L'Hebdo;
2005-12-01 Paradis fiscaux
Une guerre sans merci
Les cantons de Suisse centrale se livrent bataille pour attirer les grosses fortunes. Avec sa moto, Pierre Nebel s'est lancé dans un road movie parmi les plus voraces prédateurs fiscaux du pays.
Voilà cinq minutes que j'ai quitté le centre de Zurich et je me sens déjà beaucoup plus léger. Je viens de franchir la frontière de la commune de Zollikon et, en un seul instant, j'ai économisé 2000 francs d'impôts. Ou plus précisément, j'aurais pu économiser 2000 francs, si seulement je disposais d'une résidence dans cette banlieue chic de la Goldküste zurichoise, où les taxes communales sont près de 40% moins élevées qu'en ville. Un peu dépité, je longe avec ma moto les magnifiques villas qui bordent le lac. Ici habite Franz Humer, le directeur de Roche à Bâle (16,5 millions de salaire en 2004), qui s'est installé à Zollikon au mois de septembre. Le capitaine d'industrie aurait épargné 220 000 francs dans l'opération. Bigre, encore beaucoup plus que moi...
Avec mon casque et mes grosses moufles, je me suis mis sur la route des paradis fiscaux qui bordent Zurich. Je pars à la découverte de ces communes et de ces cantons qui mènent la vie dure à la capitale économique en attirant un nombre croissant de résidents fortunés. L'air est froid, mais la route est magnifique et les villages défilent les uns après les autres: Zollikon, Küsnacht, Herrliberg, Meilen... Dans ces communes aux rues vierges de graffitis habitent Sepp Blatter, Thomas Borer, l'entrepreneur Walter Frey et Christoph Blocher. Avec toutes ces villas de luxe, mon quartier populaire du Kreis 9 de Zurich me semble bien loin...
Si je m'intéresse à ces communes, de Zollikon à Zoug en passant par Nidwald et Schwyz, c'est parce que ces riverains de Zurich se sont lancés ces dernières années dans une politique fiscale toujours plus agressive (voir tableau). A coups de réductions de l'imposition sur la fortune et de taux dégressifs sur les hauts revenus, ils ont drastiquement augmenté leurs revenus en pompant ceux de leur grand voisin. Au point de donner des idées aux Thurgoviens, Argoviens ou Obwaldiens, qui s'apprêtent à leur tour à baisser leurs taxes. «Du parasitisme», me dira plus tard le maire de Zurich, Elmar Ledergerber, qui supporte de moins en moins ces «resquilleurs» qui utilisent l'infrastructure de sa ville sans la payer. Parasites ou pas, je profite de cette belle journée de novembre pour les visiter.
Vue sur le lac en prime En arrivant au bout du lac de Zurich, je traverse le village de Hurden, porte d'entrée de Schwyz, le nouvel Eldorado des nantis de la région. En deux ans, le nombre de millionnaires habitant le canton a progressé de 30%! Parmi eux, Martina Hingis, le président de UBS Marcel Ospel (21,4 millions de revenus en 2004) et Oswald Grübel, le directeur du Credit Suisse. Ou encore Philippe Gaydoul, le patron de Denner, qui ne semble voir aucune contradiction à dire qu'il est «anti-patriote de faire ses achats à l'étranger», tout en pratiquant lui-même le tourisme fiscal.
bonne conscience Ma 125cc un peu poussive monte bravement sur les hauteurs de Wollerau qui, avec Freienbach, est l'une des communes les plus riches de Suisse. Ici, 8% des contribuables déclarent une fortune supérieure à un million de francs (contre 4,2% dans le canton de Genève). Avec une vue magnifique sur le lac, je me prends à rêver de ces maisons où l'on accède que par un ascenseur privatif et dont les garages sont suffisamment larges pour loger trois ou quatre voitures de luxe. Mais je ne suis pas là pour faire de la prospection immobilière et je dépose mon véhicule quelques kilomètres plus loin, devant l'étude de Marco Walser, avocat et responsable des finances de la commune de Freienbach.
