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GLOBE-TROTTER Paris 1961. Le Corbusier, son éternel imperméable sous le bras, s’envole pour l’Inde dans le Super Constellation d’Air France.
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Le Corbusier
Premier architecte planétaire

Par NICOLAS VERDAN - Mis en ligne le 04.05.2011 à 14:34

En juin, l’Unesco statuera sur l’inscription du dossier Le Corbusier au patrimoine mondial. L’occasion de revenir sur une année de la vie de l’architecte global qui fut l’un des premiers à exercer simultanément son activité dans plusieurs pays, imposant ainsi son style aux quatre coins du monde.

Le Corbusier vient de quitter Le Caire, dernière escale aéroportuaire entre Bombay et Paris-Orly. L’architecte se penche par le hublot du Super Constellation d’Air India. Dans son carnet, il dresse une esquisse de la Grèce, vue du ciel. Nous sommes le 17 décembre 1954, il est 11 h 15. «Heure de Bombay», précise l’architecte d’une écriture tremblée, avec une précision d’horloger de sa ville natale de La Chauxde-Fonds.

Quand plus tard l’avion entame le survol des Alpes, Le Corbusier dessine les montagnes avant de saisir en une esquisse le village de Saint-Saphorin. A 17 h 29, il n’a plus le temps de dessiner. Jamais aussi heureux que dans les airs, il note seulement: «Cervin la joie puis la seule ligne horizontale de la mer de brouillard en arrivant à Paris. Deux whiskys?»

Après plus d’un mois de séjour en Inde, son septième voyage sur les chantiers de sa ville de Chandigarh au Panjab et à Ahmedabad, une ville à l’ouest de l’Inde où il est chargé de plusieurs projets, Le Corbusier est de retour à Paris. Dans son appartement de la rue Nungesser et Coli l’attend son épouse Yvonne, esseulée et malade. Dur retour aux réalités d’un quotidien que l’architecte n’a cessé de fuir en parcourant la planète entière.

Cure de solitude. En janvier 1955, Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, 68 ans au mois d’octobre, écoute le diagnostic de son médecin: fatigue générale, excès de travail. L’architecte globe-trotter, l’un des premiers du genre, n’a pas le choix. Alors que pour la première fois en trente ans ses grands projets publics sont en chantier, il doit s’adonner à une cure de repos et de solitude.

Tandis que des centaines d’ouvriers s’affairent en Inde et sur les sites de Ronchamp et de La Tourette, en France, Le Corbusier se retire dans son cabanon de Roquebrune-Cap-Martin, d’où l’on aperçoit le rocher de Monaco, tout proche. Là, dans ces seize mètres carrés de rondins de bois, il va dormir près de vingt heures par jour, comme il l’écrit à son amante Marguerite Tjader Harris, une richissime Américaine.

Le mois de février est rude mais ni le froid ni la pluie n’entame l’enthousiasme de Le Corbusier pour son «refuge parfait». Une cabane de bois de 1 m 83 de large sur 2 m 96 de long. Cette année-là, deux journalistes de Science & Vie viennent rendre visite à «l’architecte du bonheur», comme ils le présentent à leurs lecteurs.

Ils décrivent précisément à quoi ressemble le cabanon: «Deux fenêtres éclairent de côté une grande table rectangulaire couverte de papiers, de l’autre une étagère chargée de galets multicolores, de fragments d’os rongés par la mer, et d’une carapace de langouste.»

Ces observations détaillées du «home de vacances» du Corbu sont assorties de quelques commentaires d’ordre général et qui témoignent, en 1955 déjà, de la dimension globale de l’œuvre de l’architecte: «Aujourd’hui, si la France lui confie des responsabilités, elles sont chichement limitées à la construction d’immeubles, et trop souvent considérées comme des expériences téméraires.

