LES FAITSLa récession américaine s’est achevée en juin, et ce pour laisser la place à une croissance de 3,5% sur les trois mois suivants. La consommation, elle aussi, a progressé dans un pourcentage du même ordre. Reste un gros hic: l’emploi. Malgré un ralentissement du nombre de nouveaux chômeurs au début de novembre (502 000, contre 510 000 prévus), le taux des sans-emploi s’est fixé à 10,2%. Du jamais vu depuis avril 1983. Des voix parmi les économistes estiment que ce chiffre devrait même frôler les 10,5% l’an prochain. D’une durée de six mois, les allocations de chômage ont été prolongées de trois mois par le président Obama. Insuffisant pour soutenir la consommation - et donc la reprise - a estimé sa propre administration. LES COMMENTAIRESDans le Wall Street Journal, l’économiste Alan Blinder, écrit que «les Américains ont trois choses en tête désormais: jobs, jobs et jobs». Et deux options: soit réduire les impôts et embaucher dans le public, soit un énième plan de relance. La première n’est pas la panacée. Quant à la seconde, elle est impensable pour cause de budget fédéral en lambeaux. Son collègue, Paul Krugman, ne croit pas aux rabais fiscaux et penche vers la piste européenne: «En soutenant l’emploi et en encourageant le temps partiel dans les secteurs en expansion», écrit le Prix Nobel d’économie dans sa colonne du New York Times. De ce côté-ci de l’Atlantique, la presse européenne à l’instar de L’Express s’interroge: «L’Amérique découvrirait- elle à son tour ce chômage incompressible, structurel, qui touche l’Europe depuis des décennies?» Peut-être, si l’on scrute les statistiques sur le moyen terme, écrit The Economist. Et l’hebdomadaire britannique de se demander si, au fond, «l’Europe n’a pas la réponse», du moins en partie. Car, en effet, la hausse du taux de chômage en Europe est plus lente qu’outre-Atlantique. Résultat, «à 9,7%, le taux de sans-emploi de la zone euro est élevé, mais sensiblement plus bas qu’aux Etats-Unis». À SUIVREIl y a peu, disait-on, les marchés du travail en Europe étaient sclérosés, alors qu’aux Etats-Unis, la flexibilité de ce même marché conduisait à l’optimum. Barack Obama y croit-il toujours? Réponse au Forum de l’emploi organisé par ce dernier en décembre prochain. |









