Une question à deux balles: Quel est le soldat modèle pour Ueli Maurer? Le G. I. américain? Le légionnaire français? Ou notre bon vieux grenadier de l’armée suisse? Tout faux. Le combattant qui fait rêver le major Maurer n’est autre que le taliban, cet insurgé islamiste qui résiste depuis huit ans aux forces de l’OTAN en Afghanistan. Avec sa kalachnikov, son turban et sa connaissance de la montagne. Dans la série du soldat pas cher, mobile, motivé idéologiquement et prêt à défendre sa terre jusqu’à sa dernière cartouche, Maurer a aussi un petit faible pour le Vietcong qui a réussi à tenir tête aux Français et aux Américains en tongs et à vélo, ironise un officier supérieur, régulièrement en contact avec le conseiller fédéral UDC en charge du Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Remarquez, ça peut se comprendre. Ueli Maurer a commandé un bataillon de cyclistes. Et il en a gardé une certaine nostalgie, lui qui ne tarit pas d’éloges pour ces combattants qui n’ont pas besoin d’avions ou d’armements sophistiqués pour gagner une guerre.
La bérézina d’Armée XXI. Les militaires de carrière aimeraient en rire. S’avouer que les conseillers fédéraux, c’est comme les boutons sur le nez, ça ne fait que passer. Mais le cœur n’y est plus dans notre armée qui fut jadis le ciment de la nation et qui devait s’offrir une cure de jouvence grâce à la réforme Armée XXI. Sa mission: faire mieux avec moins, coopérer et même – sacrilège au pays de la neutralité – participer à la promotion de la paix en envoyant des troupes à l’étranger.
Or, depuis 2003, depuis que le peuple a massivement accepté la nouvelle feuille de route de la politique de défense, c’est la bérézina. Le budget militaire a été divisé par deux à cause de l’alliance contre nature entre la gauche rose-verte et une UDC dirigée à l’époque par un certain… Ueli Maurer. Le nombre des arsenaux, des parcs automobile ou des places d’armes a fondu de 600 à une centaine. Des centaines d’emplois ont été rayés. Et la promotion de la paix n’en est qu’à ses balbutiements avec 300 soldats à l’étranger et plus de 120 000 au pays qui se demandent à quoi ils servent.
A l’heure du bilan, l’armée n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle manque de tout: armes, véhicules, essence. Il arrive même que la troupe n’ait pas son matériel au début de son cours de répétition tandis que, dans les arsenaux, le personnel n’arrive plus à répondre à la demande. Résultat: l’entretien laisse à désirer et les risques d’accident augmentent, s’inquiètent le chef de l’armée André Blattmann et Dominique Andrey, commandant des Forces terrestres.
Un grand corps malade. Et question dissuasion, nos Helvètes aux bras noueux ne font plus peur à personne. Sur terre comme dans les airs, l’armée est un grand corps malade. Nos Tiger F-5, censés assurer la police du ciel, ont de l’arthrose sous les ailes après trente ans de bons et loyaux services. Ils ne peuvent plus transporter de missiles. Quant à notre infanterie, elle arrive à peine à équiper cinq bataillons sur les vingt mobilisables. La faute encore et toujours à ces maudites coupes dans les budgets.
«Le modèle actuel de l’armée a été mis hors-jeu par l’inadéquation des moyens humains comme financiers», résume le lieutenant-colonel EMG (étatmajor général) Ludovic Monnerat sur le site internet de la Revue militaire suisse (RMS). «Des choix doivent être faits sur le plan des missions, de la doctrine, du volume, du mode de service ou, encore, des structures. Ces choix ne peuvent être réalisés par les militaires: ceux-ci n’ont pas le loisir de renoncer aux missions qui leurs sont confiées, et doivent faire avec les conditionscadres qui leur ont été créées.»
