Obèses discriminés: ça vole de plus en plus bas!
On se souvient avec émotion de la fine proposition de Ryanair de taxer lourdement les passagers trop débordants. Une annonce choc tombée en avril dernier qui avait désolé les uns et enthousiasmé les autres. Portée par le buzz de sa provocation, la compagnie irlandaise à bas coûts en avait profité pour sonder ses passagers élancés sur les critères d’application de sa «fat tax»: par kilo supplémentaire? Par centimètre excessif de tour de taille? Par trop gros indice de masse corporelle (IMC)? Au cas où le corps de l’obèse touche les deux accoudoirs simultanément…?
Finalement abandonnée, l’idée de Ryanair a sinon fait des émules, du moins encouragé des compagnies qu’on pensait plus respectables à empoigner le problème à bras le corps. A l’image du groupe Air France/KLM qui, la semaine dernière, s’est fendu d’un communiqué pour le moins similaire. On pouvait ainsi lire sur le site d’Air France, le 19 janvier, que les «passagers à forte corpulence» ayant «un tour de taille supérieur» à 135 cm seront désormais tenus de réserver un second siège «avec une remise commerciale de 25% sur le 2e siège acquitté».
L’annonce, qui a suscité une levée de boucliers parmi lesquels ceux de l’association Allegro Fortissimo, n’aura pas tenu 24 heures. La compagnie bleu-blanc-rouge s’est dépêchée de faire disparaître le paragraphe incriminé pour annoncer qu’elle offrirait désormais gracieusement le second siège au passager corpulent, enfin si toutefois l’avion n’était pas déjà plein...
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