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Par Olivier Grivat - Mis en ligne le 14.04.2010 à 17:19 |
Né en Suède d’un père parisien et d’une mère suédoise, Patrick Delarive est arrivé en Suisse à 6 ans. Cet autodidacte se retrouve, à 48 ans, à la tête d’un groupe de 200 millions de volume d’affaires et 160 employés dont 70% de femmes. Il y a l’immobilier avec la Régie de la Couronne et de multiples promotions, l’écotourisme avec les Whitepods en Valais, l’aviation qui l’a amené à passer (avec son ami Piccard) une licence de vol aux instruments et à investir dans la société de services aériens Fly 7; sans oublier le sponsoring de Sarah Marquis. «Quand j’ai monté mon entreprise en 1994, je venais du Crédit Suisse où j’avais fait mes armes à New York. Un cursus effectué aux côtés d’Olivier Steimer, le président de la BCV, Rolf Doerig, le président de Swiss Life et Alex Widmer, le CEO décédé de Julius Bär, qui avaient tous au moins une licence HEC!» Aujourd’hui, c’est la faculté où Patrick Delarive donne des cours… d’immobilier. Un air de revanche pour l’élève qui a ronronné au fond de la classe: «A Champittet, j’ai redoublé trois fois en six ans», avoue celui qui vient d’une fratrie de médecin et économiste, avec un fils David (21 ans) à la Haute Ecole de Saint-Gall et une fille, Femke (19 ans), qui se destine aux métiers du cinéma à Paris. Perles de la… couronne, les Moulins de la Veveyse, sis à l’emplacement des anciens Ateliers de constructions mécaniques de Vevey. Ils seront le plus important site résidentiel à énergies renouvelables de Suisse: «Y vivront mille personnes, le nombre d’ouvriers licenciés à l’époque des ACMV!» SON CLAN: SES FRÈRESJOAKIM DELARIVE 46 ans, est médecin-gastroentérologue à Lausanne. Plus qu’un frère, c’est son meilleur ami qui sait tout sur lui: «Très différent, presque opposé, très sportif, calme, complètement dans le moment présent.» SÉBASTIEN DELARIVE 41 ans, vit à Tokyo où il est membre de l’exécutif de Sanofi-Aventis. Le frère «zen» qui prend du recul en toutes circonstances. La différence d’âge fait qu’ils se rapprochent beaucoup depuis quelques années. Ils s’appellent plusieurs fois par semaine et se disent tout, avec beaucoup d’humour au deuxième degré. LA RÉVÉLATIONSARAH MARQUIS Avec l’exploratrice, cela a été «une rencontre sans mot, empreinte de respect et de complicité. C’est une “Martienne humaine”, un modèle de ténacité et de persévérance.» LES AMIS POLITIQUESOLIVIER FELLER Pour le député radical et directeur de la Chambre vaudoise immobilière, Patrick Delarive est un homme d’affaires atypique: «Son envie d’être à l’origine de projets utiles à la communauté et de les faire aboutir, tels les Moulins de la Veveyse, le motive davantage que le profit économique immédiat. Sans être naïf, il respecte les autres. Avec son talent, sa curiosité, son enthousiasme, c’est une des raisons de ses succès.» DORIS COHEN-DUMANI «Patrick est de ceux qui s’investissent pleinement avec beaucoup de courage et un sens des valeurs humaines, assure l’ancienne municipale lausannoise. Dans sa vie professionnelle, de par ses qualités relationnelles et sa grande sensibilité, il réussit à être un manager qui tient une place importante. J’apprécie sa réceptivité, le respect qu’il éprouve pour les plus démunis, sa faculté de s’émerveiller.» LES AMIS DE L’ÉCONOMIEPHILIPPE HEBEISEN «Nous nous connaissons depuis une bonne quinzaine d’années, confie le directeur général de la Vaudoise Assurances. Patrick cumule un profil d’entrepreneur doué mais impatient avec une empathie peu commune, qui lui permet par quelques questions ouvertes et une curiosité surnaturelle d’appréhender toute situation nouvelle. Il cultive avec fidélité et sincérité un réseau relationnel très diversifié.» BORIS COLLARDI Le CEO de Julius Bär à Zurich voit en Patrick «un super-type, toujours très dynamique, plein d’idées, c’est pour cela qu’on s’entend bien. C’est un optimiste de nature qui voit toujours le côté positif des choses. On est tous les deux très occupés, mais on arrive toujours à se parler dans l’heure.» LES AMIS FIDÈLESCLAUDE CHAPPUIS «L’ami de tous les jours, le meilleur promoteur qui existe, alliant résultats à la qualité et à l’esthétique. Un épicurien avec lequel tous les moments sont bons. Un rapport professionnel d’une franchise totale, sans jamais de conflit, même lorsque les règles établies doivent changer en cours de route. Il m’a appris ce métier magnifique.» NORBERT FUCHS 49 ans, «le fidèle parmi les fidèles». Associé chez Prime Partners à Genève, une des plus importantes sociétés de gestion de Suisse, il est l’ami de toujours – rencontré en apprentissage à la BPS en 1979 –, le plus disponible, le plus généreux: «une relation simple, de qualité absolue. Jamais il ne juge, jamais il ne donne de leçons; toujours il écoute et dit ce qu’il pense .» BERTRAND PICCARD «J’ai rarement rencontré quelqu’un qui a une telle envie de réussir et qui y arrive si bien, confie l’aérostier et pionnier de l’aviation solaire. Patrick est la preuve vivante qu’avec beaucoup de travail, d’intuition mais aussi d’éthique, on peut mettre la chance de son côté. J’admire les gens qui naviguent de cette façon dans les vents de la vie.» ALEXANDRE ZELLER «Patrick est un vrai entrepreneur, il fourmille d’idées qu’il réalise avec succès, estime le directeur général de HSBC Suisse à Genève. Mais dans ses affaires comme dans le privé, je pense que ce sont les relations humaines qui le passionnent et il est particulièrement fidèle en amitié.» CHRISTIAN JACOT-DESCOMBES «C’est sans aucun doute l’inventeur du coup de foudre en amitié, résume le porteparole de la BCV. Il y a peu de gens avec lesquels mes atomes sont si rapidement devenus crochus. Avec lui, tout va très vite. Il a cette faculté des grands esprits d’avoir toujours ce coup d’avance qui, associée à une liberté d’esprit indomptable, lui vaut tout mon respect et mon amitié sans faille.» SAMUEL BONVIN Le fondateur et président du Caprices Festival de Crans-Montana a étudié les sciences-po à Lausanne, avant de créer à 25 ans et sans expérience professionnelle, ce festival qui présente un programme de grande qualité: «Un vrai entrepreneur avec une sensibilité artistique exceptionnelle», estime Patrick Delarive. LES CONCURRENTSPHILIPPE CARDIS «Le directeur général de De Rham est un professionnel brillant, un homme intelligent et vif que je respecte et que je cite souvent comme référence pour sa vision du métier.» ANTHONY COLLÉ L’administrateur-délégué de Domicim est un ami: «C’est un grand professionnel doté d’une intégrité absolue et de valeurs communes. Il m’a beaucoup aidé et conseillé lors de mon entrée dans le monde des régisseurs», se rappelle Patrick. Pour Anthony Collé, «c’est un Entreprenator! Ensemble nous épuisons les blocs à idées, mais il en remplit plus que moi. J’apprécie son grand cœur, attentionné, qui ne se voit pas forcément de prime abord.» |









