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Par Luc Debraine - Mis en ligne le 15.08.2012 à 12:21 |
Ces Jeux olympiques ont été un tonique, au sens de l’eau pétillante et roborative inventée par les Britanniques. Enfin, le spectacle d’un pays européen maître de lui, optimiste, souriant. Dans la neurasthénie communautaire ambiante, et l’angoisse diffuse de l’époque, voilà qui confirme la réputation: sur cette île, on ne fait jamais rien comme les autres. Dans l’échec comme dans la réussite. Mais si l’on prend les formidables cérémonies d’ouverture et de clôture comme les métaphores du destin du Royaume-Uni, il est permis de s’interroger sur son état réel. Ou étaient les tableaux animés de la période actuelle? L’éloge a été celui du passé, de la révolution industrielle à l’invention du web, de l’agriculture au Swinging London des années 60. La britpop qui a mis en musique la démonstration d’énergie créative s’ancrait d’ailleurs dans cette décade prodigieuse. Dans l’épilogue des JO, John Lennon en direct d’outretombe, Ray Davies des Kinks, Roger Daltrey et Pete Townshend des Who ont nourri leur propre légende. Et dit à quel point les rares incursions dans le moment présent, comme la Muzak édulcorée du groupe One Direction, ne supportaient pas la comparaison avec le passé. Il est vrai que mettre en scène la croissance zéro, la méfiance envers la classe politique, la turpitude des banquiers londoniens, l’Ecosse qui menace de faire sécession ou les émeutes dans les banlieues aurait été moins rock’n’roll. |