Et c’est bien l’intention d’Ueli Maurer, qui planche sur le nouveau rapport de sécurité politique, ce RAPOLSEC qui doit montrer la voie à notre armée. C’est le bébé du major Maurer. Un bébé qu’il couve jalousement au point d’en irriter ses collègues du gouvernement qui lui ont demandé cet automne de retravailler sa copie. Pas assez internationale. Trop passéiste. Trop défensive. Et forcément trop coûteuse. Alors, le patron du DDPS, qui a réussi l’exploit de se mettre à dos ses six collègues du Conseil fédéral, a remis l’ouvrage sur le métier. Sans convaincre semble-t-il, puisque le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) aurait déjà claqué la porte des discussions.
Les clés confiées au pyromane. Il faut dire que les militaires et les spécialistes de la sécurité ont l’impression désagréable d’avoir donné les clés de la caserne des pompiers à un pyromane. «Ueli Maurer, qui a massacré les budgets militaires lorsqu’il était conseiller national, a déjà en tête l’armée de demain. Une armée du peuple au service de la Suisse», témoigne un fonctionnaire fédéral qui a participé au RAPOLSEC. «Et on a beau lui fournir des scénarios sur les nouvelles menaces qui pèsent sur notre pays, il s’en moque. Lui, ce qu’il veut, c’est un rapport qui conclurait à la nécessité de maintenir une armée classique avec ses chars, ses avions, ses obusiers et ses centaines de milliers de fantassins.»
Une armée de masse qui permettrait de «cacher un soldat derrière chaque sapin, comme à la belle époque», tranche un militaire. Une armée digne du Réduit alpin qui reprend à la lettre, ou presque, le programme de l’UDC. Mais aussi une troupe qui fasse envie et dont les «officiers feraient bander les femmes de ce pays», avait lâché le conseiller fédéral Maurer l’automne dernier devant un parterre de 250 industriels, médusés par cette vision obsolète.
La guerre à domicile. Autres idées fixes d’Ueli Maurer: la réduction de la coopération internationale «qui expose notre pays à un risque terroriste accru», selon l’analyse de l’UDC. Finis les engagements à l’étranger comme la Swisscoy, qui représenterait 10% du budget militaire, selon Ueli Maurer. Une information que ses propres services démentent en parlant de 1,4%. Aux oubliettes aussi l’idée de la montée en puissance d’unités réduites à leur strict minimum en temps de paix. Et vive les sacro-saints cours de répétition annuels sur le territoire suisse. «Il ne faudrait tout de même pas que nos braves UDC se frottent aux réalités du terrain et, surtout, parlent anglais», constate, désabusé, un officier qui a participé à des missions extérieures. En un mot comme en cent, l’armée suisse devra être prête à faire la guerre chez elle.
Pour le conseiller fédéral Maurer, dont les maîtres à penser ne sont autres que Christoph Blocher et le conseiller national UDC zurichois Ulrich Schlüer, l’objectif est clair: détruire pièce par pièce la réforme Armée XXI, l’œuvre de son prédécesseur Samuel Schmid et de Christophe Keckeis, l’ancien chef de l’armée (lire son interview en pages 18 et 19). Aux orties donc la «sécurité par la coopération» du RAPOLSEC 2000. Le nouveau credo du DDPS à la sauce Maurer est plus compatible avec le concept de neutralité intégrale. «Il s’agit de sécurité et liberté», précise Alexandre Vautravers, lieutenant-colonel EMG et rédacteur en chef de la RMS. Car «la liberté sans sécurité, c’est l’anarchie», peut-on lire sur le site internet du DDPS. «Et la sécurité sans liberté, c’est la dictature.»
Splendeur du modèle taliban. Une «conviction» que l’ancien président de l’UDC nationale avait d’ailleurs exposée en janvier 2009 lors de la grand-messe de la section zurichoise de l’UDC, à l’Albisgüetli. «Après mon élection, j’ai fait part de mon désir de faire de notre armée la meilleure du monde. Ce n’était ni une plaisanterie ni une fanfaronnade. Bien sûr, je ne pense pas à des têtes nucléaires, ni à des fusées intercontinentales. Je pense à une armée imbattable sur notre territoire, capable de vaincre n’importe quel ennemi sur celuici. » Le modèle taliban dans toute sa splendeur. CQFD.