En fait, c’est l’Inde, à l’autre bout de la terre, qui a l’honneur d’avoir commandé sa première ville au grand architecte français.» Et un peu plus loin, avec emphase: «Deux cents des plus brillants techniciens ont été formés dans son célèbre atelier de la rue de Sèvres, deux cents hommes qui poursuivront sur toute la terre l’admirable effort du créateur.»

De fait, Le Corbusier n’a jamais cessé de parcourir le vaste monde. En 1911, alors âgé de 24 ans, le jeune homme part sac au dos à la découverte de l’Orient qui commence pour lui dans les Balkans et dont il ressentira tout l’attrait à Constantinople.

Muni de crayons et de carnets de notes, il inaugure ainsi une série de grands voyages qui marquent profondément son œuvre inspirée par les architectures découvertes tout au long de ses périples: le Parthénon à Athènes, des maisons dans les Cyclades, des cabanes dans les bidonvilles de Rio, un observatoire astronomique en Inde.

Ebloui par la nature, les montagnes, les passants, les animaux et les minéraux, Le Corbusier envisage les voyages avec une spontanéité enfantine qui marque ses croquis et confère une touche poétique comme parfois fantaisiste à ses notes.

A la porte des puissants. Partout où il va, Le Corbusier essaie de prendre contact avec les autorités pour obtenir des commandes publiques et ce pour autant que les gouvernants adhèrent à ses principes et ses idées.

Et toujours, ses itinéraires se construisent selon trois constantes qui marquent sa démarche: il commence par faire le pied de grue devant les portes des puissants; il donne ensuite des conférences censées convaincre son auditoire de la nécessité d’un urbanisme moderne qu’il prétend incarner. Vient enfin l’heure des propositions d’aménagement des villes ou de constructions d’équipements.

Lorsqu’il voyage, Le Corbusier se fait l’apôtre de ses théories mais il prêche aussi l’évangile de la doctrine collective des Congrès internationaux d’architecture moderne, dont la fameuse Charte d’Athènes constitue la bible depuis 1941. Comme le note justement Yannis Tsiomis, dans l’édition renouvelée des Conférences de Rio, «la stratégie de voyage ne signifie pas, bien sûr, calcul et préméditation constants.

La tradition du voyage artistique relève de plusieurs registres: voyage d’initiation, mais aussi voyage d’institution qui est un des moyens pour accéder au statut professionnel reconnu, aux postes académiques.»

En construisant aussi bien en Inde qu’en France et au Japon, Le Corbusier a-t-il inauguré un genre? François Chaslin, architecte de formation qui anime les Jeudis de l’architecture, Métropolitains sur France Culture ne le croit pas: «Les architectes du XXe siècle ont beaucoup voyagé: pour construire les architectures et villes coloniales, par exemple, et déjà au siècle précédent.»

Cette mondialisation de l’architecture accompagne la modernisation des transports: le train, le paquebot et l’avion, voire le Zeppelin facilitent la mobilité. Mais les raisons sont aussi politiques: «Les mouvements se font en tous sens et particulièrement depuis l’Allemagne et l’Europe centrale des années 30 vers la Russie, ou vers Israël, vers l’Angleterre ou vers les Etats-Unis, au fil des turbulences politiques et raciales du XXe siècle», note François Chaslin qui rappelle aussi que c’est le temps de l’émancipation du tiers-monde, qui construit ses institutions et capitales.

Il évoque enfin «des raisons doctrinales, les architectes commençant à se doter d’instruments de dialogue et d’échange comme le Werkbund et les Congrès internationaux d’architecture moderne par exemple, et de revues internationales, comme L’architecture d’aujourd’hui, créée en 1930. Ces échanges existent et se développent d’ailleurs aussi bien dans d’autres milieux, notamment chez les scientifiques.»

Architecte global. Mais, si d’autres l’ont fait, dans les mêmes années ou décennies, «Le Corbusier a porté à un niveau très élevé cette bougeotte, qu’il se soit agi de faire des conférences de propagande ou de dégoter des clients», reconnaît François Chaslin.

