LES FAITS
Le Mouvement citoyen genevois a raflé 17 sièges à Genève lors des élections au Grand Conseil, devenant le deuxième parti du canton, derrière les libéraux. Tous les autres partis ont perdu des voix, sauf les Verts, qui passent devant les socialistes, une première en Suisse. L’extrême gauche a raté le quorum pour entrer au Parlement.
LES COMMENTAIRES
Si les Genevois se sont «amourachés du MCG», c’est que les partis traditionnels «ne répondent plus aux questions et inquiétudes de la population», juge la Tribune de Genève. Le PS reste «atone, sans solution ni proposition», alors que, à droite, «la politique se pratique en technocrate». Résultat, «la voie était libre pour Eric Stauffer, illusionniste qui sait prendre le pouls de la rue». Pour Le Temps, «le MCG doit sa fortune à un seul phénomène: l’essor spectaculaire de la métropole genevoise et la libre circulation des personnes». Ce nouvel espace a en effet souffert d’un «manque de structuration», en matière de logements, de transports et de gouvernance, qui a rendu l’afflux de frontaliers insupportable pour les Genevois, poursuit le quotidien, qui évoque une «crise de croissance». Le Courrier fustige, lui, «le vieux crocodile Christian Grobet et sa camarilla d’aigris», responsables du «naufrage» de la gauche radicale sur le plan arithmétique mais aussi politique, puisqu’ils ont «contribué à légitimer le MCG» avec son discours antifrontaliers.
À SUIVRE
L’élection au Conseil d’Etat a lieu le 15 novembre. Le MCG présente deux candidats, le président du parti, Eric Stauffer, et l’avocat, Mauro Poggia. Mais ils ont peu de chances d’être élus, face aux quatre candidats présentés par chaque bloc, l’Entente, à droite, et le PS et les Verts, à gauche.
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