Syrie: plus de 230 civils tués - non de Moscou à une résolution
Par ats - Mis en ligne le 04.02.2012 à 02:34
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| Les forces syriennes ont bombardé samedi la ville rebelle de Homs, tuant plus de 230 civils dans un "massacre terrifiant", a affirmé l'opposition. Pendant ce temps à l'ONU, Russie et Chine ont opposé pour la seconde fois leur veto à une résolution condamnant la répression.
Les treize autres pays du Conseil de sécurité ont voté en faveur du texte présenté par les Occidentaux et les pays arabes. Malgré dix mois de violences qui ont fait au moins 6000 morts selon les militants, l'ONU a été incapable jusqu'ici d'adopter une résolution sur la Syrie. Un précédent texte avait déjà été bloqué en octobre par Moscou et Pékin.
Des dizaines de femmes et d'enfants figurent parmi les 230 morts de l'épisode le plus meurtrier en près de 11 mois de révolte populaire en Syrie. Ils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi quand les forces du régime ont pilonné des quartiers résidentiels à Homs, selon les organisations de l'opposition.
Démenti syrien
Il était difficile samedi de confirmer l'information de source indépendante en raison des fortes restrictions imposées à la presse étrangère dans le pays. Les chaînes arabes Al-Arabiya et Al-Jazira ont montré des dizaines de corps sans vie jonchant les rues de Homs.
Les autorités syriennes ont démenti tout bombardement sur la ville, surnommée "capitale de la révolution". Elles ont affirmé que les violences étaient dues à des "groupes armés".
Tirs sur la foule
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le nombre des morts à Homs s'élève à 237, dont 99 femmes et enfants. Le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition d'opposants, a pour sa part fait état de 260 morts et de centaines de blessés, parlant de l'un des "massacres les plus terrifiants" depuis mars.
Samedi encore, les forces du régime ont tiré sur une foule participant aux funérailles de victimes de la veille à Daraya près de Damas, faisant 12 morts et 30 blessés, selon l'OSDH. Neuf autres civils, dont deux enfants, ont péri sous les balles des troupes, dans la région de Damas et à Idleb.
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