont les ordinateurs les plus impressionnants jamais élaborés pour le grand public. Que ce soit le design, la conception, les performances... tout ça semble être trop parfait pour venir de notre galaxie! L’Alienware Area-51 ALX est la machine de jeu ultime... venue d’ailleurs.

+ Conception et performances exceptionnelles.

- Encombrant.

STAR THÉÂTRE

Ce planétarium portatif doté d’un mouvement de rotation reproduit l’aspect de la voûte céleste au cours de l’année. L’angle de projection, la mise au point et un minuteur d’arrêt automatique sont réglables par l’utilisateur. Compact, il tient sur une table de chevet. C’est ainsi une veilleuse géniale pour bébé ou idéale pour une petite surprise romantique... L’un des produits phare de la rentrée, même s’il est sans doute plus destiné à se détendre qu’à s’instruire.

+ Idéal pour créer une ambiance.

- Le rendu des étoiles filantes.


Le coup de coeur de la Fnac

ASUS TF101

Cette tablette existe en 3 capacités de stockage: 16, 32 et 64 GB. Elle offre une autonomie très importante pouvant être doublée si on lui adjoint un accessoire supplémentaire, à savoir un clavier contenant une batterie.

La tablette se transforme alors astucieusement en un notebook permettant une saisie plus rapide. Asus signe là l’une des meilleures alternatives du marché face à l’iPad.

La Transformer offre une multitude de possibilités entre la navigation internet, la lecture de vidéos, le jeu, sans oublier l’accès aux nombreuses applications de la plateforme Android. A mettre entre toutes les mains.


Le coup de coeur de l'Hebdo

iON iPTUSB

Mi-vintage, mi-futuriste, cette platine vinyle ressuscite l’esprit du mangedisque… ou presque. Point de fente où glisser son 45 tours ici, mais un plateau et un moteur qui s’adaptent aux différents formats du microsillon (33, 45 et même 78 tours).

Pour le reste, la Ion iPTUSB renoue avec l’esprit nomade de l’antique mange-disque, grâce à des haut-parleurs intégrés, une alimentation électrique ou à piles et un format mini qui n’excède pas celui d’une pochette de 33 tours.

Ajoutez-y une sortie son pour la connecter à sa chaîne de salon et un port USB pour numériser ses disques vinyles via son ordinateur et vous obtenez le gadget idéal du geek mélomane.




Tags: multimédia,

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