REVIREMENT
Novartis plie, grâce à qui?
Par Cyril Jost - Mis en ligne le 18.01.2012 à 12:14
|
Le géant de la pharma renonce à supprimer 330 emplois à Prangins (VD). Un succès syndical et un coup politique.
L’annonce du maintien du site de production de Novartis à Prangins (VD), mardi 17 janvier, a mis tout le monde d’accord sur un point: c’est un dénouement exceptionnel, inespéré. Pour Philippe Leuba, chef du Département vaudois de l’économie, «l’élément décisif a été l’implication du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. Cela a permis d’établir un rapport de force.» Un point de vue que le Parti socialiste et les syndicats se sont dépêchés de contrer, tout en reconnaissant avoir eu de bons rapports avec les autorités. «Cette victoire est d’abord à mettre sur le compte de la mobilisation des salariés, soutient ainsi Yves Defferrard, secrétaire syndical à Unia. Souvenez-vous du premier communiqué du canton de Vaud, le 25 octobre. Il parlait de mettre en place un plan social et favoriser la transition de carrière des personnes licenciées.»
A quoi attribuer le revirement du Gouvernement vaudois? De solides arguments, d’abord, ont été trouvés par le Conseil d’Etat pour convaincre Novartis, qui bénéficiera d’allègements fiscaux et d’un changement d’affectation de terrain. Quelque 21 000 mètres carrés seraient concernés, dont la valeur actuelle (200 à 250 francs le m2) pourrait octupler grâce au dézonage. Autre facteur déterminant: le conseiller d’Etat socialiste Pierre-Yves Maillard a œuvré dans l’ombre de son collègue libéral en charge de l’Economie. L’ancien syndicaliste a d’ailleurs longtemps travaillé chez Unia avec un bras droit qui s’appelait... Yves Defferrard.
Tags: Novartis, revirement, Prangins,
|