Entre deux clients anglophones et un départ imminent pour Dubaï, il m'accorde un entretien. «N'est-il pas discutable de gagner son argent à Zurich et de payer ses impôts dans un paradis fiscal comme Freienbach?», dis-je avec une candeur franchement assumée. «Pas du tout, réplique Marco Walser avec la conviction d'un héritier de Guillaume Tell se battant pour la liberté. La concurrence est bonne et les personnes fortunées ont le droit de s'établir où elles le désirent.» Non, le directeur des finances de Freienbach n'a pas mauvaise conscience. Au contraire, il semble considérer Zurich comme une sorte d'héritière dévergondée qui ne saurait plus utiliser sa fortune avec parcimonie. «Ce qui manque à Zurich, c'est de savoir renoncer», dit-il en me faisant les gros yeux et en répétant trois fois le mot RENONCER! «Moi, il me suffit de manger avec ma femme un morceau de pain avec du fromage pour être heureux. Je n'ai pas besoin d'un filet.»
Que d'excellentes raisons A l'entendre, la concurrence fiscale serait indispensable pour que les politiciens «egomanes» de Zurich soient un tant soit peu soumis aux lois du marché. «Quand on construit un théâtre dans une ancienne fabrique et qu'il est déficitaire, il ne faut pas se plaindre!» Je me risque à suggérer que les 10% de contribuables qui paient les 90% des revenus de Freienbach n'y viennent pas pour les finances bien gérées, mais surtout pour les impôts qui ont été drastiquement réduits en 2001. Mais Marco Walser est vraiment incollable. «Regardez le Säntis, le lac, notre réserve naturelle, nos 200 associations, nos écoles qui sont les meilleures du canton», s'exclame-t-il avec l'élan enthousiaste d'un directeur d'office du tourisme. «Il y a encore de nombreuses autres raisons de venir ici que les taxes.»
Je reprends mon deux-roues et mets le cap sur Zoug. Je rends visite au conseiller d'Etat Hans Oswald, chef du centre névralgique de la vie zougoise: l'administration fiscale. En passant la porte du bâtiment gris de la Baarerstrasse, je me remémore ce que disait au téléphone un membre de la promotion économique locale: «A Zoug, les services des impôts vous considèrent comme un client. C'est eux qui vous expliquent comment faire pour en payer moins.» Plein d'admiration pour la philosophie éclairée des percepteurs du canton, je risque pourtant une question désagréable pour leur chef. «La concurrence fiscale que vous pratiquez n'est-elle pas dommageable à vos voisins?» Avec son air de sympathique gestionnaire, Hans Oswald n'est pas du genre à s'énerver. Mais on ne remet pas en cause la réputation de son canton sans avoir droit à une réponse cinglante. «Avec la nouvelle péréquation financière, nous payons 120 à 150 millions par an en plus. La Confédération profite davantage de l'existence de notre canton que Zoug elle-même. La concurrence fiscale est positive, ce n'est pas notre problème si d'autres dépensent trop.»
concurrence grandissante Aïe, j'ai fait une gaffe et j'ai droit à une longue énumération de tous ces «facteurs mous» qui rendent Zoug si sexy pour les 1218 sociétés qui s'y sont installées en 2004: réception auprès des autorités, médecins sachant parler les langues, écoles internationales... A la fin de l'entretien, Hans Oswald ne me tient heureusement pas rigueur de mon manque de tact. Il me confie même la toute dernière publication de l'Association zougoise du commerce et des services (HDV).
Une lecture moins ennuyeuse que je ne le craignais, car elle souligne le malaise qui a saisi le canton. «Un vent de plus en plus rude souffle sur notre paradis fiscal», écrit Luka Müller, le président de la HDV, laissant percer son inquiétude. Devant la concurrence grandissante des cantons et des pays voisins, de nouvelles idées et de nouveaux modèles sont nécessaires «et rapidement», dit-il dans un éditorial inquiet. Traduit en langage clair: le canton doit continuer à baisser ses taxes...
