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01 Guisan, un grand stratège?
Guisan a 65 ans le 30 août 1939 quand il est élu par les Chambres fédérales par 204 voix sur 231. Ce militaire professionnel n’est pas un inconnu à Berne. commande le premier corps d’armée. Il a de la bouteille. Du charisme. Il parle allemand et suisse-allemand. Les femmes le trouvent bel homme. Mais il ne passe pas pour un grand stratège. Non, si Guisan est choisi, c’est surtout parce qu’il présente bien dans son uniforme, qu’il convient aux partis bourgeois sous la Coupole fédérale et surtout qu’il «manque de personnalité», son caractère étant «aimable et docile», ironise alors le commandant de corps Ulrich Wille, fils du très contesté général suisse de la Première Guerre mondiale. «Je me tranquillise au sujet du choix du général par le fait que, premièrement, je ne crois pas au déclenchement d’une guerre et que, deuxièmement, le général Guisan ne mettra pas la Confédération en péril.» Une analyse piquante reprise par le colonel Ange-Marie Chauvin, attaché militaire français à Berne: «Guisan est très influençable. Il est soumis aux actions successives et diverses de son entourage et des personnalités qu’il rencontre.»
Une marionnette, le général? L’homme est en tout les cas très à l’écoute - parfois trop - de ses collaborateurs directs, à l’image des lieutenantscolonels Samuel Gonard et Bernard Barbey, respectivement conseiller stratégique et chef de son état-major personnel. Ce Neuchâtelois et ce Vaudois seront ses éminences grises. Usant de certains procédés qui peuvent rappeler la propagande nazie, ils réussiront à créer un personnage dans lequel se projettera – symboliquement – la «résistance individuelle de chaque Suisse», souligne Willi Gautschi.
Barbey et Gonard seront aussi à l’origine du concept de Réduit alpin. Cette stratégie du hérisson impliquait le repli du gros de l’armée dans le secteur alpin après la défaite française en juin 1940 et devait dissuader les Allemands d’envahir la Suisse. Tout en abandonnant le plateau, les femmes, les enfants et les usines aux nazis. Or cette idée ne plaisait pas à Guisan qui se laisse convaincre. «Le génie du général a été ensuite de vendre ce concept à la population», remarquait Jean-François Bergier quelques mois avant sa mort. Et surtout de se l’approprier. Une attitude qui lui mettra à dos une grande partie des officiers supérieurs. Cela dit, le Réduit, même s’il a été fortement critiqué à l’époque par de nombreux officiers supérieurs, arrangeait tout le monde. Il permettait de démobiliser des troupes afin de libérer une main-d’œuvre qui pouvait travailler ensuite pour l’effort de guerre allemand, remarque l’historien Jakob Tanner. Son confrère Hans Ulrich Jost y voit aussi une manière de dire aux nazis que les Suisses cherchaient un arrangement plutôt qu’une confrontation.
Tags: Henri Guisan, Seconde Guerre mondiale, Willi Gautschi,
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| Réaction de anti-guisan le 05.12.2011 à 09:46 | | Voilà un bon article qui critique fortement le général Guisan,... Voilà un bon article qui critique fortement le général Guisan, ce bouffon de Vaudois antisémite. Je ferais mieux un Vaudois tolérant comme ami qu'un Vaudois antisémite. Jamais je ne me laisserais faire par un sale antisémite, car la Suisse est mon foyer, pas une racaille de nationalistes patriarcaux! Il n'y a pas de place pour Le Corbusier et le général Guisan en Suisse, ni même dans "Le Romand du siècle". Non, mais... ça se croit "Romand du siècle" et il laisse mourir dix millions de juifs entre 1939 et 1945! C'est un soutien à l'outrage contre la multiculturalisme en Suisse! Guisan et Le Corbusier? NON MERCI! | |
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| Réaction de sergent le 17.04.2010 à 22:40 | Devant le général Guisan, on s'incline avec respect.
Un point c'est... Devant le général Guisan, on s'incline avec respect.
Un point c'est tout! | | |
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| Réaction de coco le 10.04.2010 à 16:02 | | Ouf! enfin un article critique qui ne fait pas l'apologie... Ouf! enfin un article critique qui ne fait pas l'apologie du général et de son mythe de résistant! Merci!
