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Pourquoi l'Europe perd la guerre des idées

Mis en ligne le 06.07.2006 à 00:00

Les think tanks ont joué un rôle clé pour intervenir en Irak. Ces réservoirs à idées sont encore en retard en Europe, selon l'auteur.

L'Hebdo; 2006-07-06

Le livre de la semaine Pourquoi l'Europe perd la guerre des idées

Les think tanks ont joué un rôle clé pour intervenir en Irak. Ces réservoirs à idées sont encore en retard en Europe, selon l'auteur.

En 1997, le Project for the New American Century, un institut néoconservateur américain, présente au président Clinton sa «vision stratégique» qui insiste sur la nécessité d'«éliminer la possibilité que l'Irak ne recoure à des armes de destruction massive». Six ans plus tard, l'administration Bush la met en oeuvre.

Peu visibles, mais très influents, les think tanks font partie intégrante de la culture politique américaine. Instituts universitaires ou privés, rattachés à des partis politiques ou à des causes précises, ces laboratoires à idées sont de tous bords politiques. Mais qu'en est-il en Europe? Dans ce petit ouvrage à vocation didactique, Stephen Boucher, lui-même à la tête de Notre Europe, un think tank spécialisé dans les questions européennes, et Martine Royo, journaliste économique, dressent une intéressante comparaison de la force de frappe des deux côtés de l'Atlantique. L'importance de l'innovation, la vigilance traditionnelle de la séparation des pouvoirs, une vision plus critique de l'Etat sont autant de facteurs historiques et culturels qui expliquent le succès des think tanks américains et leur «avance» en particulier sur la politique internationale. Mais Stephen Boucher en est convaincu: ce nouveau type d'organisation de la vie politique est appelé à se développer sur le Vieux Continent. Il compterait déjà 700 acteurs de ce type. | CM

Les think tanks, cerveaux de la guerre des idées.

De Stephen Boucher et Martine Royo. Editions du Félin, 118 p.

le communiqué humanitaire

Cette semaine: Trial Watch le procès des dirigeants khmers rouges

Le processus de jugement des chefs khmers rouges a commencé lundi 3 juillet à Phnom Penh.

Duch, 64 ans, arrêté en mai 1999 est inculpé de meurtre, de torture et d'appartenance à une organisation illégale. Kang Khek Leu de son vrai nom, avait enseigné les mathématiques avant d'être attiré vers le communisme. Il a été responsable du S-21, le centre de torture du régime khmer rouge où il surveillait les interrogatoires. Au moins 15 000 personnes y ont été envoyées et exécutées. Le nom de Duch apparaît sur de nombreux documents d'exécution, notamment l'un qui ordonne la mise à mort de 17 enfants.

Duch est le seul personnage d'importance avec Ta Mok (80 ans), ancien bonze de l'école supérieure de Pali à Phnom Penh, à être encore détenu. Résistant anti-français et anti-japonais il rejoint le PC cambodgien. Ta Mok exerce d'importantes fonctions militaires dans le régime khmer rouge (responsable de 2 millions de morts entre 1975 et 1979). |

Ta Mok, chef militaire khmer.





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