Rien de plus beau que les bords du lac de Zoug, me dis-je en fonçant sur la route régionale. Malheureusement, je dois abandonner l'espoir de pouvoir m'y établir. Même si j'en avais les moyens, il ne reste que très peu de terrains à disposition pour construire de grandes villas, comme me le disait tout à l'heure le commis à la promotion économique. Daniel Vasella, le patron de Novartis, n'a heureusement pas eu ce problème, lui qui s'est installé encore à temps dans le bien nommé village de Risch. A proximité du château de Buonas, le lieu est magnifique, mais désert. On n'entend que le bruit léger des stores automatiques des villas qui s'adaptent de temps à autre à la course du soleil.
La route des paradis fiscaux me mène au-delà de Zoug, jusqu'à Hergiswil (NW) qui est devenu le pire ennemi (fiscal) de la ville de Lucerne. Il y a trente ans, la commune végétait avec trois millions de recettes annuelles et 20 millions de dettes. Jusqu'à ce qu'elle baisse ses impôts et attire toutes les personnalités fortunées de la région (Michael Pieper de Forbo, DJ Bobo). Aujourd'hui, le maire, Ralph Sigg, me dit avec une pointe de fierté dans la voix qu'il ne doit plus d'argent à per- sonne. Dans la mairie «qui n'a pas coûté beaucoup», le politicien se voit comme le régulateur ultime des impôts lucernois. «Grâce à nous, la ville va devoir baisser ses taxes», me confie-t-il avec l'air satisfait de celui qui remplit une mission de salubrité publique.
Guerre des tranchées Avant Lucerne, c'est pourtant Obwald qui va bientôt faire baisser sa fiscalité. Il me faut à peine 12 minutes pour atteindre Sarnen, le chef-lieu du petit demi-canton, mais j'ai l'impression d'arriver dans un autre monde. Le temps semble s'être arrêté à Sarnen, dont le centre de la ville se résume à la gare, quelques commerces et une belle église. Pas étonnant, dans la mesure où cet enfer fiscal (l'imposition est aujourd'hui 50% plus élevée que la moyenne suisse) a vu ses meilleurs contribuables partir à l'extérieur du canton. L'ensemble des membres de la direction de Sarna, l'une des plus grosses entreprises locales, a par exemple fui sous d'autres cieux. Alors que Nidwald prospérait, Obwald a plongé.
Dans le bâtiment du gouvernement, qui borde directement les champs, je m'assieds en face de Hans Wallimann, le conseiller d'Etat en charge des Finances. Comme un entrepreneur qui n'a plus le choix, il m'explique pourquoi il va tenter le tout pour le tout: transformer Obwald en paradis fiscal le plus attractif de Suisse. «Si nous ne faisons rien contre l'exode fiscal, la situation sera pire encore. Il suffirait que quelques-unes des 1000 sociétés qui s'installent à Zoug chaque année viennent chez nous et nous aurions au moins une chance.» Devant la situation inextricable du canton, je ne peux m'empêcher d'avoir de la compréhension pour sa décision.
Mais en même temps, je me souviens de ce que me disait tout à l'heure Ralph Sigg, le maire de Hergiswil: «Bien sûr, Nidwald va très probablement planifier une contre-mesure aux baisses d'Obwald!» Le soleil se couche sur Sarnen, mais la guerre fiscale ne se terminera pas ce soir... |
«Les personnes fortunées ont le droit de s'établir où elles le désirent.»
Marco Walser, responsable des finances de la commune de Freienbach
«Bien sûr, Nidwald va très probablement planifier une contre-mesure aux baisses d'Obwald!»
Ralph Sigg, maire de Hergiswil
hit-parade des communes à millionnaires (en % du nombre de contribuables)
Walchwil (ZG) 13,0%
Oberägeri (ZG) 11,7%
Hergiswil (NW) 10,9%
Zoug (ZG) 10,9%
Unterägeri (ZG) 9,2%
Hünenberg (ZG) 8,7%
Wollerau (SZ) 8,3%
Stanstad (NW) 7,5%
Baar (ZG) 6,5%
Neuheim (ZG) 6,5%
Freienbach (SZ) 5,9%
Cham (ZG) 5,9%
Ennetbürgen (NW) 5,5%
Risch (ZG) 5,5%
Elmar Ledergerber: «Non au parasitisme fiscal!»
