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Studer, 52 ans, avait facilement dominé le gouvernement précédent, emmené par la coalition des socialistes et de Fernand Cuche: l’heureux temps du «roi Studer». Mais la déroute du Vert, qui s’était bêtement accroché l’an dernier à son siège comme la moule au caillou, a conduit au retournement dans les urnes: trois ministres de droite élus, tous du même parti. Sans compter que la colistière PS de Studer, Gisèle Ory, est du Haut du canton: il lui arrive souvent de voter avec le Chaux-de-Fonnier Frédéric Hainard, qui a fait une très bonne élection au gouvernement.
Au début de mai, «l’affaire Hainard» vient juste de débuter. Quelques jours plus tôt, pourtant, selon un document que L’Hebdo a pu consulter, les membres du Conseil d’Etat avaient reçu, émanant du Service des ressources humaines, un rapport concernant les conditions d’engagement d’une amie de Frédéric Hainard au Service de surveillance et des relations au travail, le SSRT. Trois jours plus tard, une partie des infos qu’il contient se retrouve dans le quotidien Le Matin, qui met le feu au bûcher: une quinzaine d’autres articles suivront, tous à charge.
Un shérif amoureux? Car la relation entre Frédéric Hainard et cette Suissesse d’origine espagnole est évidement centrale. Dans la plupart des reproches qui seront faits, un mois durant, au jeune ministre de l’Economie (34 ans), elle est à son côté. Comment est-ce arrivé?
Frédéric Hainard la connaît depuis une quinzaine années. Sur la lettre de postulation qu’elle envoie au SSRT, à l’automne de l’an dernier, elle ne fait d’ailleurs pas mystère de ses liens avec sa famille, citant en première référence Pierre Hainard, le père du conseiller d’Etat, municipal UDC à La Chaux-de-Fonds. C’est chez lui – et non chez son fils – qu’elle a travaillé autrefois comme employée de maison. Sur la première page, sorte de court résumé de ce texte confidentiel, le fonctionnaire se trompe, signalant qu’elle a travaillé chez le conseiller d’Etat: la confusion sera très vite imprimée publiquement, et elle n’était alors dans les mains que d’un chef de service et des cinq ministres… Autre information divertissante: l’autre personne citée en référence par la jeune femme fait partie du secrétariat général de Jean Studer. Comme quoi, il s’agit décidément d’une toute petite République.
C’est au début de 2009, alors qu’il est procureur adjoint du Ministère public de la Confédération, à Berne, que Frédéric Hainard a repris contact avec celle que nous appellerons Silvia. Il veut à l’époque se rendre en Amérique du Sud pour une commission rogatoire au sujet d’une affaire de drogue. Il a été rapporté que Claude Nicati, son chef direct et également candidat au Conseil d’Etat neuchâtelois, aurait voulu l’éloigner en pleine campagne électorale. Un haut fonctionnaire bernois dément: «Une commission rogatoire, cela demande une année, voire dixhuit mois, ça ne s’improvise pas. Et, si Hainard a jugé utile de foncer en Argentine ou au Pérou, il l’a décidé lui-même.» Mais il ne parle pas un mot d’espagnol, et contacte Silvia pour qu’elle vienne avec lui comme traductrice. La pratique est courante au sein des administrations fédérales ou cantonales: elle permet, en faisant appel à des connaissances polyglottes, d’éviter d’avoir des frais de traduction trop élevés. C’est, selon un ami d’Hainard, durant ces voyages en février 2009, qu’ils apprennent à s’apprécier. Ils ont des indignations cousines, et la jeune femme, comme le procureur, n’ont pas peur de travailler beaucoup.
| Dossier 'Canton de Neuchâtel' | | |
Tags: Frédéric Hainard, Neuchâtel,
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| Réaction de lovsmeralda le 05.09.2010 à 09:32 | | nos anciens hommes d'état étaient bien plus futés,ne mélangeant pas... nos anciens hommes d'état étaient bien plus futés,ne mélangeant pas sphère intime et vie professionnelle,ne cherchant pas à paraître,eux étaient discrets comme des mouches mais neuchatel était une autre ville,je ne dirais pas mieux habitée,mais sans doute mieux éclairée,aux mains d'hommes et de femmes ,pas tous ,on vous rassure,mais dans l'ensemble qui savait cultiver un certain art de vivre et qui surtout avaient l'art de reconnaitre les vraies valeurs repères essentiels pour diriger ce bas monde,eux avaient un profond respect pour leurs vieux,comme on disait à l'époque,combien sont regrettés des hommes comme monsieur Petitpierre,monsieur Frey et surtout notre Général Guisan,là au moins on avait un semblant de stabilité,les responsables ne fuyant pas comme des truites fugeuses,je me garderai bien de citer des noms,beaucoup disent qu'il faudrait un tsunami pour remettre au clair nos politiciens,mais comme nul n'est prophète en son pays,je garderai ma propre opinion ,admettant tout de même qu'il n'est guère nécessaire d'avoir des éoliennes en suisse certains de nos gouvernants les remplaçant avantageusement | |  |
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| Réaction de gindrat le 08.07.2010 à 14:09 | Et pourtant, il aurait été si facile d'arrêter toute cette... Et pourtant, il aurait été si facile d'arrêter toute cette polémique et d'économiser les frais de la commission d'enquête, si le procureur s'était logiquement saisi de la plainte pénale. Les faits justifiant cette derniére étant antérieurs aux autres manigances de M.heinard, une condamnation l'aurait contraint de démissionner. | | |
