LES FAITSLe bras de fer continue. Le 29 novembre, le Gouvernement iranien a annoncé son projet de construire dix nouvelles centrales nucléaires de la même taille que le centre d’enrichissement principal du pays, à Natanz. Il réagissait ainsi à un vote de l’Agence internationale de l’énergie atomique(AIEA), deux jours plus tôt, exigeant de l’Iran qu’il mette fin à son exploitation du site de Qom, qui suscite l’ire de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis depuis le G20 de septembre. LES COMMENTAIRES«Il s’agit surtout de faire un doigt d’honneur au monde» selon un diplomate cité par le Guardian, résumant une opinion répandue: «C’est absurde. C’est beaucoup plus que ce dont ils ont besoin», déclare un collaborateur de l’AIEA au New York Times. «Le zigzag difficilement compréhensible de Téhéran dans la dispute nucléaire avec l’Occident le montre: le Gouvernement iranien, en proie au doute, cherche une stratégie raisonnable. Le dernier pas dans cette direction est une excursion au pays des merveilles», commente Die Südostschweiz. «Autant ou plus que la condamnation internationale, l’appui de la Russie et de la Chine à la nouvelle résolution (de l’AIEA, ndlr) fait mal à l’Iran», estime El País. En Algérie, El Watan rapporte que le Parlement iranien a demandé de réduire la coopération avec l’AIEA. À SUIVREBarack Obama a donné jusqu’à fin décembre à l’Iran pour montrer sa bonne volonté: au-delà, des sanctions économiques sont possibles. Mais pour la Chine, qui pourrait y mettre son veto au Conseil de sécurité, ce n’est «pas le but».
Tags: Iran, centrales nucléaires,
|