Quand Mogwai ronronne
Maîtrisé mais sans surprise, le sixième album du groupe écossais a des airs de croisière pépère.
On ne change pas une formule qui marche. La maxime s’impose à l’écoute de The Hawk Is Howling, nouvel album des Ecossais Mogwai. Deux ans après un Mr.. Beast mitigé, le groupe de Glasgow remet le couvert pour un disque en pilotage automatique. Introduction épique portée par un piano cinétique (I’m Jim Morrison, I’m Dead), déluge de décibels lourd et sonique (Batcat), ostinato gentiment atmosphérique (Danphe And The Brain), la triplette d’ouverture dessine un panorama aux airs de déjà-vu.
Orfèvres ou fonctionnaires. La suite ne rompt jamais cette cadence ronronnante. Les instrumentaux de Mogwai sont lents et aériens, s’emballent parfois le temps d’une traversée de turbulences plutôt que d’une explosion en plein vol. Le tout est maîtrisé – à l’exception du poussif The Sun Smells Too Loud – mais peine à créer l’émotion ou la vibration. Les cinq Ecossais confondent orfèvrerie et fonctionnariat au moment de faire rugir leurs six-cordes. Dommage.
A ce retour sans grâce, on préférera la récente réédition de Young Team, premier album au poids de manifeste. Quant aux dix morceaux de The Hawk Is Howling, on attendra de les découvrir sur scène pour les juger définitivement. Pris dans le magma sonique, ils pourraient surprendre enfin.
| À VOIR |
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Fribourg. Fri-Son.
Lu 17 novembre, 20 h.
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Tags: Musique, album, Mogwai,
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