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Rébellion contre Marcel Ospel
TENSION. A quelques jours d’une assemblée générale d’UBS qui promet d’être turbulente, l’étude d’opinion de «L’Hebdo» démontre la colère montante de la population envers la décharge qui pourrait être accordée aux anciens dirigeants.
Bien sûr, objectera-t-on, UBS est une entreprise privée. Elle ne doit des comptes, c’est le cas de le dire, qu’à ses actionnaires. Et ce sont ces derniers, eux seuls, qui pourront voter lors de l’assemblée générale prévue le 14 octobre prochain dans la bonne ville de Bâle.
Il demeure cependant rarissime, voire unique, de voir en Suisse une telle levée de boucliers contre une entreprise. Résonne dans le sondage de L’Hebdo l’écho mat d’une claque authentique: le résultat traduit la colère simple de l’homme de la rue. Cela tournant autour du point 3 de l’ordre du jour de l’assemblée générale d’UBS, qui fait tache au milieu d’un menu aux allures si ritualisées. Le point 3? Il propose (lire l'article "Le blanchiment d'Ospel et de Kurer pourrait échouer", paru dans L’Hebdo du 25 mars dernier) de donner la décharge aux anciens dirigeants de la banque, en tête desquels Marcel Ospel et Peter Kurer. Cela concernant les années noires 2007, 2008 et 2009.
La décharge signifie le blancseing: il ne sera pratiquement plus possible, sauf nouvel élément extraordinaire, de poursuivre en justice les ex-patrons de la banque pour l’avoir conduite au bord de l’effondrement, menaçant actionnaires, déposants et une partie de l’économie du pays. Pour des raisons pratiques et évidemment financières, il n’y a guère que la banque elle-même qui puisse mener au tribunal civil ses rois tout-puissants de l’époque. Si elle renonce…
Tags: Marcel Ospel, UBS, assemblée générale,
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