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| Réaction de jean le 17.06.2010 à 09:22 | | L'Hebdo se trompe sur Le Matin
Dans sa dernière édition,... L'Hebdo se trompe sur Le Matin Dans sa dernière édition, L’Hebdo a publié un article qui remet fortement en cause « Le Matin ». L’Hebdo sous-entend avec insistance que l’un des journalistes du Matin a été partie prenante d’une machination organisée par le conseiller d’Etat socialiste neuchâtelois Jean Studer contre son collègue libéral-radical Frédéric Hainard . L’Hebdo prétend aussi que le journaliste du Matin aurait bénéficié de fuites organisées par le conseiller d’Etat Studer, au nom d’une soi-disant vieille amitié qui lierait les deux hommes. Il convient ici de rappeler quelques faits qui ont visiblement échappé à votre journaliste, notamment parce qu’il n’a curieusement pas pris la peine d’appeler notre rédacteur. La première fausse affirmation concerne les « liens d’amitiés anciens » que le journaliste du Matin entretiendrait avec Jean Studer. Le journaliste en question n’entretient nullement une amitié avec le ministre neuchâtelois. La seconde fausse allégation concerne un document interne du Conseil d’Etat neuchâtelois. L’Hebdo affirme que c’est suite à l’élaboration de ce document que l’affaire Hainard a commencé au début du mois de mai, laissant clairement entendre que « Le Matin » a bénéficié d’une fuite du gouvernement neuchâtelois. Or c’est exactement l’inverse qui s’est produit . Selon les recherches du Matin, le document en question a été rédigé à l’intention du gouvernement par le chef du Service du personnel de l’Etat, mais après le téléphone de notre journaliste qui démarrait son enquête.
En conclusion, le journaliste du Matin a fait son travail d’enquête en tout indépendance et avec professionnalisme, vérifiant chaque information publiée ensuite dans les colonnes du journal, comme il se doit pour tout journaliste digne de ce nom.
Sandra Jean Rédactrice en chef du Matin
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| Réaction de lamidesbetes le 12.06.2010 à 16:51 | Au nom de la solidarité animalière je comprends l'indignation de... Au nom de la solidarité animalière je comprends l'indignation de "TETRAS" sur le fait qu'une moule soit comparée à Fernand Cuche. | | |
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| Réaction de Tétras le 11.06.2010 à 11:44 | | Donc en résumé, comme à Neuchâtel tout le monde est... Donc en résumé, comme à Neuchâtel tout le monde est amis, engager la femme qu'on aime pour remettre de l'ordre dans un service de l'état n'est finalement qu'une maladresse. Et le fait que l'audit du SSRT ait été confié à un avocat ami de Frédéric Hainard est si banal qu'il ne mérite pas d'être mentionné.
Cette lecture de l'affaire souffre d'une grosse lacune puisqu'elle reste muette sur le plus choquant des reproches adressés à Frédéric Hainard, celui d'avoir utilisé un enfant de 11 ans pour arrêter une requérante d’asile déboutée, alors qu'il était officier de Police.
Cet événement vieux de 5 ans a été récemment décrit dans le détail par un reportage de la TSR qui fait froid dans le dos, et je trouve suspect que cet article n'en fasse pas mention, alors même qu'il cite des sources anonymes fort bien renseignées sur le contenu des séances du conseil d'état et sur l'utilisation de la limousine de fonction. Mais en comparant Fernand Cuche à une moule, l'auteur dévoile un parti pris, et comme il sous-entend qu'un journaliste du matin a été téléguidé par Jean Studer, il est difficile de ne pas se demander qui a téléguidé Christophe Passer pour cet article. | |  |
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| Réaction de amazon le 10.06.2010 à 12:15 | Votre article, bien écrit par ailleurs, contient plusieurs inexactitudes.
Il est... Votre article, bien écrit par ailleurs, contient plusieurs inexactitudes. Il est de notoriété publique à la Chaux-de-Fonds que votre "Sylvia" a été pendant plusieurs années la femme de ménage de la famille F. Hainard, s'occupant même parfois des enfants pendant le week-end. Une question intéressante qu'un journaliste pourrait se poser (celui du Matin l'a fait): pourquoi donc F. Hainard s'entête-t-il à mentir en niant ce fait ? Cela pourrait faire penser que c'était du travail "au noir", ce qui serait le comble puisqu'il l'a fait engager justement pour traquer ce genre de travail. Vous ne parlez pas non plus du fait que Sylvia n'a aucune formation adéquate pour être engagée à ce poste. Vous ne vous posez pas la question de savoir pourquoi F. Hainard accompagnait toujours cette femme dans ces tâches ?! La réponse est simple: il devait faire son travail à sa place, taper ses rapports, elle-même ne pouvant le faire par manque de connaissances. Je ne vois pas ce que J. Studer vient faire là-dedans, au contraire j'ai tendance à croire que l'affaire aurait été étouffée par le conseil d'état si elle n'avait pas été divulguée par Le Matin. | | |  |
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