Globalement, le canton possède un meilleur équilibre que son voisin vaudois en termes de marché immobilier. La demande de nouveaux logements est restée soutenue, grâce à une évolution démographique favorable. «Depuis environ sept ans, l’activité immobilière est très forte à Fribourg, surtout dans les endroits stratégiques situés le long des autoroutes A1 et A12. Le canton bénéficie de la pénurie de logements qui règne sur l’arc lémanique. Bien localisées, les régions de la Glâne et de la Veveyse, ainsi que la Gruyère ont connu un fort développement de la population deux fois plus élevé que dans le reste du canton», explique Philippe Kaufmann, économiste dans l’analyse immobilière au Credit Suisse.
Le taux de construction de logements neufs en Gruyère s’élève à 2,8%, dans la Glâne et la Veveyse à 2,5%. Comme dans le Chablais, les régions situées à une distance intéressante des pôles urbains lémaniques ont gagné en attrait en offrant une solution à ceux qui envisagent d’être pendulaires.
La ville de Fribourg est plutôt liée à la location. Elle est très construite et il n’existe plus beaucoup de zones à bâtir. La cité se développe plutôt en direction des communes périphériques comme Villars-sur-Glâne, Givisiez et Granges-Paccot ou encore Marly. Dans ces agglomérations, la PPE a connu un grand boom, car il y avait une abondance de terrains disponibles. A présent, ils se font rares là aussi et il faut compter environ 4500 francs le m2 pour un appartement standard.
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