LES FAITS
«Un pacte social national.» C’est l’appel lancé par Georges Papandréou pour assurer le succès de son plan de sortie de crise. Le premier ministre grec a annoncé une série de mesures drastiques: réduction de 10% des dépenses de fonctionnement de l’Etat, des dépenses de santé, suppression de bonus des dirigeants du secteur bancaire public, gel des salaires supérieurs à 2000 euros dans l’administration, coup de frein aux embauches, etc. L’objectif est de faire fondre le déficit public de 12,7% à moins de 3% du PIB en 2013 et de diminuer, dès 2012, une dette de 300 milliards d’euros qui représente 113% du PIB.
LES COMMENTAIRES
«Il n’est pas question que les travailleurs soient les seuls à payer le prix de la crise», lance la Confédération syndicale de Grèce GSEE qui rassemble 600 000 adhérents. «Les employés et retraités du secteur public ne doivent pas devenir des Iphigénies sacrifiées aux dieux du marché», prévient le président du Syndicat de la fonction publique Adedy. L’appel à l’unité nationale passe plutôt mal. Pourtant, les responsables de l’UE ont clairement indiqué que la Grèce devait régler elle-même ses problèmes économiques. Il n’empêche que, selon le quotidien slovaque Sme, le départ massif des investisseurs de Grèce pourrait s’étendre facilement à l’Europe centrale et orientale, région très affaiblie économiquement.
À SUIVRE
Si la Grèce s’effondrait économiquement, la crédibilité des dettes publiques émises en euros serait atteinte, avec comme conséquence une hausse des taux d’intérêt dans l’ensemble des Etats de la zone euro. Impensable dans le climat conjoncturel actuel! Athènes ayant donné des gages de bonne volonté, Bruxelles pourrait se montrer plus généreuse.
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