QUELLE POLITIQUE AMÉRICAINE?
Mis en ligne le 13.11.2008 à 00:00
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L'Hebdo;
2008-11-13 Proche-Orient QUELLE POLITIQUE AMÉRICAINE?
PARPAULINE GARAUDEETMEHDI ATMANI
LES FAITS
Quelle sera la politique de Barack Obama au Proche-Orient? La région s'interroge. Vu d'Israël, le nouveau président américain devra attendre le résultat des élections anticipées du 10 février, puis la formation d'un gouvernement. Nul ne peut dire encore qui de Tzipi Livni, la dirigeante de Kadima, ou de Benjamin Netanyahou, le chef du Likoud, l'emportera. Vu de Palestine, l'incertitude demeure également. Le mandat du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, prend fin en théorie le 9 janvier, quatre jours après l'investiture d'Obama. Ce dernier se montrera-t-il plus ferme face à Tel-Aviv? Plus compréhensif envers les Palestiniens? Pour l'heure, l'administration Bush tente de sauver la face. Sa secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, a entrepris le week-end passé de faire avancer le processus de paix une ultime fois, avant le sommet du Caire du 9 novembre.
les commentaires
Le quotidien israélien Haaretz estime que l'élection d'Obama «aura une influence prépondérante sur les élections anticipées en Israël». Tzipi Livni et Benjamin Netanyahou «tenteront de profiter de la révolution électorale américaine pour briguer le poste de premier ministre». La dirigeante de Kadima souligne «sa vision partagée avec Obama sur le processus de paix, tandis que Netanyahou rappelle ses liens forts avec l'Amérique». Le Jerusalem Post, quant à lui, se montre plus sceptique sur la «réconciliation nationale» promise au Caire entre le Fatah et le Hamas. Ce dernier menace de boycotter la conférence si des sympathisants du Fatah s'obstinent à marquer le quatrième anniversaire de la mort de Yasser Arafat, le 11 novembre. Dès lors, l'Egypte pourrait ajourner les discussions. Quant au Washington Post, il souligne que, malgré les attentes, la politique étrangère d'Obama divergera bien peu de celle de Bush.
À SUIVRE
Barack Obama s'est dit prêt à entamer des discussions avec l'Iran et la Syrie. Ce qui ne rassure pas Tel-Aviv. Mais les choses peuvent vite changer. Rappelons-nous que George W. Bush, à l'aube de son premier mandat, parlait de désengager les Etats-Unis au Proche-Orient. A ce stade, Israéliens et Palestiniens tentent de séduire Obama, enclin à une politique consensuelle dans la région. Mais celle-ci peut-elle être vraiment efficace?
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