L’architecte francosuisse Bernard Tschumi, qui vit et travaille à Paris et à New York, considère Le Corbusier comme l’un des premiers architectes «globaux». Soulignant l’indépendance du Corbu par rapport au passé de l’architecture coloniale, il rappelle qu’il allait partout où s’en présentait l’occasion, en Amérique du Sud comme en Union soviétique: «Le Corbusier voulait conquérir le monde avec une pensée spécifique.

S’il le faisait avec tant d’insistance et de conscience, c’est qu’il avait une volonté d’influence. Une démarche proche de celle des grands architectes d’aujourd’hui qui se doivent d’être partout où sont réalisés des grands programmes d’urbanisme.» Pour Le Corbusier, comme pour Bernard Tschumi, il s’agit de «frapper l’imagination».

Ce dernier, avec son Musée de l’Acropole, n’a pas fait que construire un musée au cœur d’Athènes: «Pour pouvoir exprimer des idées, de manière riche et généreuse, on est obligé d’ouvrir le champ.»

Jean-Louis Cohen, architecte et historien français, a souligné, lui aussi, la dimension internationale du travail de Le Corbusier dans un livre intitulé Le Corbusier: la planète comme chantier. Néanmoins, dit-il, même s’il est évident «qu’il a été l’un des premiers à utiliser l’avion comme mode de déplacement, avant lui, d’autres architectes français, allemands ou américains avaient déjà opéré loin de leurs bases.»

Retour sur la Côte d’Azur au printemps 1955. La cure de repos du Corbu à Roquebrune-Cap-Martin ne se prolonge pas. En mars, il regagne Paris et aussitôt le temps file «à une vitesse de cyclone», comme il l’écrit à sa «chère petite maman» qui vit à Corseaux, dans la petite maison qu’il a fait bâtir en 1923 pour ses parents au bord du lac.

Mendier ses paiements. La construction de sa deuxième Unité d’habitation Rezélès-Nantes est bientôt achevée et ses travaux sont à l’honneur d’une grande exposition d’urbanisme à Berlin. Le 19 mars, il est attendu par le pandit Nehru à Chandigarh pour l’inauguration du palais de la Haute Cour. Le cœur gros, il s’abstient de visiter sa mère qui a fait une mauvaise chute causée par son chat.

Le déplacement en Inde s’avère incontournable, à la seule condition, toutefois, de toucher enfin les «millions» qui lui sont dus après des mois de dur labeur. Dans son carnet, le 18 mars 1955, il note: «Le Corbusier doit mendier ses paiements comme un misérable qui tend la main.»

A Chandigarh, presque toute la population de la ville nouvelle se déplace pour assister à la cérémonie. Nehru, dans un geste de grande théâtralité, presse un bouton électrique et les portes de tout le bâtiment s’ouvrent automatiquement, dévoilant les tapisseries de Le Corbusier et le mobilier essentiellement dessiné par son cousin Pierre Jeanneret. Aujourd’hui encore, la Haute Cour fonctionne, même si le bâtiment accuse les années.

En septembre 2006, quand je m’y suis rendu, des employés sikhs enturbannés et des avocats en grande tenue encombraient les coursives intérieures du bâtiment devant lequel étaient alignés des voitures et des rickshaws par dizaines. Une foule nombreuse se pressait devant la rampe d’accès interdite le temps d’une audience.

Au début de l’été 55, Le Corbusier se prépare à l’inauguration de sa chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp, sur les contreforts des Vosges. A son ouverture, le 26 juin, la chapelle est ouverte au public et le monument est salué comme une référence de l’architecture de l’aprèsguerre. Le jour de l’inauguration, sous un soleil de plomb, le protestant Jeanneret, descendant des cathares, se retrouve à prier en compagnie de l’archevêque de Besançon et du ministre de la Reconstruction.

