ACTUALITÉ
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

IMMOBILIER

HOME > ACTUALITÉ >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Profils. Philipp M. Hildebrand, thomas J. Jordan et jean-Pierre Danthine

Par Yves Steiner - Mis en ligne le 20.05.2009 à 06:00

Philipp M. Hildebrand, à la BNs depuis 2003.
 
L’homme de réseaux.
Né à Berne en 1963, d’origine lucernoise, le nouvel homme fort de la BNS passe sa prime jeunesse à Zurich, avant de partir aux Etats-Unis avec sa famille et son père, cadre chez IBM. Jusqu’à l’université, il mène de front sport (natation) et formation. Et rate de peu un ticket pour les JO de 1984.
Son cursus entre science politique et économie le conduit, entre autres, aux Hautes Etudes internationales (HEI) de Genève, à l’Université Harvard et à celle d’Oxford pour son doctorat. Durant ce temps, comme étudiant, il travaille régulièrement au World Economic Forum. Des années où il cultive des amitiés, comme avec le professeur genevois et ancien du conseil de la BNS, Alexandre Swoboda. Et surtout, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, formé à Oxford et témoin de mariage de Philipp et Kashya Hildebrand, une experte d’art passée par la finance. Son fils a pour parrain Philipp Hildebrand.

Gotha. Dès 1995, Philipp Hildebrand œuvre pour Moore Capital Management, un puissant hedge fund américain. Depuis 1996, il prend part aux réunions de la Réserve fédérale de Kansas City, un lieu où le gotha des banquiers centraux accourt chaque été.
Retour en Suisse en 2000 chez Vontobel, puis l’UBP, avant d’accéder au directoire de la BNS en 2003. Nommé vice-président en 2007, il figure dans de nombreux réseaux savants (Centre d’études monétaires et bancaires, à Genève), d’élite (Rotary Club Zurich) et internationaux (l’OCDE, Conseil de stabilité financière, Groupe des 30).

Thomas J. Jordan, à la BNs depuis 1997.
 
Le gardien du temple.
Impassible, le futur vice-président de la BNS, Thomas Jordan, donne le sentiment d’être toujours sur ses gardes. A l’écouter, on se dit que, pour ce Biennois né en 1963, la Banque nationale, c’est un peu sa vie. «Au détriment de la famille ces derniers mois», regrette ce père de deux garçons.

Mentor. Fils de juge, il étudie l’économie à l’Université de Berne. Un lieu où il partage sa passion pour la monnaie avec son «mentor» et directeur de thèse, le professeur Ernst Baltensperger, monétariste convaincu, coauteur du premier Livre blanc (1991) et actuel directeur du Studienzentrum de la BNS, à Gerzensee. Sa thèse bouclée en 1993, il part au département d’économie de l’Université Harvard pour trois ans. Sur place, un autre économiste l’inspire, Benjamin Friedman, et il y noue une amitié avec un compatriote, Aymo Brunetti, devenu depuis le chef économiste de la Confédération au Secrétariat d’Etat à l’économie.
En 1997, la BNS l’embauche et il y croise un professeur entendu jadis à l’Université de Saint-Gall, Bruno Gehrig. Un des grands travaux du Biennois, avec un autre cadre la banque – Michel Peytrignet – est la révision de la stratégie de politique monétaire de la BNS, après les errements de celle-ci dans les années 90 qui avaient conduit à une politique ultrarestrictive et des pertes d’emplois par milliers.
Entré au directoire en 2007, il y sera désormais le doyen de la BNS et la représentera à Berne. Côté critiques, les syndicats l’ont traité d’«académicien doctrinaire».

Jean-Pierre Danthine, à la BNS dès 2010.
 
L’universitaire manager.
Né en 1950 à Havelange (Belgique), d’un père médecin et d’une mère politicienne (Parti social-chrétien), Jean-Pierre Danthine étudie chez les jésuites. En 1969, sur conseil de son oncle, l’économiste Jacques Drèze, il choisit l’économie à l’Université de Louvain. Etudiant, le futur directeur de la BNS y milite et lutte, entre autres, pour inviter comme enseignant l’économiste et dirigeant trotskiste, Ernest Mandel.
Dès 1972, avec l’aide de son oncle, il s’envole pour l’Université Carnegie Mellon, à Pittsburgh. Financé par la Fondation Ford, il fait une thèse dirigée par Robert Lucas et Edward Prescott, deux futurs Prix Nobel. Enseignant à Columbia (1976-1980), il arrive à l’Université de Lausanne (Unil) et succède à Ulrich Kohli, l’actuel chef économiste de la BNS.