Or, pour y arriver, Ueli Maurer a mis en place un vaste plan de noyautage de l’armée par des militaires qui partagent ses convictions: le clan des barbelés. Il s’agit d’officiers supérieurs qui ne cachent pas leur amitié pour le parti de Christoph Blocher et dont certains ont été nommés tout dernièrement par Maurer justement. Leurs noms? Le divisionnaire Eugen Hofmeister, chef de l’état-major de l’armée et remplaçant du chef de l’armée, le divisionnaire Peter Stutz, chef de l’état-major de conduite de l’armée ou, encore, le commandant de corps Markus Gygax, commandant des Forces aériennes, et le brigadier Daniel A. Baumgartner, chef de la planification de l’armée.
Alémanisation des structures. Que du beau monde, alors que le radical André Blattmann préfère s’aligner couvert sur les décisions de son patron, originaire comme lui de Hinwil (ZH). Et puis, c’est un soldat qui n’a pas l’habitude de discuter les ordres du politique et qui ne fera rien pour contrer l’«udc-ification» de l’armée et l’«alémanisation» rapide de ses structures de commandement.
Les Romands sont les grands perdants de la prise en main de l’armée par Ueli Maurer. Systématiquement, les francophones sont écartés des postes à responsabilité. Personne n’a remarqué, par exemple, que plus aucun Romand ne figure à la tête des Forces aériennes depuis le départ à la retraite, en 2009, du brigadier vaudois Christian Papaux et son remplacement par le brigadier bernois Peter Zahler comme chef de l’étatmajor. «De nombreux Alémaniques sont préférés à des Romands pour des raisons pratiques, comme la langue», indique un officier francophone qui parle d’un coup d’Etat silencieux de l’UDC dans l’armée. Ce dernier, comme la majorité des officiers interrogés par L’Hebdo, s’exprime de manière anonyme, tant la peur des représailles est pesante. «Quand Ueli Maurer quittera son poste, il aura tellement bétonné son armée de grand-papa qu’il faudra quinze ans au moins pour déminer son champ de bataille et pour reconstruire quelque chose de crédible.»
Le conseiller fédéral Ueli Maurer pourra alors tranquillement changer de département après les élections de 2011, comme il l’a prévu. Sans même avoir accouché de son bébé RAPOLSEC, dont dépend notamment la décision d’achat du nouvel avion de combat. Ueli Maurer a décidé de jouer la montre. La nouvelle mouture du rapport ne sera mise en consultation dans les départements qu’en mars. Il faudra alors compter sur des remarques qui ralentiront le processus. Et le rapport ne devrait être discuté au Parlement qu’en fin d’année au plus tôt. «Et si c’est en 2011, rien ne bougera. Aucune grande décision n’est prise l’année des élections fédérales», constate un fonctionnaire du DDPS. Il faudra attendre donc 2012. Au plus tôt.
Une perte de temps inouïe alors que le monde bouge et qu’Ueli Maurer, lui, préfère faire bouger ses hommes au coin d’un bois, comme lors de la journée des cadres du DDPS, le 18 janvier dernier. Mais est-ce que les images d’officiers supérieurs sautillant au petit matin devant un conseiller fédéral souriant feront peur aux terroristes? On en doute. Comme on doute que la Suisse soit bien armée contre les nouvelles menaces qui la guettent vraiment: la prolifération d’armes chimiques, bactériologiques ou nucléaires, la montée en puissance de la criminalité organisée, notamment italienne, russe et chinoise en Suisse, l’immigration incontrôlée, les émeutes sociales et raciales...