Alors que Mgr Dubois salue «un témoin de la foi des temps nouveaux», Le Corbusier annonce que «la croix, le drame chrétien a désormais pris possession du lieu». Une semaine plus tard, la deuxième Unité d’habitation est inaugurée à Rezé près de Nantes. Dans son discours, l’architecte évoque son rang désormais incontestable de grand architecte international: «J’ai 68 ans, j’ai conquis à travers le monde une place grâce à mes recherches sur le logis de la civilisation machiniste.»

Après quelques jours de repos en compagnie de son épouse Yvonne à Roquebrune-Cap-Martin, Le Corbusier est à nouveau sur les routes. Il s’envole pour Berlin où plus de deux cents journalistes l’attendent à l’aéroport de Tempelhof. La radio allemande va jusqu’à le présenter comme «le premier architecte du monde».

Mais il ne décrochera pas pour autant le contrat pour un plan d’urbanisme dans cette ville divisée en secteurs où tout était à réinventer. Les invitations pleuvent: Buenos Aires lui demande de réaliser un stade pour 100 000 spectateurs, Bagdad a pensé à lui pour la construction d’un stade olympique et le Brésil lui offre le statut de consultant pour Brasilia, la nouvelle capitale.

Voir les choses d’en haut. Le 31 octobre, Le Corbusier s’envole pour le Japon, première étape d’un nouveau long périple asiatique qui le conduira jusqu’à Saigon et Bangkok. Tokyo célèbre ses tapisseries avec une grande exposition. Le gouvernement lui commande un musée des beaux-arts. L’architecte survole l’archipel en avion, le mont Fuji surgit dans ses carnets. Il poursuit son voyage en Inde où il se rend sur ses différents chantiers.

Lors du vol Bombay-Ahmedabad, comme toujours inspiré quand il est dans les airs, il note: «Corbu est à travers le monde, voyageant, son imperméable sous le bras, sa serviette de cuir bourrée de papiers d’affaires, avec brosse à dents, gomina pour quelques cheveux et son complet de Paris. (…) Arrivant de nuit, à l’aube ou à midi chaque fois ayant eu l’air d’altitude avec conditionnement ou non, mais ayant vu et considéré les choses d’en haut.»

Epuisé, Le Corbusier est de retour à Paris. Sa mère le prie de la rejoindre pour les fêtes de Noël. Il décline l’invitation. L’année 56 s’annonce chargée: le couvent de La Tourette en construction, le stade et une maison de jeunesse à Firminy. Et de nouvelles commandes internationales arrivent à son atelier: une unité d’habitation modèle à Berlin et le pavillon Philips pour l’Exposition de Bruxelles de 1958. Et déjà, il lui faut envisager un nouveau voyage en Inde.


Le Corbusier en dates clés

1887 Naissance le 6 octobre à La Chaux-de-Fonds.

1907 Premiers voyages en Europe.

1908 Employé au bureau des frères Perret, pionniers du béton armé.

1910-11 Travaille chez Peter Behrens à Berlin avec Mies van der Rohe et Walter Gropius. Voyages en Grèce et au Proche-Orient.

1912 Construction de la Maison Blanche à la Chaux-de-Fonds.

1917 Crée le mouvement puriste avec son ami le peintre Amédée Ozenfant.

1920 Prend le pseudonyme de Le Corbusier.

1923-24 Ouverture de son atelier 35S, au 35, rue de Sèvres à Paris et construction de la Petite Maison à Corseaux.

1925 Monte un pavillon de l’«Esprit Nouveau» qui fait scandale au salon des Arts décoratifs de Paris.

1927 Engage Charlotte Perriand chargée des aménagements intérieurs et qui dessine avec Pierre Jeanneret des meubles devenus des classiques du design qui seront signés Le Corbusier.

1928 Voyages fréquents en URSS et en Amérique latine.

1930 Mariage avec Yvonne Galis et naturalisation française.

1931-32 Construction de l’Immeuble Clarté à Genève et achèvement de la Villa Savoye à Poissy.