Entrepreneur. Auteur de dizaines d’articles, Jean-Pierre Danthine a aussi le sens de l’institution. Ancien vice-recteur de l’Unil, il œuvre à la création du Centre de recherche FAME (1996-2005) et du Swiss Financial Institute (dès 2005). Deux instituts d’abord financés par les milieux bancaires et au sein desquels Jean-Pierre Danthine possède des amitiés, comme avec le banquier privé, Patrick Odier.
A l’instar d’Alexandre Swoboda, Jean-Pierre Danthine est membre du comité du Centre d’études monétaires et bancaires, présidé par Philipp Hildebrand. Son cousin, Damien Neven, professeur aux HEI, est aussi chef économiste à la Commission européenne. Enfin, il retrouvera à la BNS l’un de ses ex-doctorants, Michel Peytrignet.






Tags: actuels, BNS, franc suisse, enquête, banque nationale,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.


ACTUALITÉ
 Glenn Close la diabolique débarque avec «Damages»
Pour la diffusion de Damages en février 2008, Canal+ avait sorti le grand jeu: une campagne d’affichage dans les grandes villes...
ACTUALITÉ
 Frédéric Taddeï. «A la télévision, on a remplacé l’intelligence par l’émotion»
Votre talk-show est à l’opposé des autres: pas d’applaudissements, de chroniqueurs, de people…Il n’était pas question de faire une émission avec...
ACTUALITÉ
 La mort du Journal télévisé
Le XXIe siècle, c’est sûr, allait avoir raison de cette grand’messe plus d’époque ordonnée par des prêtres en civil. Ils s’appellent...
ACTUALITÉ
 Bienvenue à «Meadowlands»!
Les saintes séries s’alignent sur Canal+. Après Dexter et l’excellent Michael C. Hall (le gay croque-mort dans Six Feet Under) en...
ACTUALITÉ
Golfe du Mexique: une plateforme explose, du pétrole s'échappe
La plateforme pétrolière (archives) Keystone
Une explosion a ravagé une plateforme pétrolière et gazière appartenant à la compagnie Mariner Energie jeudi dans le golfe du Mexique....


ACTUALITÉ
 Edito. Couchepin parti, et après?
C’est si tentant de tirer sur le ministre, quand le système de santé se déglingue. Sans Pascal Couchepin, ce serait tellement...
ACTUALITÉ
 Sur l’établi du directoire
La politique actuelle de la Banque nationale suisse (BNS) tranche avec celle, destructrice de croissance et d’emplois, qui avait prévalu dans...
ACTUALITÉ
 Mode d’emploi. La banque des banques
Comparé à d’autres pays européens, la Suisse s’est dotée tardivement d’une institution d’émission monétaire. La création de la Banque nationale suisse...
ACTUALITÉ
 Les Maîtres du franc suisse
Les banquiers centraux sont un peu comme des endives: ils prospèrent à l’ombre. C’est encore plus vrai des patrons de la...
ACTUALITÉ
 L’érotisme conquérant du zéro poil
A 17 ans, Melinda est une jeune fille comme toutes les autres. La Fribourgeoise rêve de devenir célèbre, aime la mode...
ACTUALITÉ
 Couchepin au pays de l'or noir
Une petite oasis. Et, autour, du sable à perte de vue. C’est dans ce désert que l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne...
ACTUALITÉ
 Décryptages. La chronique de Geneviève Brunet. Chute de tabous
Attention: chute de tabous! Sur le chantier à venir du 2e pilier ils vont tomber de haut, assommant sur leur passage...
ACTUALITÉ
 Grâce et disgrâce. La chronique de Chantal Tauxe. Une élue face à la maladie
Automne 2007: Ada Marra est élue au Conseil national. Moins de 200 voix la séparent d’un colistier. La socialiste paraît étonnamment...
ACTUALITÉ
 Mix&Remix
ACTUALITÉ
 Ne partons pas fâchés. La chronique d'Isabelle Falconnier
Je n’ai pas de chien, je n’ai pas de chat, je n’ai pas de plantes. J’ai une plante. Je m’en suis...
12