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| Réaction de Un patriote le 09.04.2010 à 10:41 | Salut les rédacteurs de l'Hebdo,
Je voulais réagir sur le point... Salut les rédacteurs de l'Hebdo,
Je voulais réagir sur le point 04 de l'article sur le général Henri Guisan. Votre article est terriblement accusateur. Je ne remets pas en doute vos informations et suis persuadé qu'elles sont véridiques. Cependant, je tiens à affirmer que la décision du général est plus que justifiée concernant la fermeture des frontières suisses. Il faut comprendre que Henri Guisan avait pour objectif de protéger la Suisse contre une invasion nazi. Il est certain que le meilleur moyen de gagner une bataille c'est de ne pas avoir à combattre. Alors pourquoi donner des arguments aux nazis d'attaquer la Suisse en acceptant des juifs? Pour leur sauver la vie ? Je pense que la décision devait être difficile mais que le général a décidé d'abandonner ces réfugiés dans le but de protéger son pays, sa population. Comme l'on me l'a expliqué: "la Suisse est comme un bateau, il y a un nombre de personne maximal a respecter afin qu'il ne coule". L'ouverture de nos frontières aurait porté préjudice à notre indépendance. Je finirais en affirmant que votre article ma révolté et que c'est la dernière fois que j'achetais votre hebdomadaire. Meilleures Salutations | | |  |
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| Réaction de Jeano le 09.04.2010 à 08:26 | | Il est facile aujourd'hui de faire des commentaires pour ce... Il est facile aujourd'hui de faire des commentaires pour ce qu'il falait faire ou pas faire,pendant la dernière Guerre. Une chose est sûr la Suisse a été a la merci des forces de l'axe, l'exterrieur des frontières, occupé par les forces de Hitler et Moussolini.Le Général Guisan à apprécier la situation à sa juste valeur et à tiré les conclusions nessecaire à la saufgarde de la Suisse. Que les donneur de leçons se posent la vrais question que serrais devenue de la Suisse sans le Gènèral Henri Guisan pendant la Guerre. | |
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| Réaction de Vous êtes insignifiants! le 09.04.2010 à 00:28 | C'est vraiment écoeurant des articles comme ça. Un concentré des... C'est vraiment écoeurant des articles comme ça. Un concentré des poncifs anti suisses des falsificateurs marxistes de l'histoire qui nous emm.... depuis 30 ans. Pas un mot de vrai!
Vous êtes totalement à côté de la plaque, comme d'habitude. En réalité la seule chose réelle que vous puissiez trouver à reprocher à Guisan c'est de ne pas avoir été un petit gauchiste soixante-huitard comme le sont la majorité de la rédaction de L'HEBDO.
Effectivement il ne l'était pas. S'il avait été de ce genre d'ailleurs, il ne serait pas devenu général. C'est vrai que c'était quelqu'un de "réactionnaire" selon les critères des petites têtes comme vous. Il faut bien vous dire, bande de minus, que si vous avez pu vivre après la 2ème guerre mondiale dans un pays libre et prospère, c'est parce que pendant la guerre la Suisse a été dirigée par une bande de réactionnaires anti-communistes fieffés, dont Guisan. Et c'est bien ça qui a permis à la génération MEPRISABLE des soixante-huitards, et des post-soixante-huitards comme vous, de se payer le luxe de leurs petites contestations impubères d'enfants gâtés !
Ca c'est une vérité. C'est une vérité historique. La Suisse a été sauvée grâce à des gens qui, selon les critères de L'HEBDO, étaient effectivement des gens d'extrême droite.
Eh ! bien, la Suisse ne peut qu'en être fière. Le jour viendra, et il est proche, où l'on rendra hommage solennellement à ces élites dirigeantes de droite, conservatrices, anticommunistes, antisocialistes mêmes, et militaristes, qui voyaient Mussolini d'un bon oeil, et qui ont été A LA HAUTEUR devant des dangers historiques incroyables.
La comparaison avec la classe politique actuelle, Blocher excepté, est cruelle. On voit la différence avec une bande d'incapables qui bradent chaque jour l'indépendance et les intérêts de la Suisse tant ils sont ennamourés de l'Europe minable de Bruxelles. Quand on voit la lâcheté dont nos autorités ont fait preuve, devant les chantages de l'affaire des fonds en déshérence, et aujourd'hui devant les pressions internationales de toutes sortes, alors on ne peut qu'être saisi d'admiration sans borne pour le courage et la fermeté de Guisan, de Pilet-Golaz et des élites de l'époque qui ont vraiment bien mérité de la patrie, et de l'histoire, car eux ce n'est pas à Khadaffi qu'il avait affaire, mais à Hitler. Et ils ont bien défendus les intérêts de la suisse et du peuple suisse, eux !
