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Banque nationale suisse
Passage de témoin

Par Yves Steiner - Mis en ligne le 23.12.2009 à 19:39

Le directoire de la Banque nationale suisse se renouvelle. Avec l’arrivée à sa tête d’un homme déjà très en vue, Philipp Hildebrand.

FRANC SUISSE. En 2003, quand Philipp Hildebrand entre au Directoire de la Banque nationale suisse (BNS), des collaborateurs de l’institution l’affublent d’un surnom: «beau gosse». Histoire d’égratigner un brin un homme riche, venu de la finance spéculative – la «gestion alternative» pour être poli – et très peu versé dans la techni-cité de la science économique. Rien à voir avec la tradition de la BNS.

Depuis, ils sont rares à user encore de ce surnom à la BNS lorsqu’ils évoquent Philipp Hildebrand. Car celui qui succédera à Jean-Pierre Roth à la tête de la Banque dès le 1er janvier, impressionne. Surtout depuis l’été 2008, avec le travail réalisé par la BNS. Et le plan de sauvetage d’UBS, dont il est l’un des principaux architectes. Sans parler de son implication dans les discussions internationales sur les réformes financières à venir. Fin septembre à Pittsburgh, il était ainsi le seul représentant de la Suisse à être présent au G20.

Sous les projecteurs des médias depuis des mois, le futur président de la BNS a laissé entendre à plusieurs occasions que «le retour à une certaine discrétion serait des plus profitables». Difficile de le croire. Car les échéances qui vont se présenter en 2010 mettront sans nul doute la BNS dans le viseur médiatique. D’abord, parce que la Banque nationale conserve toujours plus de 20 milliards d’actifs toxiques d’UBS dans ses comptes. Ensuite, parce qu’elle a laissé entrevoir en décembre un ajustement du cours de sa politique monétaire au second semestre de l’année qui vient. Enfin, parce que le débat sur les régulations des grandes banques et leur impact pour la stabilité du système financier suisse perdurera en 2010. Philipp Hildebrand s’est profilé comme un acteur essentiel de ce débat, assez peu prompt jusqu’ici à transiger avec le Credit Suisse et l’UBS sur ces questions. Même position en 2010?






Tags: BNS, Jean-Pierre Roth, Philipp Hildebrand,

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