1935 Premier voyage aux Etats-Unis.

1940-44 Fermeture de l’agence. Tentatives de collaboration architecturale avec le gouvernement de Vichy.

1945 Début du projet de l’Unité d’habitation de Marseille qui sera terminée en 1952.

1951 Chargé par Nehru de bâtir une capitale pour le Punjab.

1952 Construction de son cabanon à Roquebrune-Cap-Martin.

1955 Inauguration de la chapelle de Ronchamp.

1965 Meurt le 27 août, en nageant dans la mer au large du Cap Martin.


Rendez-vous avec l'Unesco?

Pour la deuxième fois, l’œuvre architecturale de Le Corbusier a été proposée par la France à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Rama Yade, nouvelle ambassadrice auprès de l’Unesco, défendra le dossier en juin prochain à Paris, et non comme prévu à Mana au Bahreïn, en raison de la situation politique.

Renvoyé en 2009 par l’Icomos (International Council on Monuments and Sites) ce dossier intitulé «L’œuvre architecturale de Le Corbusier: une contribution exceptionnelle au Mouvement moderne», a subi un toilettage. Passé de 22 œuvres majeures à 19 (sur 80 réalisées au cours de sa vie), il s’articule autour du renouveau urbanistique et architectural manifesté par la Villa Savoye à Poissy.

Construite entre 1928 et 1931, elle a été classée monument historique en 1965, après avoir été laissée à l’abandon après la guerre. Ouverte au public depuis 1997, elle accueille plus de 30 000 visiteurs par an. C’est une première, cinq pays ont participé à ce dossier «en série»: l’Argentine, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse et le Japon, en partenariat avec la Fondation Le Corbusier à Paris.

Cette candidature dépasse ainsi le cadre stricto sensu national. L’Icomos se prononcera au mois de mai. S’ensuivra le vote des 21 pays siégeant au Comité du patrimoine mondial, représentant les 187 nations ayant ratifié la convention de 1972, qui départagera la trentaine de candidatures. Lors du remaniement du dossier, la Suisse a dû se résoudre à rayer un monument emblématique de la liste: la Villa Turque, à La Chaux-de-Fonds.

La 35e session du Comité du patrimoine mondial se tiendra au Siège de l’Unesco, à Paris. Du 19 au 29 juin 2011.


Une liste à 19 bâtiments

1912 Villa Jeanneret-Perret, La Chaux-de-Fonds, Suisse.

1923 Maisons La Roche et Jeanneret, Paris, France.

1923 Petite villa au bord du Léman, Corseaux, Suisse.

1924 Cité Frugès, Pessac, France.

1926 Maison Guiette, Anvers, Belgique – région flamande.

1927 Maisons de la Weissenhof-Siedlung, Stuttgart, Allemagne.

1928 Villa Savoye et loge du jardinier, Poissy, France.

1930 Immeuble Clarté, Genève, Suisse.

1930 Pavillon suisse à la Cité universitaire, Paris, France.

1931 Immeuble locatif à la Porte Molitor, Boulogne-Billancourt, France.

1945 Unité d’habitation, Marseille, France.

1946 Manufacture à Saint-Dié, Saint-Dié-des-Vosges, France.

1949 Maison du Docteur Curutchet, La Plata, Argentine.

1950 Chapelle Notre-Damedu-Haut, Ronchamp, France.

1951 Maisons Jaoul, Neuillysur-Seine, France.

1951 Cabanon de Le Corbusier, Roquebrune-Cap-Martin, France.

1953 Couvent Sainte-Mariede-La-Tourette, Eveux, France.

1955 Musée national des beaux-arts de l’Occident, Tokyo, Japon.

1953-1965 Centre de recréation du corps et de l’esprit de Firminy-Vert, Firminy, France.




Tags: Le Corbusier, Unesco, patrimoine, architecture,

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Réaction de Gabriel
le 26.09.2011 à 15:47
Bonjour, Si vous souhaitez en savoir plus à propos de...
 



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