Unités de hackers. Et, surtout, à force de se concentrer sur une armée traditionnelle avec ses chars d’assaut et ses avions, le soldat Maurer oublie que la Suisse est déjà en guerre, informatique, celle-là. Une guerre mondiale qui peut bloquer les réseaux de nos entreprises en quelques secondes, ou même pire, provoquer des déraillements de trains ou des coupures d’électricité.
Tous les jours, des pirates informatiques plus ou moins officiels, chinois, russes ou indiens attaquent nos infrastructures. En octobre 2009, le DFAE avait été victime d’une telle offensive afin de récupérer ses informations confidentielles. Dernièrement, c’est Nestlé qui a dû se défendre contre une cyberattaque.
Mais qui défend la Suisse et ses infrastructures? Nos chars? Nos avions? Personne ou presque, s’inquiète l’ancien chef des services secrets suisses, Peter Regli, qui soutient la création urgente d’unités militaires de hackers. «Des gars qui sauraient nous défendre et pourraient passer à l’attaque également.» Des unités cybernétiques, dans le jargon militaire, qui auraient aussi fort à faire pour protéger la place financière suisse contre les vols de données.
Pour les spécialistes, il est temps de lancer un vrai débat national sur notre système de défense. Un débat qui osera poser la question d’un transfert de certaines compétences de l’armée et d’une partie de son budget aux polices cantonales, d’une meilleure coordination entre les différents services sécuritaires helvétiques, du renforcement de la législation anti-terroriste, de la mise sur pied d’une vraie police fédérale capable de lutter contre la criminalité sur tout le territoire, de la création d’un Département fédéral de la sécurité alors que l’Europe des Vingt-Sept réfléchit désormais à mettre sur pied une armée européenne sous plein contrôle parlementaire, comme l’a annoncé dernièrement le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle.
«Aujourd’hui, plus que jamais, le besoin de sécurité est énorme», abonde Pierre Maudet, capitaine à l’armée et conseiller administratif de la Ville de Genève en charge du Département de l’environnement urbain et de la sécurité. Avant de se demander combien de temps les Suisses accepteront encore de «dépenser 4 milliards par année pour une armée dont on peut s’interroger sur le caractère opérationnel.»
Un exemple? «A Genève, nous avons affaire à des bandes organisées qui ont comme bases arrières des Etats instables dans le centre de l’Afrique», illustre Pierre Maudet, qui ne comprend pas la passivité des parlementaires fédéraux dans ce dossier. «C’est de là qu’elles organisent le trafic de drogue qui leur permet d’alimenter leur guérilla. La Suisse devrait avoir les moyens d’anticiper les problèmes dans ces pays.» Dans la série, la paix en Suisse se joue aussi et surtout à Kaboul, Bagdad, Yamoussoukro ou Lagos.
Or notre pays a déjà vécu des frayeurs en la matière avec des Helvètes pris en otages dans le Sahara ou des cargos battant pavillon à croix blanche attaqués au large du Nigeria et de la Somalie. Le risque est global, insiste un spécialiste du renseignement qui défend l’idée d’accords bilatéraux de défense, lancée par Christophe Keckeis dans L’Hebdo du 18 septembre 2008. Rien ne sera plus dangereux à l’avenir que la politique de l’autruche de l’UDC, insiste l’ancien chef de l’armée. Pour les spécialistes, la principale menace sur la sécurité de la Suisse n’est autre qu’Ueli Maurer lui-même.
«LE MODÈLE ACTUEL DE L’ARMÉE A ÉTÉ MIS HORS-JEU PAR L’INADÉQUATION DES MOYENS HUMAINS COMME FINANCIERS.» Ludovic Monnerat, lieutenant-colonel EMG
NOUVEL AVION DE COMBAT
Le PDC veut demander un crédit d’engagement
Le PDC veut un nouvel avion de chasse. Et il prépare une opération commando pour ce printemps. Histoire d’appuyer leur conseillère fédérale Doris Leuthard qui, en tant que patronne de l’Economie, vient de prendre fait et cause pour le remplacement rapide de nos 54 bons vieux Tiger F-5. Son arme: un crédit d’engagement en marge du budget, confirme le conseiller aux Etats valaisan Jean-René Fournier en ajoutant que cette proposition doit être encore discutée en commission.