Mais au fond, tout ce que vous pouvez bien dire dans votre torchon, toute cette haine anti-suisse, n'a aucune importance. Car en réalité vous avez perdu ce combat idéologique qui avait pour but de salir la Suisse.
Le jugement de l'histoire qui importe n'est pas celui de Georg Kreis, ni du rapport Bergier. Le seul jugement qui compte c'est celui de l'opinion publique suisse. Et là, pauvres petits historiens gauchistes minables, vous avez perdu sur toute la ligne. Vous êtes vaincus, écrasés, ridiculisés. Ca doit même être désespérant pour vous tous, quand on pense à tout le travail de bénédictin que vous avez déployé depuis 30 ans pour essayer de faire passer votre vision idéologique de l'histoire. Tout ça ça a été en vain. En pure perte, du temps perdu.
Le peuple reste en bloc derrière la figure de Guisan. Guisan est encore vénéré comme au moment de la mob, comme au moment de sa mort. Guisan règne sur la postérité comme il a régné de son vivant sur le coeur de toutes les Suissesses et de tous les Suisses. Ha! Ha! Ca c'est bien fait pour vous, bandes de f..iers.
Toute votre belle Vergangenheits-bewältigung c'est raté. Complètement loupé, des pets dans l'eau. La Suisse a été pilotée pendant la guerre par des élites d'extrême droite. C'est vrai. Ce sont ces élites qui ont gagné la guerre, en Suisse, à leur manière. Et elles ont fait mieux: elles ont même réussi à gagner CONTRE VOUS la guerre morale, intellectuelle, idéologique à titre posthume, un demi siècle plus tard, sans pour cela avoir beosin de bouger le petit doigt. C'est fort quand même pour tous ces vieux réactionnaires qui reposent aujourd'hui six pieds sous terre!
Vous dites que le "mythe" Guisan se "lézarde". Faux! faux! archifaux! Et vous le savez bien. D'abord ce n'est pas un mythe, comme pour Guillaume Tell (lequel ne se lézarde pas non plus d'ailleurs). Guisan était bien réel, des millions de gens l'ont vu, l'ont touché, en chair et en os. Et l'ont aimé. Et l'aiment encore même si cela vous fait enrager. Mais surtout le prestige de Guisan est INTACT. Je dirais même qu'il est plus fort que jamais chez les jeunes dont vous devez savoir qu'elle sont, par principe, à l'opposé de vos opinions anti suisses de gauche.
Ca me fait bien rire. Vos sophismes fielleux m'irritent, bien sur. Mais bon, c'est L'HEBDO, il ne faut pas s'attendre à mieux de la part de ce torchon. Ce qui me fait excessivement plaisir en revanche, c'est de constater cette vogue, cette popularité intacte pour un hommne, un général, cavalier, moustachu, réactionnaire, qui incarne la patrie, l'ordre, l'autorité et c'est lui qui encore aujourd'hui 50 ans après sa mort est adulé du peuple malgré votre rage impuissante de cracheurs dans la soupe.
Il n'y a pas la moindre lézarde. C'est du chiqué ça, du pseudo, du bidon. Le général n'a pas pris une ride. Il sourit au dessus de la mêlée et l'ovation de la multitude le salue, comme au jour de la remise des étendards, alors que chacun exultait que la Suisse, grâce à lui, soit intacte, et comme le jour de sa mort, où, en effet, son enterrement, dans la démocratique et républicaine suisse, a été l'enterrement d'un roi. D'un vrai roi.
Alors vos petits crachats, vraiment, sont insignifiants. A L'HEBDO, vous fabriquez une pseudo réalité de propagande antisuisse. Mais ce n'est pas la réalité. La réalité c'est que Guisan est toujours vivant, dans tous les coeurs, sauf les vôtres, mais ça, ça ne compte pas. | | |  |
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| Réaction de Scipion le 08.04.2010 à 09:50 | | "«Je marche selon ma conscience. L’histoire me jugera», disait Guisan."... "«Je marche selon ma conscience. L’histoire me jugera», disait Guisan." Vous faites partie, mon général, de ceux qui ont fait ce qu'il fallait, pour éviter les horreurs de la guerre à 4,2 millions de Suisses. Nous ne vous en remercierons jamais assez. N'en déplaise aux "journalistes rétroactifs", parés du titre d'historien, qui réécrivent - c'est tellement facile ! - l'actualité des années 33-45 à la lumière de l'écrasement du Reich. | |
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