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Par David Spring - Mis en ligne le 18.11.2009 à 14:10 |
Depuis le 11 septembre, l’Université de Bâle est agitée. Regroupés sous le nom de Unsere Uni (Notre uni), des dizaines d’étudiants occupent une aula. Ils critiquent la trop grande présence de représentants du privé dans le conseil de l’université, et demandent une meilleure représentation de leurs intérêts au sein des instances dirigeantes de l’alma mater. Mais leur colère, qui se place dans le cadre d’une semaine internationale d’actions estudiantines, cible également la réforme du système universitaire européen, dite «de Bologne». Dans son édition du 3 mai 2007, L’Hebdo avait déjà tiré un vaste bilan critique de cette refondation du paysage académique. A l’époque, étudiants et professeurs fustigeaient la scolarisation croissante des études, dont les listes de présence constituaient un signe visible. Ces dernières n’ont pas disparu, puisque leur suppression figure aujourd’hui parmi les revendications bâloises. Au-delà, c’est toute la question de l’égalité des chances qui se pose. Cursus moins souples, cours obligatoires, contrôles des absences: autant d’obstacles pour les personnes qui doivent travailler pour financer leur formation. Unsere Uni demande par ailleurs la suppression des écolages et du numerus clausus, afin d’ouvrir davantage les portes des hautes écoles. Le 16 novembre, le rectorat de l’Université de Bâle a exigé la fin de l’occupation des locaux. Le 17, des centaines d’étudiants manifestaient à Genève, Berne et Zurich. |