Cette formule aurait l’avantage d’obliger le chef de la Défense Ueli Maurer à prendre position rapidement plutôt que d’attendre les conclusions de son rapport sur la politique de sécurité. «Fini de jouer», confie un industriel romand alléché par les retombées escomptées par l’achat à hauteur de 2,2 milliards de francs des Eurofighter, Rafale ou autres Gripen. Elles seraient de l’ordre de 4 à 7 milliards de francs, assure le Groupe romand pour le matériel de défense et de sécurité. Un GRPM qui s’impatiente: «Face aux incertitudes qui pèsent sur les programmes d’armement, les entreprises commencent à faire grise mine, a-t-il écrit à Doris Leuthard le 8 décembre. Il s’agit de mettre un terme à ce manque de rigueur, néfaste tant sur le plan politique qu’économique.» Un message que la présidente de la Confédération a reçu 5 sur 5. UELI MAURER DANS LE TEXTE
«La meilleure armée du monde» A peine élu au Conseil fédéral, Ueli Maurer, major et ancien commandant d’un bataillon de cyclistes, annonce la couleur. Il veut «faire de l’armée suisse la meilleure du monde». 10 décembre 2008
Moins d’hommes Le patron de la Défense veut plus de muscle et moins de graisse. «Dans dix à douze ans, nous aurons encore 80 000 actifs et environ 40 000 réservistes», lâchet-il, alors que l’armée compte 120 000 militaires, 80 000 réservistes et 20 000 recrues. 16 août 2009
Plus de sous, svp! L’armée a besoin de 500 millions de francs supplémentaires par an dès 2011. «Sans cela, nous ne serons plus en mesure d’accomplir nos missions légales et constitutionnelles», estime Ueli Maurer. 29 septembre 2009
Pas trouvé ses marques «Je suis toujours en phase d’acclimatation. Les différences de mentalité avec Zurich sont très grandes. Je n’ai pas encore tout à fait trouvé mes marques.» 19 octobre 2009
Susciter la sympathie A l’avenir, il en coûtera davantage pour assurer la sécurité en Suisse, explique Ueli Maurer lors de la journée des cadres du DDPS. Ces dépenses supplémentaires sont difficiles à faire avaler aux Helvètes. Il est donc important de rendre le thème de la sécurité «sympathique». 18 janvier 2010
Fier du «Sonderfall» Lors du 1er Août, Ueli Maurer défend le «Sonderfall» helvétique: «Notre liberté provoque tous ceux qui façonnent leur Etat en octroyant moins de libertés.» 1er août 2009
Douloureux service civil «Nous perdons trop d’éléments au profit du service civil, s’inquiète Ueli Maurer. Si cette tendance se maintient, il faudra opérer des corrections rapides et urgentes.» Septembre 2009
Nuits blanches «La situation me réserve des nuits sans sommeil. Quand je vois toutes les lacunes et ce qu’il faudrait pour les combler, ce n’est pas possible du jour au lendemain.» 18 octobre 2009
La technique du poulailler «On doit de temps en temps taper dans les mains et faire peur aux poules», lâche Ueli Maurer devant 250 industriels pour justifier sa politique. Une politique qu’il appelle la technique du poulailler. 5 novembre 2009
Indépendante et neutre «Coopérer signifie que nous ne nous préoccupons plus nousmêmes de notre sécurité, que nous déléguons cette tâche aux autres, tonne Ueli Maurer devant les délégués de son parti. Celui qui ne veut pas ou ne peut pas assumer lui-même sa protection n’est plus souverain.» 21 juin 2009 L'armée suisse en comparaison internationale
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