Remous à La Poste: Claude Béglé défend sa stratégie internationale
Par ats - Mis en ligne le 12.01.2010 à 03:14
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| Le président de La Poste défend sa stratégie, internationale notamment, dans un entretien publié par la "Neue Zürcher Zeitung". Précisant qu'il n'a jamais songé à démissionner, Claude Béglé souligne qu'il "assume" son côté de patron hors-norme.
Le dirigeant de La Poste concède que les critiques à son égard ont entravé son travail. Mais il affirme que le conseil d'administration est "absolument" en mesure d'agir. "Deux administrateurs sont partis volontairement mais sept sont encore là. Le conseil fonctionne".
L'entretien est publié au lendemain des déclarations par lesquelles son ministre de tutelle, Moritz Leuenberger, a clairement pris sa défense.
Quant au service universel: "c'est notre priorité, nous ne voulons pas y renoncer pour nous concentrer seulement sur des services rentables", a souligné M. Béglé, précisant encore: "notre objectif n'est pas un maximum de bénéfices, mais le service universel".
Cependant, La Poste a besoin d'autres sources de croissance, et c'est un point important de la stratégie, a déclaré son président. Il se dit convaincu qu'il est possible de compenser le recul des affaires au plan national par de fortes recettes à l'international.
Mais il a relevé que, dans sa stratégie à l'étranger, La Poste n'entend pas prendre de "gros risques". M. Béglé a souligné que c'est en ce sens qu'il faut comprendre la comparaison avec Nestlé qui a suscité la polémique. Elle devait indiquer que l'expansion à l'étranger ne doit être que progressive. "Une entreprise qui réussit à l'étranger est aussi utile à l'économie nationale", a relevé M. Béglé, interrogé au "19:30" de la Télévision suisse romande.
S'agissant des attaques dirigées contre lui par la presse, le président de La Poste a jugé qu'elles sont liées à "un changement culturel", dans "une entreprise où d'habitude tout est très feutré". Interrogé sur son côté hors norme dans le paysage des patrons suisses, le Vaudois a répondu à la TSR: "Je l'assume".
Et d'ajouter qu'au sein de La Poste, "il y a une vieille garde qui s'est opposée à ma présidence et qui voulait maintenir une certaine forme de statu quo".
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