Lancer un plan de relance monétaire et budgétaire revient à mettre le starter pour faciliter le démarrage d’un moteur par grand froid. L’augmentation rapide de la quantité d’essence donne un coup de fouet à la mécanique. Et on espère ne pas caler quelques minutes plus tard... L’économie mondiale en est juste à ce moment critique où les masses d’argent déversées dans de nombreux pays ont réussi à faire redémarrer certains moteurs. Le chômage augmente moins vite, la production repart et l’humeur des patrons et consommateurs est moins noire. Reste à savoir si les moteurs vont continuer à ronronner sans de nouveaux apports dopants. Au Japon, on ne craint pas de noyer la mécanique: le gouvernement propose un nouveau plan de relance de 14 400 milliards de yens, soit près de 300 milliards de francs. D’ici peu, la dette publique de l’archipel devrait ainsi dépasser les 200% du PIB. Le prix à payer pour tenter de réorienter vers la demande intérieure une économie trop dépendante d’exportations en forte chute. Aux Etats-Unis, l’heureuse surprise de la baisse du chômage à 10% a dopé l’espoir. Ben Bernanke, le président de la Fed, vient toutefois de le doucher un peu en estimant que la reprise est encore «assez» loin d’être «autonome». Un euphémisme pour un pays dont la croissance, avant cette crise, dépendait fortement d’une demande intérieure désormais affaiblie.
ET ON ESPÈRE NE PAS CALER QUELQUES MINUTES PLUS TARD...
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