Année après année, l’or continue de fasciner. Au point qu’en 2009, avec une hausse de plus de 60%, le prix de l’once a affiché une performance à la hausse apte à renvoyer aux vestiaires la meilleure des valeurs technologiques du Nasdaq. Comment expliquer ce succès? La crise, bien sûr, et le statut de valeur refuge du métal à un moment où les banques centrales font chauffer la planche à billets. Mais ce qui a mené l’once au sommet (1150 dollars), c’est avant tout la spéculation des marchés. Car, paradoxe, la demande physique en métal a diminué d’un tiers au troisième trimestre 2009 par rapport à 2008. Que penser alors des déclarations qui font miroiter une once à 2000 dollars dans dix ans? Rien, sinon qu’il faut les entendre avec prudence. Car la fièvre de l’or finit toujours par retomber.
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