Philippe Rochat veut une école
Par Knut Schwander - Mis en ligne le 19.05.2010 à 15:40
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Les métiers de bouche tendent à disparaître? Le chef de Crissier (VD) entend enrayer le mouvement en créant une école dédiée à l’excellence.
RELÈVE. Une école pour assurer la formation continue des meilleurs jeunes cuisiniers, serveurs et boulangers: c’est le projet que caresse Philippe Rochat, à Crissier. L’idée a germé il y a quelque temps déjà. Mais le chef de l’Hôtel de Ville (19/20 au GaultMillau) compte sur l’émulation engendrée par la finale européenne du Bocuse d’or, en juin prochain, à Genève, pour faire avancer le dossier: «C’est un événement unique comme il ne s’en reproduira pas en Suisse avant des décennies. L’occasion de mettre en avant les atouts de notre métier pour motiver les générations à venir.» Philippe Rochat, président de la manifestation qui se tiendra dans le cadre du salon professionnel Genève Saveurs, espère clairement trouver à cette occasion des soutiens pour cet ambitieux – donc coûteux – projet d’école qu’il pense installer à Crissier, dans la maison qui jouxte l’Hôtel de Ville: «Une école très pointue, avec seulement dix à vingt postes visant à valoriser nos métiers en permettant aux meilleurs jeunes professionnels de parfaire leur savoir.» La maison abriterait aussi le siège suisse de l’Académie du Bocuse d’or, ainsi qu’une bibliothèque de gastronomie alimentée par les collections de livres anciens de plusieurs chefs toqués et étoilés. Un pôle d’excellence unique chargé de transmettre un savoir que les écoles hôtelières, orientées vers la gestion, ne peuvent pas dispenser. En attendant, le comité du Bocuse d’or Suisse poursuit ses activités de promotion pour la jeunesse. Il a invité les élèves de toutes les écoles professionnelles de Suisse à venir passer un jour à Genève: 2800 apprentis se sont inscrits. Ils pourront voir s’affronter, entre le 6 et le 8 juin, les 20 candidats venus de l’Europe entière et qui se préparent depuis des mois. A l’instar du candidat suisse, Frank Giovannini, qui est à bonne école puisqu’il est sous-chef chez... Philippe Rochat. «UNE ÉCOLE POINTUE, AVEC SEULEMENT 10 À 20 POSTES PERMETTANT AUX MEILLEURS JEUNES PROFESSIONNELS DE PARFAIRE LEUR SAVOIR.»Philippe Rochat
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