Le maire de Zurich veut mettre fin à la sous-enchère pratiquée par les communes et les cantons voisins. Car il s'agit d'un jeu à somme nulle, dit-il.
Marcel Ospel, président de UBS, s'est récemment installé à Wollerau, le paradis fiscal schwytzois. Que vous inspirent les communes et les cantons qui hébergent les Zurichois les plus fortunés?
Il ne s'agit plus de concurrence fiscale, mais d'une forme de parasitisme. Les communes zurichoises riveraines du bord du lac ou les cantons de Zoug ou de Schwyz vivent des infrastructures de la ville de Zurich, mais ne contribuent pas à leur financement. J'appelle cela de la resquille. Près de 30 milliards de revenus sont gagnés grâce à nous, mais ne sont pas taxés sur le canton.
A Freienbach (SZ) ou à Zoug, on vous rétorque que les riches n'y viennent pas seulement à cause des impôts modérés, mais aussi à cause du paysage et d'une administration plus économe et plus efficiente que celle de Zurich...
C'est de l'idéologie pure. Freienbach est attractive, mais il y a beaucoup d'autres régions en Suisse qui sont également belles. Les habitants de ces communes sont souvent soit rentiers, soit pendulaires entre Zurich et leur domicile. Ces communes pratiquent simplement le dumping fiscal, sans lien avec une prestation particulière. On nous reproche de trop dépenser pour la culture, mais ces régions devraient plutôt nous adresser leurs remerciements de le faire. Nous investissons dans la culture, l'infrastructure, l'éducation, l'environnement, les transports pour que Zurich puisse se battre au niveau international. Si la ville ne peut plus le faire, alors je peux vous assurer que Zoug ou Freienbach perdront aussi.
Que va-t-il se passer si tous les cantons se lancent dans la même concurrence fiscale?
Les cantons peuvent attirer des entreprises en baissant leurs impôts, mais il faut souligner qu'il s'agit d'un jeu à somme nulle pour la région. Il n'y aura pas plus d'investissements, pas plus de places de travail, pas plus d'entreprises. Les cantons vont simplement se les arracher les uns aux autres. C'est un peu semblable aux entreprises qui font du dumping. A la fin, la plupart font faillite et ne survit que celle qui aura résisté le plus longtemps. Il en découle une situation de monopole et ce sont les consommateurs qui paient l'addition à la fin.
Faut-il s'inquiéter des baisses d'impôts successives des cantons de Suisse centrale?
Tant que cela reste limité à Nidwald ou Schaffhouse, je veux bien le leur accorder. Mais si Zoug, Thurgovie ou Argovie le font aussi, alors les structures fédérales de ce pays vont arriver à leurs limites. Vous avez 26 petites républiques en Suisse, dont la plupart ne sont pas capables de survivre par elles-mêmes. Elles continuent à exister, grâce à Zurich qui finance plus de 90% de la péréquation financière. Ces cantons et ces communes ont donc un intérêt à ce que nous prospérions. Si l'on nous enlève nos moyens financiers et notre capacité d'investir, nous arriverons à une situation critique.
Que proposez-vous pour réformer la concurrence fiscale entre les cantons et les communes?
A l'intérieur d'un canton je vois deux solutions. La première serait de faire coïncider les structures politiques avec les structures économiques d'une agglomération via la réunion de communes. Mais je sais qu'il s'agit de quelque chose de difficile à réaliser. La deuxième solution serait de distribuer les impôts des pendulaires entre leur lieu de travail et leur lieu de résidence. Au niveau de la concurrence fiscale intercantonale, je pense que des différences d'imposition de plus de 20% ne sont pas justifiées. Il n'est par exemple pas normal qu'une famille jurassienne avec un revenu imposable de 100000 francs paie deux fois et demi plus d'impôts qu'à Zurich.
La péréquation fiscale de cette année ne suffit pas encore?
