Passé de 500 000 à 20 millions d’utilisateurs en une année, Pinterest se profile comme un concurrent de plus en plus sérieux pour son grand voisin de Palo Alto, Facebook. Le concept est particulièrement sobre: les utilisateurs peuvent épingler («pin») les photos et les vidéos de choses qu’ils aiment. Les femmes plébiscitent ce réseau à l’esthétique soignée et composent plus de 80% des membres. Les 16 employés de Pinterest ont développé un modèle économique proche de l’e-boutique en incluant dans les galeries d’images des liens vers des sites de commerçants en ligne. Mais pour le spécialiste suisse des réseaux sociaux Frédéric Sidler, le rachat est toujours possible: «A l’instar d’Instagram, le buzz généré autour de Pinterest par ses investisseurs nourrit vraisemblablement l’espoir d’être racheté un jour par un géant tel que Facebook ou Google.» La multiplication actuelle des réseaux sociaux conduirait ainsi paradoxalement à une concentration de l’offre.
Alors que certains adeptes de Facebook se livrent volontiers à une véritable course aux amis, Path propose le raisonnement inverse et mise sur «la qualité plutôt que la quantité». Lancée en novembre 2010 en Californie par le fondateur de Napster, cette plateforme restreint volontairement les relations de ses utilisateurs à 150 personnes. L’idée vient des travaux de l’anthropologue britannique Robin Dunbar, qui avait estimé la limite du nombre de relations stables que le cerveau humain peut gérer. La formule a fait mouche: le réseau, qui vient de lever 30 millions de dollars, a doublé son nombre d’adeptes en quelques mois, passant de 1 à 2 millions de membres depuis décembre. Disponible sur smartphone, Path facilite le partage de photos et d’informations protégées entre amis intimes et surfe sur la vague des réseaux «discrets». Parmi ceuxci: Pair (qui relie deux utilisateurs uniquement), le réseau privé des familles FamilyLeaf ou encore celui des jeunes parents KidFolio.
Etre millionnaire ou disposer d’un revenu annuel de 200 000 dollars: c’est la condition pour pouvoir rejoindre Affluence, un site de réseautage destiné aux «individus talentueux». L’aîné de ces réseaux des happy few, A Small World, tente depuis 2004 de regrouper les personnalités les plus influentes du monde sur invitation seulement et devrait lancer en juin 2012 un nouveau site attendu par la communauté des puissants. A l’opposé de Facebook et de son milliard d’usagers, ces sites se destinent à la minorité (qui a dit 1%?) qui domine le monde. Certaines plateformes proposent des services d’hyperluxe (réservation de yachts, de restaurants étoilés, etc.), d’autres se rapprochent de clubs d’investisseurs, comme le réseau Pi qui doit d’ailleurs se plier aux contrôles de l’autorité de régulation financière britannique.
Avant d’aller consulter leur médecin, les patients s’informent sur l’internet. Après, ils racontent leur expérience en ligne. Des plateformes telles que PatientsLikeme (Etats-Unis) ou Carenity (France) les encouragent à parler des effets secondaires subis, à exposer leurs astuces développées pour gérer leur maladie chronique et à s’informer sur de nouveaux traitements expérimentaux en cours d’évaluation. Les associations de malades existaient depuis longtemps, mais leurs versions numériques opèrent bien plus vite, permettent de systématiser la récolte des données et, au final, donnent au patient une voix de plus en plus écoutée dans le monde médical. Ces initiatives incarnent une évolution irrésistible du monde des réseaux sociaux: la spécialisation thématique. «Facebook rassemble énormément de monde, mais apporte finalement davantage aux firmes qui l’utilisent comme support publicitaire qu’aux utilisateurs, commente Frédéric Sidler. Les plateformes centrées sur des intérêts spécifiques – qu’il s’agisse de santé, de loisirs ou de travail – offrent bien davantage de potentiel pour l’usager. C’est dans ce domaine que je m’attends à voir l’essor le plus important.» LARGEUR.COM
Fermer un compte Facebook peut paraître simple. Mais si l’on veut définitivement quitter le réseau social, cliquer sur le bouton «supprimer mon compte» ne constitue que l’ultime étape. Mode d’emploi d’une disparition réussie.
DÉSACTIVER Pour les indécis qui ont peur de regretter leur geste, cette fonction suspend l’activité de votre compte. Temporairement. Un très bon test de résistance à l’addiction.
RÉCUPÉRER Avant de partir, n’oubliez pas de reprendre toutes vos données. Dans les paramètres généraux, un clic sur «Télécharger une copie de vos données sur Facebook» permet de récupérer l’essentiel, mais malheureusement pas la totalité de vos contenus.
DÉTACHER Les applications et les comptes liés gardent une trace de votre passage sur le réseau social. Pour une disparition définitive, prière de se désinscrire de tous es comptes qui utilisent les identifiants Facebook lors de la connexion et de supprimer les applications.
EFFACER II est très important de retirer toutes les photos et les vidéos partagées avec vos amis. Une étape fastidieuse, qui permet cependant de mettre fin aux droits de propriété du site sur vos fichiers.
PATIENTER Au terme de ce parcours compliqué, vous pouvez enfin vous débarrasser du cadavre de votre compte, en cherchant «Comment supprimer définitivement mon compte?» dans le menu Aide. Il faudra alors éviter tout contact avec Facebook durant 14 jours, sous peine de voir votre compte se réactiver… et de devoir tout recommencer.
|