Si l'on introduisait cette réforme fiscale, il faudrait en effet changer certains aspects de la péréquation financière. Zurich paie aujourd'hui 1,4 milliard et à l'avenir sans doute encore plus. Mais si nous introduisions une harmonisation fiscale, tout le monde aurait les mêmes conditions-cadres et nous n'aurions plus ces distorsions. |
Elmar Ledergerber
WOLLERAU Jadis un joli village tout simple, comme l'indique l'affiche de droite. Aujourd'hui, une des communes qui offrent les meilleurs taux du pays.
QUELQUES VEDETTES PARMI LES DISCRETS RÉFUGIÉS DU FISC
DJ Bobo Le chanteur et producteur argovien a trahi son canton d'origine en faisant un saut de puce fiscal. Il habite désormais à Hergiswil aux portes de la ville de Lucerne.
Marcel Ospel Le président de UBS a fait scandale cette année en posant ses valises dans la commune de Wollerau, à 30 minutes de Zurich. Le canton de Schwyz est devenu le nouveau paradis des millionnaires zurichois.
Martina Hingis L'ex-championne saint-galloise habite à quelques kilomètres de son canton d'origine, sur le territoire de Freienbach, une des communes fiscalement les plus attractives du pays.
Daniel Vasella Le grand patron de Novartis travaille à Bâle, mais a déplacé son domicile il y a quelques années à Risch dans le canton de Zoug où la charge fiscale globale est 54% moins élevée qu'à Bâle-Ville.
BALADE PARMI LES CANTONS EN GUERRE FISCALE
Il suffit de quelques minutes de voiture pour échapper aux impôts élevés de Zurich ou de Lucerne. En habitant dans les paradis fiscaux de Zollikon, Freienbach ou Hergiswil, les plus riches habitants des centres urbains privent les villes d'une partie de leurs ressources. Un phénomène en accélération depuis que les cantons de Suisse centrale multiplient les baisses d'imposition.
ImpôtS en chute libre
51.7
ZOUG
Index global de la charge fiscale, 2004 (Suisse=100)
Dès 2007, baisse de l'impôt sur le capital des sociétés holding à 0,020/00 face à «l'urgence» de la concurrence des autres cantons. Diminution de la double imposition des bénéfices et des dividendes (30% de réduction) sur le modèle de Nidwald. Dans le cadre de la deuxième révision fiscale, Zoug aimerait diminuer l'impôt sur la fortune et examiner l'abolition de l'impôt sur les successions et les donations.
64.1
SCHWYZ
Index global de la charge fiscale, 2004 (Suisse=100)
Dès 2007, baisse de l'impôt sur le capital des sociétés holding à 0,0625 0/00. Diminution de la double imposition des bénéfices et des dividendes (modèle Nidwald). Des communes comme Freienbach ont déjà des taux d'impositions sur le revenu ou sur la fortune, bien inférieurs à ceux de Zoug. L'impôt sur la succession et sur les donations a été aboli.
75.2
NIDWALD
Index global de la charge fiscale, 2004 (Suisse=100)
Depuis 2001, introduction du modèle «nidwaldien» de diminution de la double imposition: les bénéfices distribués aux actionnaires sont taxés à 50% du taux d'imposition sur le revenu et à 57% du taux d'imposition sur la fortune (à partir d'une participation de 5% dans une société). Le canton pourrait bientôt réagir aux réductions d'impôts prévues par Obwald. Déjà aujourd'hui, l'impôt sur la fortune est nettement moins élevé qu'à Zoug dans des communes comme Hergiswil.
150.3
OBWALD
Index global de la charge fiscale, 2004 (Suisse=100)
Après avoir été un enfer fiscal Obwald veut devenir un paradis dès janvier 2006. Diminution de 5 à 10% des impôts sur le revenu et introduction d'un taux dégressif pour les hauts revenus. Réduction de 30 à 60% de l'impôt sur la fortune. Impôt sur les bénéfices des sociétés ramené au taux record de 6,6%. Diminution de l'impôt sur le capital des sociétés holding à 0,01 0/00 et diminution de la double imposition.
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